‹ Marin, Paul. Histoire documentaire de l'affaire DreyfusChapitre 5 sur 78 · I. Gastelin. — La résolution que je soumets à la · texte numérisé non relu

I. Gastelin. — La résolution que je soumets à la

Chambre compreBait deux parties, dont la première est devenue inutile après la detnaiide en autorisation ^« poursuites; la seconde a pour objet la mise en liberté provisoire de nos collègues incarcérés. {Interrup' lions à gauche.)

En effet, d'après la lot constitutionnelle, la Charnière devant se prononcer sur la demande en autorisation de poursuites, aucun acte de poursuites ne peut être fait avanft cette décision. {Nouvelles interruptions à' gauche.) C'est le droit commun^ c'est notre liberté à tous que}e défends ici. {Exclamations à gauche. — Bruit.)

J'entends absolument réserver mon appréciation sar les actes imputés à nos collègues, jusqu'à ce que j'aie connaissance des documents qui nous Sfcront fournis. Alors la Chambre sera en état de se prononcer. Toute la question est la suivante :

Pensez-vous qu'il est convenable, dans ces conditions spéciales, de prononcer la mise en liberté provisoire, tout en laissant la procédure suivre son cours? La Commission, d'^ailleurs, statuera dans un délai très court. 11 ne peut y avoSr aucan inconvénient à attendre ses conclusions et la décision de la Chambre. J'ajoute que ce drmt a été reconnu par les Assemblées de 1889 et, 1892.

Je oe préjuge lîen. Quelle que soit la bataille où se trouvent engagés quelques-uns de nos amis, ils sont mus par un sentiment supérieur, leur amour pour la République. {Vives exclamations à gauche,)

M. Demn-Soubehian. — Vous voulez l'assassiner, la Républiqne 1

M. Lagasse. — Le parti nationaliste s'est suicidé hier.

ILdASTBLiK. — J'ajoute que, si j'avais pensé comme mes collègues, je ne serais pas ici, je serais à leurs côtés. Tai l'habitude d'accepter la responsabilité de tous mes actes et d^ aller jusqu'au bout de mes convictions. {Interruptions.) Si nos collègues ont été entraînés par leur passion, ils s'expliqueront et vous verrez s'ils sont aussi coupables qu'on veut bien le dire, (/nterritptions et bruit.)

En attendant, pouvez- vous et voulez- vous, tout en réservant le fond du débat, décider que nos deux collègues seront mis en liberté provisoire?

Toute la question est là; nous nous expliquerons plus longuement lors de la discussion sur le fond.

M. Charles Bxjpxsy y président du conseil, ministre de l'intérieur. — La question posée par la lettre du procureur général est de celles qu'il convient de résoudre dans le plus bref délai. {Très bien! très bien!) Je demande donc à la Chambre de se réunir immédiatement dans ses bureaux pour nommer une commission. {Très bien/ très bien!) M, le garde des sceaux et moi, nous nous tiendrons à la disposition de cette commission et nous lui demanderons de déposer son rapport aussitôt que possible, dans la séance d'aujourd'hui.

M. Las[ES. — C'est une simple question de loyauté qui m'amène ici. Hier, j'étais pour mon compte personnel aux côtés de M. Déroulède et de M. Marcel Habert ; j'étais parti avec eux dès le début de la manifestation, et je me suis arrêté devant les portes de la caserne, qui se sont refermées devant moi. Je prends la responsabilité de mes actes jusqu'à ce moment, et si des poursuites sont ordonnées contre mes collègues, je demande à la Chambre de m'y comprendre. {Mouvements divers.)

La Chambre, consultée, décide qu'elle se réunira dans ses bureaux.

La séance est suspendue à trois heures moins dix minutes. Elle est reprise à six heures moins un quart.

3. — Reprise de la séance. — Lecture du rapport de la Commission .

— « Le peuple de Paris, admirable dans son attitude de deuil, a donné un-nouvel exemple de fidélité aux lois.» — Discours de Castelin. — «Déroulède veut être poursuivi.» — Discours de Millevoye. — Intervention de Julien Goujon. — «La Ghanabre a le droit d'autoriser des poursuites, non de statuer sur la mise en liberté provisoire qui est du ressort du juge d'instruction. »

— Echec de la proposition Castelin.

M. Marc Sauzbt, rapporteur, donne lecture du rap-

port de la commission chargée d'examiner la demande en autorisation de poursuites.

La commission conclut, àrunanimité : i^ à la suspension de l'immunité parlementaire en ce qui concerne MM. Déroulède et Marcel Habert ; 2® au refus de suspendre la détention ou les poursuites.

