‹ MarieRose drame en cinq actesChapitre 74 sur 113 · LA SIGNONS E · texte numérisé non relu

LA SIGNONS E

Je n’ai pas de nom. Donnez-moi celui que vous toudrez.

. marie-rose, se levant.

Tu n’as pas eu de marraine... J'en ai une, moi. . Veux-tu (fue je t’appelle Geneviève?.. . j’aime bien ce nom-là... Non... non... c’était celui que j’avais donné à ma fille., il te porterait malheur... Elle est morte, ma fille... ça te fait pleurer, re que je te dis là... merci... merci... tu pleures ma fille, toi... mdi... vois-tu, je n’ai plus de larmes... je lui ai tout donné...

LA MIGNONNE, à part.

Pauvre mère! et ne pouvoir lui dire : l’enfant que tu pleures est là, près de toi...

maiue-rose, vivement. ■ ; t

Dis donc, petite, sais-tu lire ?

LA MIGNONNE

Lire... oui, madame.

MARIE-ROSE

Cette nuit, tu viendras avec moi, et, à la clarté de la lune, nous chercherons toutes les deux sur les croix noires... Oh! nous finirons par trouver.

LA MIGNONNE

Monsieur Ambroise m’a envoyée ici... comme vous disiez tout à l’heure, pour vous ramener à la maison. No voulez-vous pas revenir à Montmayour? >\

MARIE-ROSE

A Montmayour?... oui... oui... mais plus tard... plus tard... Je tombe de fatigue... J’ai tant marché, tant couru... Je suis toute brisée... Puis... je ne sais plu3 pourquoi... j’ai eu peur, bien peur... me promels-lu de rester la, piès de moi? [Elle se rassied.) ■ J i 1 "-:

la mignonne, apercevant Caussadeet les autres.

Oh ! oui, je vous le promets. . .

marie-rose a fait asseoir la Mignonne à côté d’elle, puis élit place sa tête sur l'épaule de la Mignonne. ivç'

Tiens... voilà comme je m’endormais dans les bras de ma mèro... pendant qu’elle me disait le refrain de sa chauson. (L'orchestre joue le refrain en sourdine.) Cette fois... ce n’est pas lesommeil que je sens venir... non... c’est l’anéantissement. (Elle tombe, en effet, comme en léthargie.) ,

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