‹ Mariée en blancChapitre 96 sur 142 · PRÉPARATIFS DE NOCE · texte numérisé non relu

PRÉPARATIFS DE NOCE

L'escalier était fort beau, comme dans ces immeubles modernes que Uflrcbitecture parisienne pare et embellit avec art, offrant ainfi niix propriétaires les moyens de tarifer aux plus hauts prix le luxe de leur maison.

La rampe en fonte fine, délicatement ouvragée, bronzée, avait une large main-courante en palissandre verni.

Les murs, en stuck multicolore, déroulaient la spirale de leurs panneaux encadrés.

Sur les marches de marbre grimpait un tapis rouge retenu par des tringles de cuivre poli et brillant.

— Mille corvettes! fit Mouredu, elle se met bien, la petite Pélago!... On voit qu'il y a de la monnaie!... On doit être mieux ici que dans l'entrepont de la bordée.

11 arriva à la porte palière, large sous ses deux ventaux de palissandre verni, flanquée du bouton doré d'une sonnette électrique.

Il appuya.

A peine la sonnerie eut-elle retenti que la porte fut ouverte.

i3o6 MAiiii:!': i:n ni.ANC

Daviil, le pelit nègre abyssin de José de Lizieux se présenta.

— !\l. de Lizieux? demanda noire ami.

— M. José?

— Voui, mon bon, voui, M. José. — Est-ce que je peux le voir? j'ai quelque chose à lui dire.

— Monsieur n'est pas encore levé.

La porte d'un salon s'ouvrit pendant que ce dialogue avait lieu dans l'antichambre.

Pélago parut.

Elle était en peignoir de peluche jaune d'or, garni de plumes blanches et serré à la taille par une cordelière noire.

La voix assez forte et l'accent méridional de notre ami l'avaient frappée.

Elle venait voir ce qui se passait.

Mouredu avait mis son chapeau à la main.

— Que demandez-vous? questionna Pélago.

— C'est pour monsieur, répondit le négrillon.

— Voui, madame, ajouta Tistin, j'aurais bien voulu voir M. José, pourquoi? j'ai quelque chose à lui dire. Je suis un ami d'un ami de son père.

— Entrez, dit la joyeuse fille, qu'amusait la cocasse et sympathique physionomie de l'ancien quartier-maître. Vous l'attendrez un peu; il no va pas tarder à se lever.

Elle le fit passer elle-même dans le petit salon dont elle avait ouvert la porte.

— Asseyez-vous.

Mouredu, un peu gêné, s'assit sur le bord d'une chaise, tandis que la jeune femme s'étendait à demi sur les coussins brodés d'un sofa.

L'entrecroisement de ses jambes avait entr'ouvert la jupe llottantc de son peignoir cl découvrait une jambe qui n'était certes pas mal faite et (jue moulait un bas de soie noire à coins d'or.

L'habitude professionnelle la portait sans recherche et sans élude à CCS altitudes provocantes.

— Capon de bon sort! pensait Mouredu, on en mangerait, vé, si c'était pas péché, Dieu garde!

Pélago demanda :

— Ah! vous êtes un ami... de...

— Voui, c'est ça : d'un ami de ^L de Li/cieux, acheva noire Méridional.

H expliqua :

MARIEE i:.\ BI.ANC i:td7

— Je suis allé à la rue de Courcelles pour le voir, et l'on m'a dit qu'il élait en voyage. Alorae j'ai su par un de mes camarades qui vous connaît...

— Moi!... fit Pélago surprise.

— C'est un cocher, répondit Tislin, ou plutôt un ancien cocher, car aujourd'hui il est patron. Il a des grands chars à cinq chevaux pour les courses. Il parait que c'est lui qui vous mène quand vous allez aux courses à Vincennes.

— Ali! oui, je sais, un loueur du côté de la Glacière, dit la maîtresse de José.

■ — C'est ça! fit Mouredu qui, gagné par le sans-façon de la fille, commençait à se mettre à son aise.

