PIECES J U S T I K I C A T I V K S
a reçu a été monté et fourni par Barrière et Bobiner; que lu répugnance du comte de Gagliostro était telle, que lui uyant un jour offert une boite de forme agréable et de médiocre valeur, il avait désiré sur-le-champ que le répondant en reçût une autre boite d’or en échange.
Interrogé s'il n’est pas à sa connaissance que le sieur de Gagliostro, et surtout sa femme, avaient une grande quantité de diamants ,
A répondu qu’il ne leur a jamais vu que très-peu de diamants et «le peu de valeur, et aucun qui ne fût monté.
Interrogé s’il a une connaissance de la fortune du sieur de Cngliostro, et s’il a su qu’il fût sur le point d'acheter une maison de 50,000 écus comptants, et si la valeur de cette somme n'avait pas été fournie par lui, répondant, soit en diamants, soit en nrgent provenant de la vente des diamants, vu que le sieur de Gagliostro avait persuadé au répondant qu’il le ferait parvenir au ministère,
A répondu qu’il n’a point été à portée de prendre d'informations sur la fortune du sieur de Cugliostro; qu’il n’a nulle connaissance qu’il aitvoulu acheter une maison de 150,000 livres, et qu’il ne lui a donné ni argent ni diamants, et que le comte de Cagliostro ne lui a fait aucune promesse.
Interrogé s’il n’appelait pas souvent la daine de Cagliostro la petite comtesse,
A répondu que jamais il ne l'nppelle ainsi , ni ne l’a entendu nommer.
Interrogé si le 2 août il ne fut pas à onze heures du matin chez la dame de Lamotte, et ne lui dit pas : « J’ai besoin de votre secours, j’ai fait une sottise : vous savez bien , le collier que je vous ai dit être pour la Reine, il y avait un arrangement, un écrit; j’ai eu la bêtise de dire à Bôhmer qui me tourmentait : Ma foi, adressez-vous à la Reine, et de lui faire écrire une lettre pour la Reine. Ils sont venus me dire que la Reine n’y entendait rien, et que cela leur avait été dit par la dame Catnpan , une des femmes de chambre de la Reine, qui les avait fait chercher » ;
A répondu que rien n’est plus taux, et qu’il n’a jamais tenu ces propos; qu’il n’a été chez la dame de Lamotte que d’après l’instance que lui fit de sa part sa femme de chambre, ainsi qu’il s’en est expliqué dans ses différents interrogatoires.
Interrogé s’il n’a pas dit tout tremblant à la dame de Lamotte qu’il allait être perdu; qu’il la priait d’envoyer chercher tout de suite Bassenge, pour l’engager à réparer ce qu’il avait eu l'imprudence de faire faire par Bfthmer,
A répondu que tout ce dire est faux ; que c’était même le sieur Bassenge qui avait écrit la lettre pour la Reine, et que certainement il témoignera que c’est lui qui l’a pressé de faire cette démarche.
Interrogé si la dame de Lamotte ne lui a pas demandé comment il avait pu se laisser tromper et s’il voyait la Reine; s’il ne lui a pas répondu que oui; si elle ne lui a pas reparti : « Avez-vous des lettres de la Reine?»
S’il ne lui répondit pas : « Je ne l’ai jamais vue écrire, mais j'en ai une grande quantité? »
A répondu que non à tout ce qui est dit.
Interrogé s’il n’a pas montré à la dame de Lamotte une lettre qu’il plia pour n'en montrer que le milieu, et si ce qu’il montra ne portait pas ces mots : « Envoyez par la petite comtesse, je serais fâché qu’ils fussent dans la peine » ;
A répondu qu’il n’a montré aucune lettre de cette forme, et où il fût écrit ce que nous lui demandons.
Interrogé si la daine de Lamotte lui ayant dit : « Comme vous n’étes pas sûr que ce soit de l’écriture de la Reine , vous pourriez vous en procurer par Votre famille, et vous assurer si vos craintes sont réelles. » Et s'il ne dit pas à la dame de Lamotte : « Je n’ose pas... ils ne sauraient ce que cela veut dire » ;
A répondu qu’il ne lui a jamais dit pareille chose.
Interrogé s’il n’a pas dit : <* M’aurait-elle trompé, la petite comtesse? Ah ! non , je connais trop madame de Cagliostro pour cela, elle n’en est pas capable » ;
A répondu que tout ce dire est faux.
Interrogé s’il n’a pas dit à la dame de Lamotte qu’il y avait des espions devant sa porte ; qu'ils ne quittaient pas la sienne; qu’il craignait qu’il ne fût plus temps de réparer cela; qu'elle envoyât chercher Bassenge, et lui dit de dire au ministre qui l’avait fait demander que Bohmer avait voulu parler à la Reine d’une paire de boucles d’oreilles; qu’au surplus ils avaient agi avec trop de confiance avec lui, répondant, pour leur faire