‹ MarieAntoinette et le procès du collier d'après la procédure instruite devant le parlement de ParisChapitre 5 sur 48 · MÉMOIRE JOINT A LA LETTRE PRÉCÉDENTE · texte numérisé non relu

MÉMOIRE JOINT A LA LETTRE PRÉCÉDENTE

h Mademoiselle de Valois a l'honneur de descendre de Henry II , roi de France; ses auteurs sont tombés daus l’in-

* L'abbé de Bourbon était fil# naturel de Louis XV.

•• Aixluves de f Empire , Scctiou hist., autographes.

m’écrivait <|ii’il était sérieusement question du mariage de mademoiselle de Saint-llemy l’aînée avec M. île Lamotte ; que le mariage était arrêté, et qui plus est avec l’approbation de l’évêque de Langres , et enfin que le mariage était célébré. Chacune de ces nouvelles redoublait, en se succédant, l’étonnement que m’avait causé la précédente, et il restait à son comble lorsque j’appris que le mois suivant madame de Lamotte était heureusement accouchée de deux garçons qui n’avaient vécu que

fortune la. plus accablante, mais ont toujours conservé le sentiment de leur origine, et ne s’en sont jamais montrés indignes. Soutenue par la bienfaisance de madame la marquise de Boulainvilliers, mademoiselle de Valois a fait retentir ses gémissements jusqu'au trône. Sa Majesté a reconnu son extraction en 1770, et a donné des ordres pour qu’on la tirât de la misère affreuse qu’elle supportait avec plus de courage que de force. On a commencé par lui faire une pension de 800 livres en lui promettant davantage. Madame de Boulainvilliers, tant qu’elle a vécu, a suppléé à l’insuffisance de cette pension ; elle est morte. Mademoiselle de Valois, réduite à 800 livres, obligée d’en donner 000 pour sa pension au rouvent, se trouve dans la plus grande nécessité. Le sang qui coule dans ses veines ne lui laisse d’autre ressource que d'implorer la pitié et la générosité de la famille royale; elle ne peut ni ne doit mendier des secours vulgaires, et il fallait toutes les vertus de madame de Boulainvilliers pour qu’elle eût le droit d’être la bienfaitrice de mademoiselle de Valois. »

Pendant la Terreur, le 27 janvier 179i, mademoiselle de Valois fut emprisonnée à la Bourbe; transférée aux Carmes le 7 thermidor an U; elle fut mise en liberté le 5 fructidor de la même année.

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