— C'est lui qui vous a parlé de moi? demanda Pélago que cela amusait fort.

— Mon ami Bouguarés m'a dit que vous étiez la petite femme de M. José de Lizieux et qn'alorse vous pourriez me dire oîi je le trouverais. Justement j'ai la chance de savoir qu'il est ici, vél... Je croyais qu'il était en voyage avec son père.

Pélago riait.

Elle entendit alors du bruit dans la pièce voisine et, sans se déranger, tournant seulement la tète de ce côté, elle appela.

— Chiencliien!

La porte s'ouvrit.

José parut en coin de feu ouaté.

— Té vé! se dit Mouredu en se levant à son entrée, c'est lui qu'elle appelle Chienchienl...

Il salua.

— Ce brave garçon, dit Pélago, vient te voir. 11 est un ami... d'un ami de ton pèie.

— Parfaitement, monsieur José, dit Mouredu. C'est-à-dire que j'étais dans la marine avec un collègue qui était l'ami de monsieur votre père...

Le fils de Carmen, intrigué, peu flatté en réalité dans son sot amourpropre de fat, d'être en contact avec un homme d'un monde si différent du sien, s'était approché du sofa où était sa maîtresse.

— Alorse, continua Mouredu en se rasseyant, comme je voudrais bien voir mon camarade, qui se nomme Bertin, j'aurais bien aimé rencontrer monsieur votre père qui m'aurait dit où il habite, pas plusse!

— Je n'ai jamais connu à mon père d'ami sortant de la marine, dit José.

— Ça ne fait rien, répondit Tistin. Monsieur votre père le connaît bien, pechère.

— Enfin, je ne puis pas vous renseigner. Mon père n'est pas à Paris en ce moment.

— Voui, on me l'a dit; seulement, si vous pouviez me dire où il est... J'ai rien autre à faire et j'irai bien le trouver.

— Mon père est en voyage pour ses affaires, répondit le bellâtre, et je ne sais même pas où il est allé. Je vous avouerais même que cela m'est bien égal et que je m'en bats joliment l'œil.

— Alorse, monsieur José, vous ne savez même pas où je pourrais lui écrire, que? demanda Mouredu.

— Non.

Pélago intervint.

Décidément, notre ami lui plaisait.

Elle aurait voulu lui rendre service.

Elle se tourna vers José en renversant la tête, d'un air qui voulait dire :

« 11 m'amuse, ce brave garçon. »

Puis elle dit :

— Si ce monsieur a besoin de voir ton père... Est-ce que tu ne pourrais pas savoir où il est?

Le fils de Carmen changea subitement de disposition.

Il était de ceux qu'assouplit radicalement la volonté d'une femme.

— Tu sais bien, fit-il, que je ne sais pas où est papa. Et à Mouredu :

— Si vous pouvez me dire ce que vous voulez, ajouta-t-il, je pourrai lui en faire part s'il m'écrit ou lorsqu'il reviendra. ,

— C'est pour voir mon ami Dertin, dit Mouredu. Ce brave collcgne, il y a lant de temps que je ne l'ai pas vu... ca me ferait un vrai plaisir!

Dans le temps, poursuivit- il, j'ai eu de ses nouvelles, lorsqu'il s'amusait un peu. Il avait une maîircsse qu'on appelait Palmyio... Une gentille femme!

— Palmyre!... fil Pélago surprise.

Elle échangea un regard avec son amant.

— Voui, Palmyre, continua Tislin; Palmyre Putol. — Vous la connaissez?

Je vous pailc de longU'mps... poursuivil .Mouredu. Il y a iiien plus di^ vingt ans. — Moi, j'élais encore au service. — Hcriin, lui, était libéré. Il était à Paris. H a hii-n connu madame voire mère, allez!

MARIEE EN BLANC 13o9

— Ma mère! dil à son tour José, saisi d'une véritable stupéfaction.

