‹ Mariée en blancChapitre 40 sur 142 · LA DEHANOE EN MARIAGE · texte numérisé non relu

LA DEHANOE EN MARIAGE

Le duc d'Azergues ignorait que son beau-frère était avec un visiteur.

Il rentrait d'une visite qu'il venait de faire à un de ses amis, victime la veille d'un accident de cheval, dont il avait eu connaissance le matin même.

Il reconnut M. de Lizieux qui s'était levé en le voyant entrer.

— M. de Lizieax, dit cependant le comte de Bellegarde.

ibis' MARIÉE EN BLANC

Claudiiis salua et, d'un îreste, invitale père de José à reprendre son siège. ' — C'est plutôt à loi, mon cher Claudius, que revient la visite de M. de Lizîeux, qui a jugé utile de s'adresser d'abord à moi en raison de nos relations extérieures. Il s'agit...

Mais je vous prie, monsieur de Lizieux, dit Edme en s'interrompanî, puisque voici mon beau-frère, de lui exposer vous-même le but de votre visité.

Claudius s'assit, prêt à écouter.

'^' M. de Lizieux exposa les faits de nouveau, ainsi qu'il venait de le faire, à la grande surprise du duc d'Azergues qui était loin de s'attendre à une pareille démarche.

Claudius ne pouvait répondre que ceci :

— J'interrogerai ma fille, monsieur... Je ferai part de votre démarche à la duchesse d'Azergues... Je vous ferai connaître notre réponse.

Et la visite fut terminée.

José était en ce moment chez Pélago.

' ' Ils attendaient M. de Lizieux qui devait leur faire connaître le résultat de sa démarche.

'■ A peine sorti die l'hôtel de la rue de Grenelle, l'amant de Palmyre se fit' donc conduire à la rue Màrbeuf.

Cette visite, en l'absence de Luce, ne pouvait avoir d'autres résultats. ' '^C'csi' ce qu'il expliqua.'

Mais l'ancien maître de timonerie, le maître chanteur qui poursuivait le but que nous connaissons, ne pouvait s'en tenir! là et attendre la réponse que le duc d'Azergues lui avait promise.

Il tenait à ce mariage qui devait amener chez lui toute la fortune colossale d'Azergues.

Aussi, pour réussir sûrernent, pour pouvoir aviser à temps si cela était nécessaire, il était disposé à ne rien négliger.

— En attendant la réponse que le duc doit me faire connaître, dit-il, je tiens à pressentir ses intentions.

— Oh! fil José avec sa fate suffisance, quand il en parlera à Luce, quand il lui dira que tu es venu demander sa main pour moi, elle «e poùi^ra faire dilTéremment qu'y consentir.

^^ Je le crois, répondît M. de Lizieux, mais il est bon de savoir au pillé t6t à quoi s'en tenir... ne serait-ce, ajouta-t-il galamment, que pour contenter cette pauvre Pélago qui a eu si grand peur de le perdre.

— Ohl moi, dit la maîtresse de José, je suis toujours du même avis sur votre demoiselle d'Azergues et je vous jure bien que si ce n'était pas

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— <ih! mère... dit Luce avec une teudresse ingénue, je laime, si tu savais !... (P. 1U54.)

pour vous faire plaisir, je demanderais uniquement que ce mariage ne se lasse pas.

il. de Lizieux sourit.

— Vous serez au contiaire bien aise quand il sera lait, dit-il, car José sera à vous mieu.'c que jamais.

— Je ne le crois pas.

— Vous verrez.

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