‹ Mariée en blancChapitre 41 sur 142 · LIV. 13-. — M.WUÉE EN BL.l.NC. - LIV · texte numérisé non relu

LIV. 13-. — M.WUÉE EN BL.l.NC. - LIV

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Puis. clinriLicant de Ion :

— Il (iiiicliail, reprit le faiix ticnlilliomme en s'adressant à José, faire perlera Zr.c ;;n nelit inol que je vais le remellre. Elle enlendra ce qui se dira enire le duc et la duchesse, irirsqu'ella sera prévenue de ce qui se passe, el eiiij nous ren-eiiinera.

— Il n'y a rien de pius facile, répondit l'amant de Pélago. Ecris ce qiis lu veux et ce soir elle l'aura.

Dès que .îane rentra à l'hôtel, Claudius, qui avait déjà exprimé à son beau-ficre l'étonnemenl que lui causait la démarche inattendue de M. de Lizieux, se rendit auprès d'elle.

Il l'informa de ce qui se passait.

Il lui demanda si Luce lui avait fait part de ses intentions.

Ae r.cm de M. de Lizieux, Jane avait été troublée, éinuo, mais son émotion et son Iro-jble passèrent sr.r.s doute, aux yeux de son mari, pour l'elTet uc i'clonnément qu'elle ressentait, à cette nouvelle.

— >!on, répondit-elle, je ne sais pas... Luce ne m'a jamais parlé de ce jeune homme... Nous le connaissons à peine, n'est-ce pas?

— Oui, dit Claudius, M. de Lizieux est dans les relations sportives d'Edme, co!;;me propriétaire d'une écurie de courses.

— Son fils a été élevé à Oullins?

— C'est ça. — C'est un ami âe Paul, mais Pau! lui-même nous a très peu p:irlé de lui.

Il ajouta :

— Je crois que M. de Lizieux connaissait ta tante, ce qui est assez vraisemblable puisqu'il s'est rendu acquéreur de l'hôlcîi qu'elle possédait rue de Conrcelles.

— Oui, je sais, répondit Jane.

— EnOn, il faut consulter Luce, dit le duc d'Azergues.

Le comte de Bellcgardc vint Irouver son bcau-frcre et Claudius en profita pour lui dcma.-idcr s'il connaissait ia famille de M. de Lizieu.v.

— M. de Lizieux, répondit le mari de llégina, appartient à une ancienne famille, dont son lils et lui soni, Je crois, les derniers représentants. Il y a eu un de Lizieux conseiller d'Etal sous Charles X; c'est le père de celui-ci.

— Il fait partie du Jockeij?

— Non, et lorsque je l'ai vu .<c |in'scnlor ici, ma première pensée a été que sa visite était en vue de son admission, ( ar j'ai entendu dire qu'il avait l'inlcnliun de poser sa candidature.

— Que sais-tii de lui?

— Fort peu de chose. Je sais qu'il a eu un mnriage assez màUieureux, car il s'e?t mi'snllié, à ce qu'on dit... Il avait épousé sa mnilresse, une Es|iaL'nole lort belle, qui avail fait quelque bruit dans son pays; il vivait avec elle en véritable reclus, dans une petite maison de caïup.i^ne, sans relalions aucune... Puis, un beau jour sa femme lui a intenté un procès en séparation, basé sur ime conslatation d'adullère, et j'ni appris que le niallicurcux élait innocent; on disait que M™' de Li/ieux avail eu recours à une femme qui se faisait passer pour la complice de son mari et qui a trompé la justice.

— Qu'est devenue M"' de Lizieux? demanda Claudius.

— Kbe est morte en Espagne où elle s'était retirée avec son fils après son procès.

En somme, ajouta Edme de Bclleprarde, je n'ai jamais rien entendu dire de di'favorable sur M. de Lizieux; mais sa démarche me surprend, car je me demande comment son fils a pu pénétrer assez la pensée de Luce pour croire qu'il en était aimé.