— Voui. Est-ce que madame votre mère n'était pas Espagnole, que?

— Eh bé, c'est bien ça. — Mon collègue Berlin était un dégourdi, as pas peur!... Il en connaissait du monde!

Mais Pélago était intriguée par ce qu'elle venait d'entendre. Elle savait, par à peu près, l'histoire des infortunes conjugales de M. de IJzieux.

Quelques échos du passé étaient venus à elle.

— Ah! fit-elle, votre ami Berlin avait une maîtresse qui s'appelait Palmyre Putot.

— Voui, madame, c'est ça, répondit Mouredu. Si des fois vous la connaissiez, ça ferait la même affaire et je n'aurais pas besoin de déranger le père de M. José, car elle saurait bien me dire où est mon collègue Berlin,

— Palmyre Putot!... fit alors Pélago en s'adressant à son amant. — Oui, c'est bien elle!

— Ah! dit José en s'esclaffant, elle serait bien bonne, celle-là! Tistin, qui observait et qui comprenait bien de quoi il s'agissait, avait

pris un air ahuri, comme en face d'une énigme. Le fils de Carmen continuait à rire.

— Non, vois-tu, ce serait trop drôle!... dit-il. Je vois la tête que fera papa quand il saura ça.

— Oui, ce sera amusant!

Alors, Mouredu, avec un air bête admirablement joué :

— J'ai peut-être dit une bêtise, que? fit-il.

— Non... répondit Pélago. Au contraire!

— Oh! oui, c'est tordant! dit José.

— Enfin, reprit Mouredu, si vous la connaissez, cette M""' Palmyre, vous me rendriez un grand service en me disant où elle est.

— Oui, nous la connaissons, répondit l'amant de Pélago. Mais elle n'est pas à Paris. Dès que je verrai mon père, je lui parlerai de votre démarche et il vous donnera des nouvelles de votre ami, s'il le connaît.

— Vous serez bien aimable, vé.

— Quel nom faut-il lui dire?

— Dites-z-y : Mouredu, qui était quartier-maître gabier à bord de La Bérénice, dans l'escadre de la Méditerranée.

— Mouredu?

— C'est bien ça, — Si vous voulez me permettre de revenir vous demander des nouvelles, dans quelques jours, pour vous éviter de m'écrire, ajouta notre ami.

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Ce. fut Pélago qui répondit :

— Oui, vous pouvez revenir. Dès que M. de Lizieux sera à Paris, on vous le dira.

Alors Tislin se leva.

— Eh bé ! vous êtes charmante, madame Pélago, et je vous remercie bien.

Pélago se leva aussi pour le reconduire.

— Alorse, à l'un de ces jours, que, puisque vous le permettez, ajouta notre ami.

— C'est ça, revenez quand vous voudrez.

— Eh bien! non, tu sais, elle est raide, celle-là! s'écria José quand il fut seul avec sa maîtresse.

— Oui, c'est bien drôle!

— Palmyre, la maîtresse à papa, a été la maîtresse de ce mathurinl... ÎS'on, ce que c'est farce!

— Ton père sera joliment épaté!

— Ce que je vais le blaguer!... lu verras ça.

Mouredu, en s'en allani, faisait ses petites réflexions sur ce qu'il avait compris.

— Je crois, se disait-il, que je ne m'y suis pas trop mal pris, que?... Je sais toujours que mon soi-disant M. de Lizieux est réellement en

voyage. Sans ça, le petit José m'aurait dit où il est.

Que diable! ce brigand-là est allé faire en voyage?... Encore quelque manigance nouvelle, vé, je sens ça!... I\lais, espère, mon bon, le moment approclie où tu ne rigoleras guère, as pas peur!

Ce que ça les a ébaubis, que, quand j'ai parlé de Palmyre!... Pardi, si Palmyre a été la maîtresse de Bertin, c'est pas malin qu'elle soit aussi la maîtresse de M. de Lizieux, puisque ça ne fait qu'un!... seulement, le petit José et Pélago, qui ne sont pas au courant, ils ont trouvé ça drôle, coquin de sort!...

