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qu un Dieu même est descendu au milieu des liomu!es pour consacrer pai' sa prédication et sa mort, l'excellence du christianisme.
— IMicbel Servet ne croyait pas à la divinité de Jésiis-Chiist , dit Walter, de sa voix calme et profonde.
— Et tu penses comme lui! Tu n'as donc rien de la foi du Christ!... Toute langue serait impuissante à exprimer la douleur que renfermait cette interrogation. Oh! implore à genoux le bienfait de la grâce! L'auteur inconnu de Vlmitaticn a dit à propos de ce don admirable : a Que suis-je sans elle? un bois « sec, un rameau stérile qui n'est bon qu'à « jeter. » Et il a dit vrai. L'homme, abandonné à ses seuls intéièts, ne vit que de mensonges et de corruptions.
— La grâce, répéta Walter avec une expression particuMère.
— lu l.i tlt'dai^nt's, pt-ul ("lie '
— Myloid, (lit le leimc liomint', le callnilicisinc si roilciiiciil alla(|U(' de nos jouis, ou tant d'erreurs oui élé splcndidcineiil (CJh^a ciées, ou la lornie nialcriclle du syinlx^lr a suuNcul NubsliUu- SOI) sens i^uossier au sens spiiiluel, le ealliolicisme a mieux s( iih , mieux compris riiommc et sadeslinalioii (juc les nouveaux apolres. L'archevêque leva la tète, et son visajjje devinl inciédule et railleur — Altendez, mylord , je n'aurai pas besoin, p(nn- jusliLiei- mon opinion, de le- ( ourir à des choses [)eu connues. Vux lemps de la jeunesse du monde, Ihounue ejjouvante'' de la lu lie (pie se livraient ses deux nalui'es, s'était cru sous le jout; d'une ifuplaeahle et mvsléiitMise [)uissanee , lalalalilc De là pour (♦rlaines anu s des anj^oiN^es el îles malédielions; pour daulies, la soinui>sion
tranquille ou l'acceptation insouciante et moqueuse; pour d'autres encore, le débordement des passions les plus cyniques. Quelques sages isolés protestèrent contre cette foi monstrueuse. Le catholicisme formé de tons les débris de religions , grand entre toutes , par la suprématie qu'il reconnaissait à l'être intérieur sur l'être charnel, le catholicisme proclama un jour la liberté de l'homme, après l'avoir longtemps méconnu lui-même, et l'avoir persécuté dans Origène et dans Pelagius; c'était beau, c'était juste. Mais vous, réformateurs, vous avez remis l'homme sous la loi avilissante. J'avais la conscience d'une certaine valeur, je croyais être quelque chose par moi-même, et voilà que vous me dites impitoyablement que je ne suis rien , que ma volonté n'est qu'un leurre, qu'une satisfaction dérisoire, proposée à mon or-
L;iU'il, (jiic \v ne ('ois nilin me ^'loiifiei dans aucune de mes (i-uvres, cai- je n'ai le njcrile d'aucnne. Fn ravissanl à I lionnne sa libnlé, vous l'assujettissez à tous ses penchants, vous le placez plus bas (pie la hiule: elle, au moins, n'a (ju une loi a suivie, celle d insliucls rpii ne lie conliarienl (xas. PouKpuM l'homme essaierait il le combat? L'esprit saint n'est-il pas là pour l'inspiier? Est-ce à lui de taire usage d'une volonté inutile, si même elle nVst pas coupable? Otez la liberté à l'homme, vous lui ôtez la responsabilité de ses actes, nous lui ùlez sa morale.
— Mon lils, dit (>iammer, veux-tu donc isoleila créature du ciéateur? \ eu\-lu lui ôter la douceur des connnunicatious intimes et la foice (|u'elle y trouve? ^'as-lu jamais senti au-dedans de toi les déladlances de la nature humaine' la eonsi ienc r de ton uulcpen-