M. LE Président.v — La parole est à M. Gastelin.

M. Gastelin. — La question qui se pose devant la Chambre est double. Il y a d'abord la question de l'autorisation des poursuites^ et ensuite celle de la mise en liberté provisoire des prévenus.

Pour l'autorisation des poursuites, je croîs savoir que M. Déroulède lui-même demande ces poursuites. [Rires à gauche et à V extrême gauche.) Dans ces con» ditions, je n'ai pas à m'opposer à la première partie des conclusions delà commission renvoyant MM. Déroulède et Marcel Habert devant la juridiction qu'il plaira de déterminer.

Nous discuterons ensuite la question de la mise en liberté provisoire.

M. Lucien Millevoye. — Il n'est pas dans le caractère de nos deux honorables collègues de se dérober devant les responsabilités; ce n'est surtout pas dans le caractère du grand patriote Déroulède. {Exclamations et rires sur les mêmes bancs.) Ils acceptent d'avance les décisions de la justice. (Ah ! ahl)

Mais il est permis en ce moment de demander au Gouvernement, alors qu'on poursuit deux des meilleurs citoyens, comment ceux qui sont les pires ont joui pendant plus d'un an d'une impunité scandaleuse. [Bruit à gauche et à Vexirême gauche,] ; comment on ne poursuit pas ceux qui, pendant plus d'un an^ ont conspiré avec l'étranger.

Voix à gauche et à V extrême gauche. — Les noms ? les preuves?

M. Lucien Millevoye. — On peut se demander — ce reproche ne s'adresse pas au Gouvernement actuel, mais à celui qui Fa précédé — pourquoi on n'a pas

X LIVRE FfiEMIGR

donné suite aax rapports des préfets qui signalaient que des sommes d'argent avaient passé la frontière ; pourquoi on a miit les témoignages' de Seii"\nrartzkoppen et d& Panizzardi au-dessus des témoignages des oMeiers frança». ^axweau bruit à gwucke et à l'extrême gauche.)

Si vous avez voulu a,Ymr ce débat, vous l'aurez. {Bruit.)

M. JuuEN Goujon (Seine-Iuférieure). — Je regrette q^e dans ses coacliisions M. le rapporteur sàt ioint deux questions distinctes : d^abord celle de l'autorisai tBoo de poursuite ; puis la proposition de M. Gastelin relative à la mise en liberté provisoire des prévenus. J« crois qu'il faut diviser la proposition du rapporteur.

M. LE Rapporteur. — Les propositions de la comnaission sont eoaformes au vœu que vous exprimez. La commission propose d'abord de suspendre Timmunité parlementaire, et ensuite de maintenir Tarrestatioii provisoire.

Voix nombreuses. — Aux voix I

M. Julien Goujon (Seine-Inférieure). — Permettezmoi de justifier ma proposition. {Bruit. — Aux voix I)

Nous n'avons, dit M. le rapporteur, qu'à voter en ce moment sur la suspension de l'immunité parlementaire. Mais, quand nous aurons décidé de laisser MM. Dérou^ lède et Marcel Habert entre les madns du juge d'instruc^ tion^ il ne nous appartiendra plus de nous prononcer sur leur mise en liberté provisoire. (Interruptions à gauche.)

En fait, il setrait dangereux pour la Gbambre de procéder de la sorte. Il est déjà regrettable pour rmas de faire* sortir de cette enceinte deux de nos collègues, et je trouve que nous n'avons pas le droit de les juger dans un sens ou dans l'autre, en votant sur leur mise en liberté provisoire. {Interruptions à gauche,)

M. MiLLERABD. — La Ghambrcp. ne deinancte paff au juge d'instirueti^A la mise en liberté de nos collègues ; elle exerae te droit eonstitutionnel inscrit dans i'ar-

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ticle 14. paragraphe 2. Elle est amenée à statuer sur la suppression de Tînimunité parlementaire et eJle ne peut pas se soustraire à l'obligation de se prononcer snr la proposition qui lui est faite par un de nos collègues. {Très bien l très bien! à gauche.)

M. JuLiEir Goujon. — Il est question d'appliquer l'article 25 de la loi de 1881 sur la presse, modifiée par la loi de 1893. Or cette dernière loi autorise la détention préventive dans ce cas. Mais c'est le juge d'instruction seul qui peut rendre une ordonnance sur la liberté provisoire, {Interruptions à gauche.)

Plusieurs membres à gauche. — It la proposition deM. Gastelin?

