Auteurs qui ont embrouillé raction de leur pièce
Les dreyfusards qui, avant TafTaire Dreyfus, s'appelaient les « antinationalistes », n'ont jamais accepté ralliance franco-russe. Pourquoi? On l'ignorait alors, mais on le sait maintenant : tout simplement parce ^ue l'union des deux pays contrecarre les plans de l'Allemagne et que les dreyfusards sont avec elle contre la France.
Aussi, espérant faire d'une pierre deux coups -^ deux mauvais coups — ont-ils poussé le délire dreyfusiste jusqu'à insinuer que le vrai traître n'était ni l'homme qui engraisse sous les palmiers de l'île du Diable, ni le commandant Esterbazy, lequel, malgré les supplications qu'on lui adresse, persiste à ne pas se reconnaître
^'aateur du bordereau ; mais que celui qui 'négociait la livraison à l'étranger de notre malheureux pays était tout bonnement Tancien ambassadeur de Russie à Paris, M. de Mohrenheim.
La haute cocasserie de ce racontar n'a pas empêché une feuille acquise au Syndicat de Trahison de le transformer en un récit d'une ineptie transcendantCi mais dont le but était à la fois de démonétiser l'alliance russe et de permettre aux Reinach, aux Jaurès et autres Trarieux de présenter à la Cour de cassation, dont toutes les chambres sont en train de se réunir, un traître tout neuf et n'ayant pas encore servi : les autres inventés soit par Mathieu Dreyfus, soit par le crapuleux Boule-de- Jaif, étant usés jusqu*à la corde.
Faot-il, que la peur de la lumière qui, dans quelques joars, éclairera les dessous et les dessus et les à*côtés de 1' a Affaire », trouble la vue des oiseaux de nuit qui ont manigancé le complot, pour qu'ils soient ainsi tombés dans la divagation ! Ils rappellent ces auteurs qui ont embrouillé Taction de leur pièce, au point de demander un dénouement, nimporte lequel, à tous les écbos d'alentour.
Jusqu'ici les conjurés, soit dans la presse, soit à la tribune, n'ont vécu que d'histoires dénuées de tout rapport avec la seule question à élucider. « Le nommé Dreyfus a-t-il commis l'abominable crime pour lequel il a été condamné ?»