CHAPITRE NEUVIÈME
aurait pris son déjeuner », qui se composait, dit Bour* going, d'un peu de vin, car elle « se sentait faible et mal disposée » . *
Par ce consentement , elle donnait une apparence juridique à la procédure et levait les difficultés que les commissaires n'auraient pu surmonter si elle eût persisté à se renfermer dans son inviolabilité royale ' .
^ Hcmb's Hislory of En^land, « Après une nuit de réflexion et d'agitation, dit M. Jules Gauthier, Marie abandonna sa première détermination, la seule qui pût déjouer puet-être le plan de ses ennemis : elle consentit à comparaître devant le tribunal d*Élisabetb, à condition, toutefois, que sa protestation contre Tincompétence de la cour serait maintenue au procès-verbal. C*était, comme à York, une faute irréparable. Gomment sans avocat, sans papiers, sans téo&oins, sans renseignements préalables sur ce qu*on allait alléguer contre elle, pouvait-elle espérer prouver son innocence contre une phalange de légistes, contre des juges résolus d'avance à ta condamner, les uns par haine, les autres par crainte de leur terrible maîtresse? « Histoire de Marie Stuart, t. II, p. 431 et 43S.