M. Julien Goujon. — Je crois que M. Gastelin a tort de maintenir sa proposition, car le vote de la Chambre à ce sujet serait certainement mal interprété au dehors. Oo croira que nous avons estimé, en maintenant leur incarcération, que nos collègue»* étaient coupables. (Interruptions à gauche.)

M* LE Rapforteuh. — Nous pouvons donner satisfaction à tout le monde et mettre la Chambre en situation de se prononcer avec une parfaite clarté. (Très bien/ très bien!)

La Chambre peut se prononcer d'abord, par voie de résolution, sur la suspension de l'immunité parlementaire, et en second lieu sur la proposition de M. Caste lin. La commission ne fait aucune difficulté de donner cette satisfaction à M. Goujon. (Très bien! très bien/).

La première partie de la proposition de la commis- ÙOD sur la suspension de l'immunité parlementaire est adoptée

M. LE Président. — Je vais mettre aux voix la proposition de M. Gastelin : « La Chambre requiert, conformément à la loi constitutionnelle, la mise en liberté de M. Déroulède et de M. Marcel Habert. »

M, Castbluî- — Il s'agit, pour la Chambre, de Texer-

cice d^un droit. inscrit dans le paragraphe â de l'ar-

' ticLe 14 delalol constitutionnelle, en vertu duquel elle

peut toujours, même en cas de flagrant délit, suspendre les poursuites contre ses membres.

Nous sommes ici en présence de textes relatifs à la liberté de la presse. En pareille matière, le droit commun, vous le savez, c'est la liberté; ce n'est que dans des cas tout à fait spéciaux que la loi de 1893 permet la détention préventive.

N'est-ce pas à la Chambre qu'il appartient de déterminer les espèces où il y a lieu de revenir au droit commun?

Croyez-vous qu'il y ait un danger quelconque, au point de vue de l'ordre, à mettre nos collègues en liberté? Je ne le crois pas. (Très bien! très bien I sur divers bancs,)

M. LE PRÉsmENT DU CoNSEiL. — Le Gouvernement, d'accord avec la commission, s'oppose à la proposition. {Très bien! très bien/)

A la majorité de 438 voix contré 109, sur 547 votants, le projet de résolution n'est pas adopté.

Au Palais-Bourbon, le prophète se tient coi, le 24 février. Il imite de Conrart le silence prudent. Dans la Libre Parole du lendemain, il recouvre la voix et lance des hâbleries.

Jaurès n'a pas craint d'évoquer la vieille histoire d'un emprunt qu'avait contracté Mores. C'est l'acte d'un être dont la nature est vile. Lorsqu'un homme, qui n'avait qu'à le vouloir pour jouir, au sein du luxe, de tous les enchantements de la vie, s'est dévoué pour son pays ; lorsque, après une lutte héroïque, il a rougi de son sang le sable du désert, il faut être Jaurès pour mêler le nom de cet homme à des polémiques de cet ordre-là. Il faut être ce qu'est Jaurès : un normalien déjà pourri par le Parlementarisme et achevé par la Juiverie.

Au moment où Mores, après avoir dépensé sans compter pour sa cause, a contracté cet emprunt, le rôle prépondérant joué par Herz dans le Panama n'était soupçonné par personne. La meilleure preuve est que je

n'en avais pas dit un mot dans le chapitre de La Dernière Bataille : Une Entreprise au X/X® siècle^ qui contient sur le Panama tant de renseignements qui ont plus tard été reconnus exacts.

Mores, fils du duc de Vallombrosa, appelé plus tarda posséder une fortune énorme, s'adressait à un manieur d'argent pour emprunter une somme, très minime relativement à sa situation, une somme qu'il pouvait rendre sans difficulté et qu'il a rendue efl'ectivement avec les intérêts. Je ne vois pas ce qu'il y a de déshonorant là-dedans.

Le prophète a joliment raison de réserver des calembredaines de cet acabit à ses ouailles de la Libre Parole : au Palais-Bourbon, elles provoqueraient hilarité et huées. Le prophète fait accroire à ses ouailles qu'il a dit à Mores, sollicitant Cornélius : « Vous lui faites, seigneur, en acceptant son or, beaucoup d'honneur. » Du vivant de Mores, le prophète ne chantait pas tout à fait cela : voici, sa version d'août 1893 :

« Mores savait certainement oîi j'habitais, puisqu'il était venu chez moi, au printemps de 1891, me prier de le tirer d'affaire. Il n'a pas su trouver le chemin de ma maison, pour me demander s'il m'était agréable, qu'il racontât en détails la démarche que j'avais faite pour lui. Quant à moi, jamais il ne me serait passé par la tête l'idée de mettre en jeu Mores dans une lettre, sans le consulter au préalable. Gela m'eût paru un procédé tout à fait discourtois et malséant. Il paraît que cela se fait dans le grand monde.

