MARI E- A N TOI N F.TTE
Bette que le mariage devait être retardé à cause de quelques affaires; et comme Bette avait l’air de ne pas ajouter foi à ses paroles, Augeard lui proposa de le mener chez la dame, mais en exigeant de lui le plus grand secret. Le surlendemain de la Quasimodo, le son - , Augeard le conduisit dans une maison où il trouva une dame de trente-quatre ans , d’une belle figure, ayant de l’embonpoint et les yeux noirs. Cette dame lui confirma les paroles d’ Augeard, et après lui avoir demandé le secret, lui confia que le père de l’enfant était, après les princes du sang, l’un des plus grands seigneurs du royaume, et qu’il lui ferait faire sa fortune. Le lendemain, accompagné d’ Augeard, il revint chez la dame, et y trouva un inconnu que l’on appelait tantôt Marsilly et tantôt Conseiller. Cet individu a dirigé l’affaire tout le temps de sa durée. Marsilly s’informa ensuite du baron de Fages, de sa conduite, de ses mœurs, et sortit. La dame fit voir alors à d’Ltienvillc ses bijoux et des diamants non montés, qui provenaient, lui dit-elle, d’une rivière de diamants qu’on portait autrefois, et qui avaient été estimés 432,000 livres. File ajouta qu’elle désirait les vendre avant son mariage, et qu’elle avait des raisons pour qu’ils ne fussent pas vendus à Paris ; elle lui proposa de passer en Hollande avec quelqu’un qu’elle lui désignerait et de les y vendre; sur le produit de cette vente, 100,000 livres devaient être donnés comme cadeau de noces au baron de Fages. Mais Bette refusa, craignant d’être arrêté étant nanti
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<le valeurs aussi considérables , et lit part de tous ces détails au baron de Fages, de la part de madame Mêla de Courville : c’est ainsi quelle avait prétendu se nommer. Bette était inquiet du mystère qui présidait à ces entrevues; il fit bien attention à la maison et à la rue où Augeard le conduisait, et y étant revenu seul, il découvrit quç cette maison était celle de madame de Lamotte, et que le cardinal de Rohan y venait souvent. Persuadé alors que madame de Lamotte et la dame de Courville ne faisaient qu'un, il ignorait que madame de 1 -amotte fût mariée, il se tint tranquille ; mais bientôt l’événement le détrompa, car les papiers publics lui apprirent l’arrestation de madame de Lamotte à Bar-sur- Aube, et ce jour-là il était à Arras avec la dame de Cotu ville.
Le délai de la Quasimodo passé, le mariage fut fixé au 10 ou 12 avril. A cette époque Augeard lui dit ([ue le cardinal de Ilolian désirait le voir; Bette se rendit donc chez la dame de Courville, où il trouva Marsilly et le cardinal ; celui-ci était vêtu d’une redingote ou lévite de petit-gris, et coiffé d'un chapeau rond à cordonnet et à glands d’or. Le cardinal lui témoigna sa satisfaction pour son zèle et lui assura qu’il se chargerait de sa fortune, et après avoir entretenu Marsillv et la daine de Courville en particulier, il revint à lui et lui déclara que pour des raisons (h; la plus haute importance, le mariage n’aurait lieu que du 1" au 15 juillet. 11 chargea Bette d’apprendre cette nouvelle au baron de Pages ;
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la lettre fut écrite sur-le-champ et sous la dictée de Marsilly. Le baron de Fages accepta le délai, et on convint que pour le dédommager, dans le cas où le mariage manquerait, la dame de Courville s’obligerait envers M. de Fages pour 30,000 livres eu trois payements : 1" au 15 août; 2° au 15 octobre; 3" au 15 décembre. L’obligation fut remise à Bette, cachetée avec le cachet de la dame de Courville; celui-ci dans la crainte de l'égarer la remit à l’abbé Mulot, qui voulut bien s en charger. Ce fut à la même époque que la (lame de Courville lui dit en secret quelle était baronne et d'uue haute naissance, et ancienne chanoinesse d’un chapitre d Allemagne ; c était dans ce pays qu elle avait connu le cardinal, qui l’avait séduite; quelle avait vécu avec lui, en avait eu un enfant, qu’elle avait suivi le prélat à Paris, à Strasbourg, en Allemagne, à Vienne et ailleurs; et enfin, que son nom était baronne de Sollebercg ou Salleberq. Cette dame parlait bien f allemand, l'italien et le français. Au mois de mai 1785, elle fit de nouvelles instances auprès de Bette pour qu’il allât vendre ses diamants en Hollande', mais sur son refus elle n’insista pli 1S. Quelque temps après elle lui dit en avoir vendu une partie et avoir fait monter l’autre; elle lui montra même une tabatière avec son portrait entouré de brillants, nue montre et sa chaîne, le tout garni de diamants, une bague et un solitaire, en le priant d en parler au baron de Fages, à (pii tout cela était des-
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tiné. Le 1" juillet. Bette demanda à madame de Courville si elle pensait que le mariage aurait lieu le 15; elle lui répondit affirmativement, et que M. le cardinal restait à Paris dans ce but. Mais le 15 passa encore. Madame de CourviUe voyant l’inquiétude de Bette, lui promit de lui procurer une nouvelle entrevue avec le cardinal. Le 18 ou le 20 juillet, sur les onze heures du soir, il trouva effectivement M. le cardinal chez madame de Courville : il était vêtu d’une petite lévite violette. Il dit à Bette de ne s'en pas prendre à lui si le mariage n’était pas fait, et que c’était de la faute de madame de Courville. Alors cette dame lui avoua que M. le cardinal lui avait promis 500,000 francs pour le mariage, que taut que les 500,000 francs ne lui seraient pas comptés, elle n’irait pas plus loin. Bette fit paît de cet entretien au baron de Fages.
