LIV. 1 ."j
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« Non, je n'ose continuer tant tout ce qu'il y a en moi se révolte à la pensée de ce crime épouvantable !
« Son forfait accompli, Chabertin s'enfut, avec les lettres volées à sa victime profanée, et l'infâme eut le cynisme odieux de me dire :
— « C'est moi le père de M"' d'Azergues !... Que sa mère calcule l'époque de sa naissance et elle en sera sûre !
« Faudra-t-il que, pour empêcher ce mariage, je fasse appel à ce Chabertin, comme le fit M"*^ de La Possonnière pour empêcher sa nièce d'épouser M. des Roselles?
« Faudra-t-il que je lui dise : — « Allez, vengez-moi! Voici de l'argent, en voici autant que votre cupidité en désire, des millions s'il le faut! Allez trouver le duc d'Azergues, dites-lui la vérité; dites-lui que c'est vous le père de cette enfant qu'il veut donner à M. de Salverne ! dites-lui que vous voulez qu'elle soit à celui qui l'aime, à mon fils!... Semez, s'il le faut, la honte, le déshonneur et la mort! qu'importe, mais sauvez mon fils! »
« Oui, je sens que j'ai bien fait de compter sur vous, mademoiselle, car vous ne laisserez pas arriver ces malheurs effroyables.'
« Cette fois encore, vous sauverez votre amie de cette horrible révélation.
« C'est vous qui, pour son salut et pour celui de tous ceux qui lui sont chers, lui conseillerez de rompre ce mariage et de donner sa fille à mon fils.
« Oui, vous ferez cela, s'en suis siàr.
« Ainsi, rien ne sera divulgué.
« Mon amour de père me fera oublier que celle que mon fils épousera n'est pas du sang dont elle porte le nom.
a Rien de ce crime et de cette honte ne sera jamais divulgué.
« Ce mariage effacera tout.
« Aussi je compte sur vous ! j'ai foi en vous !
GEonr.Es de Lizieux.