Luce arriva.

Elle embrassa sa mère et présenta son front à son père et à son oncle.

Elle était restée avec sa tante qui avait fait une visite avec elle après avoir quitté .lane.

A l'air qu'elle vit sur le visage de son père et de sa mère, elle comprit qu'il se passait quelque chose.

Claudius lui demanda tout de suite :

— Tu connais M José de Lizieux?

L'astucieuse jeune fille tressaillit, mais elle n'en laissa rion (laraitre.

— Ah! lit-elle d'un air assez dégagé, le flls de ce monsieur qui fait courir.

— C'est cela.

— Oui, je le connais, dit-elle. Je l'ai vu souvent à Longchamp, à Auteuil, un peu partout... C'est un ami de Paul; ils sont souvent ensemble.

El curieuse de savoir, quelque peu inquiète même d'entendre parler de José après ce qui s'était passé, elle demanda :

— l'oinquoi me dis-tu cela?

— Parce que nous avons reçu aujourd'hui la visite de M. de Lizieux, répondit le duc d'Azergues, et qu'il nous a demandé ta main au nom de son fils.

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— Ah! lit Luce avec une vérilable surprise.

— Tu n'as donc jamais donné à croire h ce jeune homme que sa demande serait agréée?

— Non... je connais M. de Lizieux, le fils, que j'ai vu assez souvent avec Paul... voilà tout.

— T'a-t-il manifesté quelquefois ce qu'il éprouvait à ton égard?

— M. José de Lizieux a toujours été très convenable... quelque peu empressé, c'est vrai, je l'ai remarqué...

— Enfin, demanda Jane à son tour, que penses-tu de cette démarche?

— Je ne sais pas que dire... répondit Luce.

— N'es-tu pas surprise comme nous?

— Oh! oui... bien sûr.

— Et la réponse? demanda Claudius.

— Je ne veux pas me marier avec M. de Lizieux, répondit catégori quement la jeune fille.

— Très bien.

— M. José de Lizieux est certainement un jeune homme charmant, d'une famille 1res convenable... mais... j'ai d'autres idées...

Au ton de la voix de Luce, Jane tressaillit. Elle prit la main de sa fille et l'attira à elle.

— D'autres idées? répéta-t-elle. — Sur quoi, ma chérie... dis!

— Sur mon mariage...

— Ah!... tu y as songé déjà?

— Oui.

Le duc d'Azergues et le comte de Dellegarde échangèrent un regard d'intelligence.

Ils comprirent ce que Luce voulait dire.

— Tu as une idée? questionna alVcclucusement la duchesse d'.\zergues.

— Oui, mère, répondit la jeune fille.

— Et tu ne m'en as rien dit encore, ajouta Jane en embrassant sa fille pour atténuer ce tendre reproche.

— Gomment veux-tu? dit l'habile comédienne avec l'ingénuité la mieux imitée. C'est à peine si je me le suis dit à moi-même.

— Vraiment !

— Ce n'est encore qu'un désir.

Mais Luce s'interrompit.

— Je te dirai cela à loi toule seule, reprit-elle en répondant aux baisers de sa mère.

Et elle ajouta, en prenant la main de son père pour l'attirer à elle et se l'aire embrasser par lui :

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— Les papas ne doivent savoir ces choses-là qu'après... tu veux bien?

— Oui, je veux tout ce que tu veux, répondit le duc d'Azergues.

— Eh bien! et l'oncle? dit plaisamment le comte de Bellet;arde.

— L'oncle, répondit Luce, quand il est en même temps le petit parrain que l'on aime bien, on lui dit ces choses-là en même temps qu'à son père... Es-tu content?

— Très content!... oui, très content!

— Alors, dit Claudius en prenant le ton enjoué de son beau-frère, attendons-nous à une grande nouvelle!

— Mais bien sûr, dit Luce. — Vous verrez I

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