Eh bé, s'ils voient Dertin avant moi et qu'ils lui racontent la chose, ils verront un peu le nez qu'il fera!... Ah! Bonne Mère, c'est ça qui sera rigolo !

En somme, Mouredu élait satisfait de lui.

Il se félicitait du résultat de sa démarche.

Il savait maintenant où était José de Lizieux, et il se promettait bien <lc revenir le voir, espérant arriver bientôt jiar lui à relui qu'il croyait son père.

=-:ja.Nr.' ARDï

Le litre lui inspira une véritable horreur. (P. 1306.)

LIV. 171. — UECTOR DE MOMPERREUX. — MARIEE EN BLANX. — J. ROUFF ET C"=, ÉD.

MAKIEE EN BLANC 1363

Pélago lui plaisait.

Il l'avait trouvée bonne fille et pas fière.

C'est à elle, il le reconnaissait bien, qu'il devait l'accueil qu'il avait reçu.

Aussi ce fut avec plus de plaisir que la veille que notre ami revint ciiez Bouguarès où on l'attendait pour déjeuner.

Dès qu'il parut, le Narbonnais lui dit :

— Eh ! mon cher, il est venu une dame pour te voir.

— Une dame!

Tislin était au comble de la stupéfaction.

— Tiens, voilà un mot qu'elle a laissé pour toi, dit Bouguarès en prenant une carte qu'il avait accrochée au cadre de la glace dans la salle à manger.

C'était la carte de M"= Mercier.

L'amie de Jane avait écrit au crayon :

Attendez-moi après votre déjeuner, je viendrai vous voir. J'ai quelque chose de grave a vous apprendre.

Du coup, notre ami l'ut soucieux.

Que se passait-il?

Berlin avait-il donné suite à ses menaces?

Était-il allé trouver la duchesse d'Azergues?

Mouredu aurait voulu voir passer le temps avec la vitesse d'un éclair pour avoir au plus tôt le mot de cette énigme qui le préoccupait.

En effet, c'est à peine, lui si gai et si causeur, s'il prit part à la conversation pendant le déjeuner.

11 ne pouvait distraire sa pensée du sujet qui l'absorbait.

Ce ne fut qu'à la longue qu'il se dérida et qu'il se mit à causer avec Bouguarès, sa femme et son neveu, le fourrier.

On allait prendre le café lorsqu'arriva Pierre Lion, le fiancé d'Alice.

Le sous-olficier d'infanterie de marine était comme de la famille aujourd'hui.

On lui présenta Mouredu qui, en sa qualité d'ancien matelot, fut tout de suite un ami.

— Eh, té, fit-il, marsouins et matluirin, c'est collègues et compagnie, pas vrai?

Pierre Lion venait chercher son ami Albert Bouguarès pour aller avec lui à Vincennes.

C'est ce jour-là que les deux sous-officiers rengagés devaient toucher leurs nouvelles tenues et tous leurs eifels de grand équipement.

Le fiancé d'Alice tenait à avoir son costume de sergent de chasseurs à pied pour son mariage.

Il apportait aussi la liste exacte des invités, alin'que Bouguarès puisse voir ce qu'il faudrait comme voitures.

— Nous serons dix-neuf, dit-il.

Et il compta :

— Nous deux, d'abord, Alice et moi, pour ne pas nous oublier; la bélle-maman, la demoiselle d'honneur, le père Lion qui arrive ce soir...

— Ton père! fit le fourrier.

— Oui; il faut que j'aille l'attendre à huit heures à la gare Saint- Lazare.