Vers cette époque, madame de Courville alla passer quelques jours à la campagne, et l’y invita, ainsi que l’abbé Mulot et le baron de Fages. la; mariage devait s’y conclure le 12 août, époque du payement des 500, (XX) livres. Le 7 août, Betle revenait de Chantilly, où se trouvait alors le baron de Fages, quand il lut mandé chez madame de Courville. Il la trouva en larmes, et elle lui demanda de lui rapporter f obligation de 30,000 livres souscrite par elle. Bette la retira des mains de l’abbé Mulot et la lui remit; madame de Courville la déchira aussitôt et la brûla, ajoutant que si elle ne
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sortait pas de Paris, elle était perdue; elle le pria de la suivre, en lui promettant (pie son absence insérait pas longue. Vaincu par ses instances, il céda. Madame de Courville l’envoya alors retenir une place pour Saint-Omer, sous le nom de Wanin, c’est ainsi qu’on l’appelait dans sa maison; elle lui fit observer qu’il n’était pas prudent qu’ils partissent ensemble ; qu’elle voyagerait dans sa chaise et s’arrêterait à Arras, où elle l’attendrait. Arrivés là, elle lui dit qu elle allait quitter la France, et que s’il était prudent il en ferait autant, parce qu’il se trouvait mêlé dans une grave affaire, le cardinal étant arrêté depuis la veille et conduit à la Pastille; elle l**i offrit même de l’emmener à Londres avec elle. Bette s’informa alors des causes de la détention du cardinal, et madame de Courville lui dit qu’il avait acheté un collier de diamants; qu’il avait mêlé à cette négociation le nom de la Reine, et que son but était de sc procurer les 500, 000 francs nécessaires à son mariage, et de sc faire quelques ressources à lui-même, et que les diamants qu’elle lui avait montrés et qu’clle lui montrait à l’instant même dans une boîte, provenaient du collier.
Bette refusa d’accompagner madame de Courville à Londres, dans la crainte que ce voyage ne le compromit; il lui demanda le payement des 30,000 francs; elle lui répondit que la demande était juste et qu'elle y satisferait à Saint-Omer, s’il ne consentait pas à la suivre. Mais une fois qu’ils hu ent arrivés à
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nn relai, il vit tout à coup madame de Courville retournant vers Paris en compagnie d’un homme vêtu d’une lévite bleue. Il la crut arrêtée, et à son arrivée à Saint-Omer on lui confirma la vérité de l'aventure du cardinal. Lui, de son côté, se rendit à Dunkerque, où il resta jusqu’au 10 septembre 1785 1 .
Cette déclaration faite, le bourgeois de Saint- Omer vivant noblement et de ses biens, se fit taxer à trois livres pour sa déposition, et fut reconduit dans sa prison du Châtelet.
Le récit incroyable que venait de faire Bette d’Ktienville compliquait énormément l'affaire du collier, car il était assez dificile de démêler ce qu’il pouvait y avoir de vrai dans cet échafaudage de mensonges.
DE tienvilie voulut-il à l’aide de cette fable masquer les escroqueries nombreuses qu’il avait commises envers les sieurs Vaucher et; Loque, bijoutiers à qui il avait dérobé différents objets, ou bien était-il lui-même la dupe de madame de Lamotte?
