‹ Marie Stuart, son procès et son exécution, d'après le journal inédit de Bourgoing, son médecin; la correspondance d'Amyas Paulet, son geôlier, et autres documents nouveauxChapitre 170 sur 226 · CHAPITRE DIX-HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIEME

baitée, vous et plusieurs autres recevrez une expérience qui servira et éclaircira beaucoup de choses dont Dieu pourra être glorifié. Je le supplie que le tout advienne à son honneur et votre édification et persévération ^ avec celle de toute cette Ile, pour le salut desquels je n'épargnerai jamais ma vie , ni refuserai-je de Tabandonner, voire quand je serais en meilleur

état

a De ma prison de Fotheringay, le 12* janvier 1586 (v« s.)« Votre sœur et cousine prisonnière,

a Marie ' . »

^ Journal inédit de Bourgoing. Ck)inme le lecteui* vient de le voir, l'existence de cette lettre est constatée par la correspondance d*Amyas Paulet, et son authenticité par toutes les circonstances environnantes. La commanication d'un tel docoment à Tauteur du Journal, qui en parie avec les plus grands détails, prouverait à elle seule jusqu'à Tévidence que la Relation de Bourgoing fut ébrite sous les yeux mêmes de la reine et d'après ses ordres. Marie avait à cœur de transmettre à la postérité un tel ténioignnge de Textrême cruauté de ses ennemis.

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