Il continua :

— .M"'= Duchesnoy, la patronne d'.Vlice et son mari, qui a bien voulu être l'un des témoins; l'oncle Auguste, le beau-frère de .M™= Davoul, qui est garde au bois de Yincennes, son autre témoin; le cousin Laurent, le fils de l'oncle Auguste, qui est, employé à riIôtel-de-Ville; trois jeunes filles, des amies d'Alice, des ouvrières de son atelier, M"" Laure, Marcelle cl DIanche, car il faut bien qu'il y ail un peu de sexe pour danser; vous autres trois et mon ami Jean Renaud, le hussard.

— L'ordonnance du commandant de Salverne, dit .Vlbert Liouguarès. Tu as bien fait de l'inviter!

— Le commandant de Salverne, fit Mouredu.

— Vous le connaissez? demanda Pierre Lion.

— Voui, je connais M. de Salverne. C'est un ami à mon commandant, M. des Hoselles.

.Mouredu se disait :

— Je voudrais bien le voir. 11 connaît ce soi-disant M. de Lizicux, puisque c'est à lui que le brigand a remis les lettres. Il pourrait me renseigner.

Pierre Lion ajouta en s'adressant à Bouguarès :

— Enfin votre ami Grisel, du Ministère de l'Intérieur, avec sa rcmmo et sa demoiselle; ça nous fait bien dix-neuf.

— Un compte impair, dit le fourrier.

— Oui, ça fait une dame de plus : dix darnes et neuf messieurs.

— Ah! sandis, ça prouve que neuf hommes valent bien dix femmes! plaisanta le Narbonnais.

— Celui-là, riposta M"" Bouguarès, quand il sera morl, je crois qu'd pensera encore aux femmes.

— Pardi, ma bonne, mais il n'y a que ça de vrai sur la lerre! répondit l'ancien cocher en riaiil volontiers.

— Tu es un vieux polisson !

— Et je m'en fais gloire, cnpédioiis!... Pas vrai, Mourerki?

Mais, voilà l'affaire!... s'écria aussitôt Bouguarès en s'interrompant. Pour faire le compte rond, il manque un homme : le voici. Il désignait notre Méridional.

— Mon ami Mouredu!... Ce brave matelot... Il faut l'inviter, pas vrai, Pierre?

— Si monsieur Mouredu veut nous faire le plaisir d'accepter d'être des nôtres, répondit le sergent.

— C'est que...

— Ah ! va, ne te fais pas prier, fit Bouguarès en lui coupant la parole. Pour un jour tu peux bien laisser tes affaires de côté.

— Oui, monsieur Mouredu, voyons, il faut venir à la noce, insista le fourrier.

— Marquez-le, dit M"'^ Bouguarès. J'accepte pour lui.

— Alorse, déclara Tisfin, si vous vous mettez tous contre moi...

— On rigolera, va, lui dit Bouguarès.

— Eh bien! conclut Pierre Lion, ça fera vingt.

— Une jolie noce! dit M™= Bouguarès.

■ — Voilà ce que nous allons faire, annonça alors l'ancien cocher; au lieu de vous donner quatre ou cinq landaus dans lesquels nous serions tous séparés les uns des autres, je mettrai mon petit char de vingt places, attelé de trois chevaux, et nous serons tous ensemble : ça sera bien plus drôle.

Tout le monde approuva cette proposition.

Là-dessus, M™= Bouguarès emplit de nouveau les verres de cognac et l'on but aux fiancés du surlendemain.

On parla des autres préparatifs de la noce : du déjeuner-dinatoire qui devait avoir lieu au Salon des familles, du billet de confession que Pierre Lion devait aller demander à l'aumônier de l'hôpital militaire du Gros- Caillou, pour se marier à l'église, ce qui amusa tout le monde; de la promenade que l'on ferait au bois de Yincennes dans l'après-midi, et du bal qui terminerait la fête.

Puis, les deux sous-officiers partirent ensemble pour aller à la gare de la Glacière prendre le train de ceinture, qui les conduirait à Bel-Air, et de là à Vincennes.

Mouredu resta seul avec Bouguarès, attendant M"= Mercier.

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