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LIV. i34. — MARIÉE EN BLANO. LIV

iOd6 MARIEE EN BLANC

guarès en désignant la fille de Jane, sans doute |iarce qu'il la trouvait plus jolie que son amie.

— Non, répondit Pierre Lion, M"' Miette est une amie de ma cousine Alice que voici, et avec qui je dois me marier.

— Ail! tous mes compliments, mademoiselle.

— M. Bouguarès, dit le sous-officier, m'a .oiïert les voilures pour noire noce.

Alice remercia le Narbonnais, qui répondit distraitement :

— Oui, oui, c'est entendu... C'est moi qui les fournis... Je peux bien faire ça [ our un camarade de mon neveu, hé!

Bouguarès était préoccupé.

Attiré par la radieuse beauté de Miette, il avait été saisi en entendant prononcer son nom.

Ce nom était celui de la fille du commandant des Roselles qu'il avait vainement cherchée pendant si longtemps avec son ami Mouredu.

Ce n'était certes pas un nom commun, à Paris surtout.

Mais Bouguarès ne voyait là qu'une coïncidence, car il élail convaincu, ainsi que Tislin et Léon des Roselles, que la petite Miette avait été tuée avec ses parents nouiriciers par les Prussiens qui ravagèrent .Monllhéry.

— C'est curieux tout de même, se disait-il.

L'am ien cocher ne connaissait pas M.igali, car il n'était pas encore venu à la villa de Cormeilles, puisqu'il n'avait retrouvé son ami Mouredu que quelques .semaines auparavant, en revenant des courses de Maisons- LaKille; s'il l'avait connue, il aurait été frappé de la resocmblance qui existait entre elle et celle jeime fille si iiiopinémenl rencontrée, car nou-^ savons (|ue les deux sœurs n'avaient entre elles que la dilîérence d'expression résultant de la couleur de leurs yeux que Miellé avait plus bleus et Miigali jiliis veits.

Cependant, ce nom ne pouvait sortir de l'espril de notre Narbonnais et une réelle préoccupation l'obsédail, car, lorsque, après avoir pris congé de M"" Davoul et des deux jeunes filles, il partit avec Pierre Lion (pii emportait sa valise, il lui deiiiaïul;!, taiiili'^ ipn' ii' i)iKiéton tiescendait la lue d'Amsterdam :

— Alors, celte jeune fille est une de vos parentes?

— M"' Miellé?

— Oui.

— Non, c'est une voisine, une amie, répondit le sergiiil d'iniantcrie de marine.

In ilri')li' ilr nom. Miellé.

— C'est vrai.

MAUIÉi; liN HI.AXC 1067

— Un nom du Midi... Cette demoiselle en est peut-être?

— Oh ! non... M'"' Verneuil est certainement Parisienne ou peu s'en faut.

— M"= Verneuil !

— Oui, c'est son nom.

Et pour avoir l'air de donner un prétexte à ses questions, Bouguarès ajouta :

— Une bien jolie fille, hé!

— Pour sûr!

— Et celui qui aura la chance d'être son mari poLUia se vanter, je crois, d'avoir l'une des plus jolies femmes de Paris.

Mais l'ami de Tistin ne put s'empêcher de dire encore :

— C'est drôle tout de même qu'il y ait des noms du .Midi à Paris !... Eh! mille dious, mon bon, c'est que le Midi, comme on dit, il a conquis Paris !

Sur celle boutade, Bouguarès arrêta la Liselle devant l'entrée de la gare Saiiil-Lazaie.

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