SCENE IV
MARIE , MELVIL, ANNA , BURLEIGH , LEICESTER, domestiques e.t femmes de
MARIE
( Burleigh et Leicester s'étaient arrêtés un moment au fond du théâtre. Leicester reste dans V éloignement , sans lever les yeux , et Burleigh s'avance vers la reine. )
BURLEIGH
Devant vous conduit par mon devoir , Je viens, lady Stuart , de vos ordres ni instruire ;
La reine désormais m’ordonne d’y souscrire.
MARIE
Je reconnais ce soin.
BURLEIGH
La reine a commandé
Qu’en vos justes désirs, tout vous soit accordé.
MARIE
J’ai déposé mes vœux dans un écrit fidèle.
Quant à moi , comme ici ma dépouille mortelle Dans le sol du seigneur ne doit pas reposer,
Sans doute , après ma mort, on ne peut refuser Que Melvil , remplissant ma plus chère espérance , Aille porter nion cœur, auprès des miens, en France j Aimable et doux pays qui vit mes heureux jours! Hélas ! ce triste cœur y demeura toujours.
B DHL El GH.
N’ordonnez-vous plus rien de notre ministère ?
Saluez, en mon nom , la reine d’Angleterre ;
Dites-lui mes adieux. , et que du fond du cœur,
En allant à la mort, je pardonne à ma sœur.
Paulet , je vois des pleurs mouiller votre visage ;
Oui , j’ai de mon malheur frappé votre vieil âge {
Mais du moins , Mortimer a pu se dérober Aux fers où, malgré moi, je l’avais fait tomber.
En quelque lieu qu’il soit , qu’il conserve sa vie. Peut-être ils songe encore à la triste Marie; > Peut-être il forme encor de généreux projets ;
Que dieu les récompense! ils sont vains désormais.