IV PRÉFACE
Peut-être un autre triomphe est-il réservé à la victime d'Elisabeth, et ce triomphe nous l'appelons de tous nos vœux. L'Ecosse et l'Angleterre demandent avec instance l'introduction de la cause de béatification. Des documents sont recueillis en grand nombre par le zèle d'une ardente piété. Marie a combattu pour la foi catholique, elle s'y est montrée fidèlement attachée depuis le berceau jusqu'à la tombe, elle a été persécutée en haine de cette foi, et peut-être Elisabeth et ses ministres ne l'ont-ils frappée que p®ur ce motif.
C'est ce qu'il n'appartient qu'à un tribunal de décider, et ce tribunal ne se trompe pas. Si les admirateurs de Marie Stuart en appellent à lui et lui soumettent sa cause, ils adhèrent d'avance, du fond de leur âme, à la sentence qui sera rendue. Mais lors même que, dans sa sagesse, l'Église ne jugerait pas à propos d'autoriser un culte public, l'attention qu'elle donnera à cette cause aura certainement pour effet de placer encore plus haut qu'elle ne l'est déjà dans l'estime des hommes, la gloire de Marie Stuart, martyre d'Elisabeth, reine d'Angleterre.
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