N’est-il pas possible de supposer que celle-ci, lorsque le collier fut entre scs mains et qu’elle songea à en vendre les débris, chercha des gens qui l’aidassent dans cette périlleuse entreprise; mais, que d’un autre côté , ne voulant pas augmenter le
1 Information : Déposition de Jean-Cliarles-Vinrent de Bette d’Étienville, âgé de vingt-sept ans, bourgeois de Saint-Omer, à Paris, rue du Petit-Lion, et actuellement détenu au Châtelet.
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nombre des personnes à mettre dans le secret, elle imagina, avec son mari et Rétaux de Villette, la fable de la dame de Courville ;
Que l’intendant Augenrd n’étail autre que Rétaux de Villette ; le conseiller qui se faisait aussi appeler Marsilly, M. de Lamotte, et la dame de Courville, madame de Lamotte elle-même;
Et que leur but, en forgeant cette histoire de mariage, était de faire vendre à Rette d'Eticnville en Hollande les diamants qu’on avait tant de peiuc à écouler à Paris?
Quoi qu’il en soit, Rette fut mis en présence du cardinal , qui affirma n avoir jamais vu ni connu le personnage qu’on lui montrait *, et qui nia avoir jamais entendu parler d’une dame de Courville*.
Madame de Lamotte, au contraire, appuya pendant quelque temps la déposition de Bette d’Étienville; elle prétendit avoir vu la dame de Courville et ses diamants, et avoir entendu dire qu’elle avait été la maîtresse du cardinal 3 .
Puis subitement elle changea de système et avoua positivement ne pas connaître la dame de Courville, et n’avoir jamais vu le sieur Bette d’Etienville*.
Celui-ci voyant tomber morceau par morceau le roman qu’il avait si laborieusement combiné, finit
1 Confrontations du cardinal avec les accusés.
3 Interrogatoire du cardinal.
* Interrogatoire de madame de Lamotte.
* Confrontations du cardinal avec madame de Lamotte.
par avouer qui! s’était peut-être trompé, et même par se rétracter positivement 1 .
Cet étrange incident n'ayant pas eu de suite, l’instruction fut définitivement close le 26 avril 1786.
Un écrivain que nous avons eu plusieurs fois l'occasion de citer, M. Rouis Lacour, émet sur le rôle joué par le cardinal de Rohan dans l’affaire du collier les trois propositions suivantes :
*■ Ou il avait agi pour lui, et le nom de la Reine u avait été qu’un piège;
Ou il avait servi d’intermédiaire à la Reine , et il avait eu en réalité avec elle une correspondance suivie ;
Ou c’était madame de Lamottc qui avait pu l’abuser au point de lui persuader qu’il voyait la Reine, et lui faire accepter comme vraies des lettres évidemment fausses a . »
1 Relie il’Elienville songea plus lard à tirer parti de la richesse de son imagination; il se fit romancier. En 1788 il publia chez le lihrairr Unisson denx volumes in-12 sous ce titre : Les Effets de la prévention, ou la Marquise de Ben.... La reine Marie-Antoinette avait eet ouvrage dans sa bibliothèque du [relit Trianon. (Voyez P. Lacroix , Bibliothèque de Marie- Antoinette au petit Trianon. Paris, J. Gav, 1863.)
En 1806, Rette d’Etienville publia un nouveau roman en plusieurs volumes, intitulé Les sacrifices de t Amour et de (Amitié.
! Mémoires du comte de Lamottc- Valois , préface, p. xxvn.
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Dans le premier cas , le cardinal était un fripon ; dans le second, un ambitieux irréfléchi; dans le troisième, une dupe des plus niaises.
Or, continue M. Lacour, comme M. de Rohan n’était ni un fripon ni un sot, il en résulte que c’était un ambitieux irréfléchi, qu’il avait servi d'intermédiaire à la Reine, et qu’il avait eu en réalité avec elle une correspondance suivie.
Nous protestons de toutes nos forces contre cette conclusion erronée, à laquelle la procédure, que nous venons de dérouler sous les yeux du lecteur, donne le plus énergique démenti.
Non, le cardinal n’était ni un fripon ni un sot, c’était, comme le dit l’auteur des Mémoires du comte de Lamotte, un ambitieux irréfléchi, mais sa crédulité inconcevable fut la seule cause de sa perte, et sa confiance en madame de Lamotte, dans laquelle il crut voir une intermédiaire capable de le faire rentrer en grâce auprès de Marie-Antoinette, donne la clef de toute sa conduite dans l’affaire du collier.
On s’est beaucoup récrié contre cette confiance invraisemblable, et c’est là ce qui a fait à tort supposer la Reine de connivence avec le cardinal.
Mais si immense que puisse paraître la crédulité de M. de Rohan, il faut néanmoins l’accepter, puisqu’elle existe et que tout l’atteste dans la procedure.
