V MA RIE- ANTOINETTE ET LE I'IIOCÉS DU COLLIER
diaire. La bassesse de Rohan amusa la Reine. Par l’assurance d’une marque de faveur, elle l’amena jusqu'à baiser, dans une intrigue de comédie, le pied d’une grisette qu’il avait prise pour elle. Cependant la Reine, qui s’était engagée à payer à jour fixe le prix du collier, s’aperçut bientôt qu’il lui serait impossible de le (aire, et pour ne pas paraître refuser, elle demanda une réduction de 200,000 fr. sur le prix convenu. O supplice ! cette réduction lut accordée et Marie- Antoinette obligée de solliciter un nouvel atermoiement. , Les joailliers se fâchèrent, et Bretcuil , ennemi de Rohan , homme bas et rancunier, instruit de leurs plaintes, courut chez la Reine et lui posa cette alternative : ■■ Voilà ce que vous avez fait à l’insu du Roi, vous serez perdue si vous ne consentez pas à perdre le cardinal. » Il n’y avait pas d’hésitation possible : Louis de Rohan fut sacrifié 1 . »
Où donc faut-il chercher la vérité, est-ce dans les conclusions de M. Lacour, ou dans ce que nous venons de raconter? Le lecteur prouoncera.
Pour nous, la question n’est pas douteuse, et nous nous estimerons trop heureux, si notre travail a un peu éclairé le débat, d’avoir contribué, dans la mesure de nos forces, à venger la grande mémoire de la Reine des injures auxquelles elle est encore en butte.
’ !.. J.acour, Mémoires dit comte de Lmnotte- Valois , préface, p. 30 et 31.