ACTE IV
La tient dans sa double serre ; Elle est morte pour la terre, Elle est morte pour le ciel I
La procession s'approche, Claude aborde la Esmeralda. LÀ ESMERALDA, glacée de terreur.
C'est le prêtre!
CLAUDE FROLLO, bas.
Oui, c'est moi; je t'aime et je t'implore. Dis un seul mot, je puis encore.
Je puis encore te sauver.
Dis-moi : Je t'aime.
Je t'abhorre I
Va-t'en!
Alors meurs donci j'irai te retrouver.
Il se tourne vers la foule.
Peuple, au bras séculier nous livrons cette femme. A ce suprême instant puisse sur sa pauvre âme Passer le souffle du Seigneur I
Au moment où les hommes de justice mettent la main sur la Esmeralda, Quasimodo saute dans la place, repousse les archers, saisit la Esmeralda dans ses bras, et se jette dans l'église arec elle.
QUASIMODO
Asile 1 asile I asile!
LB PEUPLE
Asile! asile! asile!
Noël, gens de la ville !
Noël au bon sonneur!
0 destinée !
La condamnée
Est au Seigneur.
Le gibet tombe,
Et l'Éternel,
Au lieu de tombe, Ouvre l'autel.
Bourreaux, arrière, Et gens du roi!
Cette barrière Borne la loi. C'est toi qui changes Tout en ce lieu.
Elle est aux anges.
Elle est à Dieu !
CLAUDE FROLLO, faisant faire silence d'un geste.
Elle n'est pas sauvée, elle est égyptienne. Notre-Dame ne peut sauver qu'une chrétienne. Même embrassant l'autel les païens sont proscrits.
Aux gens du roi.
Au nom de monseigneur l'évêque de Paris,
Je vous rends cette femme impure»
QUASIMODO, aux archers.
Je la défendrai, je le jure!
N'approchez pas!
CLAUDE FROLLO, aux archets.
Vous hésitez?
Obéissez à l'instant même.
Arrachez du saint lieu cette fille bohème.
Les archers s'avancent. Quasimodo se place entre eux et la Esmetaldâ. QUASIMODO.
Jamais!
On entend UN CAVALIER accourir et crier du dehots :
Arrêtez !
La foule s'écarte.
P H CŒÎ B U s , apparaissant à cheval, pèle, haletant, épuisé comriie un homme qui vient de faire une longue course.
Arrêtez !