Deux points seulement incriminaient le cardinal dans les dépositions des témoins :
1° D'avoir dit au sieur de Saiut-James qu’il avait vu entre les mains de la Heine une somme de 700,00 0 francs destinée à payer le collier'-,
2° D'avoir dit ci Bassenqe qu’il avait traité directement du collier avec la Heine a .
A cela le cardinal répondit : « 1° Le sieur de Saint-James est convenu qu’il s'agissait entre lui et moi d’une conversation légère, tenue sur une terrasse étroite où il y avait beaucoup de monde et où nous nous parlions bas de peur d’être entendus. Or, il est très-facile, surtout dans une telle circonstance, de confondre au bout de plusieurs mois deux propos aussi semblables quant aux termes, I un : J’ai vu dans les mains de la Heine une somme de 700,000 livres; l’autre : J'ai vu écrit cle la main de la Heine quelle avait 700, 000 livres, pour qu’on se permette de fonder quelque opinion sur une base aussi chancelante; 1 influence des témoins doit être mesurée sur la nature dos laits dont ils déposent. Il en est sur lesquels ils n’ont pas pu se tromper, il en est d’autres susceptibles de mille modifications incertaines, et ce sont surtout les paroles, car on ne les retient guère que selon le sens qu'on y attachait en les écoutant, et j’avoue que j’ai dû parler trèsaffirmativement des 700,000 livres, parce que je n’avais aucun doute d’abord sur l'existence, ensuite sur la disposition de cette somme destinée au paye-
1 Information : Déposition de Saint-James.
* Récolement de Basscngc.
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ment des joailliers, et que mon erreur était alors dans toute sa force »
« 2° Le 3 août, madame de Lamotte fait venir Bassenge chez elle, et lui annonce qu’il est trompé, que la signature Marie -Antoinette de France et les approuvé sont faux. Le joaillier agité se présente chez M. le cardinal , il le voit tranquille, son erreur n’était pas encore dissipée : l’otre intermédiaire, eût le sieur Bassenge, ne nous trompe-t-il pas tous les deux ? M. le cardinal réfléchit et le rassure. Le sieur Bassenge ajoute dans son récolement que M. le cardinal lui a affirmé avoir traité directement avec la Heine : c’est une erreur de témoin, et il est aisé de s’en convaincre.
Personne n’était mieux instruit que Bassenge de la manière dont les ordres prétendus de la Heine avaient été transmis à M. le cardinal. Celle à qui les joailliers avaient montré le collier en décembre; celle qui les avait avertis le 21 janvier que la Reine désirait le collier et qu’un grand seigneur serait chargé d’en traiter pour Sa Majesté; celle qui était venue le 24 janvier, à sept heures du matin, les prévenir qu’il allait paraître et qu’il fallait prendre des précautions avec lui ; celle à qui ils ont fait leurs remercîmcnts le 4 février; celle à qui même ils ont pensé à faire offrir un présent, était bien à leurs yeux
* Mémoire pour Louis-Itené-Edouard de Itoliau, accusé, contre M. le procureur général, par M" Target, avocat,
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l’auteur de toute l’ affaire*; voilà le tiers ou liutermédiaire par lequel ils savaient que s’était formée la correspondance que M. le cardinal croyait avoir avec la Reine, et l’on remarque que dans l’entrevue du 4 août, le premier mot du sieur Bassenge est celui-ci : Votre intermédiaire ne nous trompe-t-il pas tous les lieux:’ Instruit parfaitement que M. le cardinal ne traitait que par un intermédiaire , il le dit lui-même; il ne peut donc pas venir à l’esprit de M. le cardinal de l'assurer qu’il a truité directement !
Mais si l’on ajoute à ceci que les joailliers ont présenté un mémoire au Roi le 12 août, huit jours seulement après cette conférence, et qu ils n’ont rien dit de ce dernier fait ; qu’ils ont présenté le 23 août, au ministre du-Roi, un autre mémoire dans lequel ils parlent de cette conversation du 3 août où la dame de Lamottc leur déclara que la signature était fausse, et leur donna le conseil de s’adresser à M. le cardinal, et que dans ce mémoire ils n’en ont pas dit davantage ; que le 18 août le sieur Bassenge a conféré de l'affaire avec le sieur Serpaud, qui en a déposé 1 ; que , dans cette conférence, il a parlé de la
* Information : Philippe-Jacques Serpaud, âgé de cinquante ans, ancien fermier général, rue Sainte-Apolline, dépose qu’il a connu les détails de l’affaire du collier par Bassenge qu’il a rencontré le 17 août à la Comédie française et qu’il a été voir le lendemain; que Bassenge lui a fait l’éloge de la bonne foi du cardiual, en ajoutant cependant