» L'enseignement qui se dégage de ceci est qu'il faut s'attendre à tout de la part de ceux auxquels on offre à déjeuner et qu'il faut éviter de se déranger pour obliger des amis qui ont été éprouvés par le baccarat. »

Eu 4893, le prophète tait que Mores est « appelé

à posséder une fortune énorme » : Il le représente « éprouvé par le baccarat j& ! En 1893, le marquis est qualifié de « discourtois et malséant » dans son procédé à regard du prophète, tandis qu'en 1899, il est au rang des dieux. C'est qu'en 1893, le prophète est écrasé par ce pavé que lui a décoché le marquis dans le- Figaro.

« Au printemps de 1891, je fus obligé de payer dans un court délai une somme de 20.000 francs; je m'adressai à quelques amis; j'étais un vaincu, je trouvai partout porte close.

D Finalement, je me rendis chez M. Andrieux, avec lequel j'étais en bons termes, et je lui fis part de ma situation. Il me répondit :« Je vais m'en occuper, revenez demain. » Le lendemain, il me dit : « Ufi seul homme à Paris vous prêtera cet argent : c'est Cornélius Herz ;' mais, pour cela, il veut que Drumont lui en fasse la demande. » Je me rendis chez ce dernier, que je n'avais pas vu depuis longtemps. Drumont savait les sacrifices que j'avais faits pour la cause; il déclara ne pas pouvoir m' aider, mais accepta de rendre visite à Cornélius Herz.

» Rendez-vous fut pris. Une première entrevue eut lieu avenue Henri-Martin. MM. Herz, Andrieux, Drumont et moi y assistions. Herz déclara à Drumont que l'intérêt de son prêt était la présence de Drumont chez lui, Herz».

Le marquis tient à ce que le public sache quel était rintérêt du prêt de Cornélius. Il lance cette flèche du Parthe à son bienfaiteur — - c'est Drumont que je veux dire et lîon Cornélius — :

« Cornélius Herz se servit de ce moyen d'action pour empêcher que son nom ne fût mentionné dans la Libre P.arole^ à propos des intrigues anglaises en Egypte.

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» Tallai trouver Dromont et lui dis : « Je ne veux » pas que cet individu vous fasse chanter à cause de » moi; je vais publier une lettre racontant toute T/iis- » toire. » Drumont se fâcha et s'y opposa. »

Le prophète bégaye en 1899 qu'il ignorait le rôle de Cornélius dans le Panama, lors de la mémorable entrevue. La preuve qu'il en administre est fragile» Mores Ta fêlée d'avance, en contant, avec sa perfide bonhomie que le silence de la Libre Parole fut le prix de rentrevue.- Le marquis veut que la gsderie n'ait pas de doutes à cet égard. Il pousse le procédé « discourtois et malséant » jusqu'à conter son indignation de la faiblesse du prophète à l'endroit du juif Cornélius.

Aussi, le prophète manque-t-il de mémoire, le 25 février 1899 , quand 11 qualifie de « somme très minime relativement k sa situation » les vingt mille francs de Cornélius. Tel n'était pas l'avis d'Andrieux en 1801 : puisqu'il n'y avait qu'un Cornélius à Paris pour prêter les vingt mille francs.

Le prophète lui-môme, malgré qu'il eût dans son escarcelle dix ou douze fois vingt mille francs, manquait de confiance ou de générosité pour y puiser la somme et la mettre dans la poche du marquis « qui « pouvait la rendre sans difficulté. 2>

La palinodie du prophète sur Mores inspire d'ailleurs à Séverine ces ironiques réflexions, intitulées <^ Contrastes. »

Elle est très bien, la lettre aa président du Conseil municipal de Paris, par laquelle M. Edouard Drumont sollicite, pour la statue du marquis de Mores, un emplacement situé (A mort les juifs I) devant l'entrée des Abattoirs.

C'est plaisir de voir combien le directeur de la Libre hrole glorifie la mémoire du mort; avec quelle ardeur

iunicative, quelle sincérité émouvante, il en cèles vertus.

itricien qui rompit si résolument avec le monde ivilégiés et des oisifs où il avait tout pour briller ir séduire, » écrit-il.

plus loin :

Q vous a peut-être dépeint Mores comme un de ces lUX d'espèce inférieure, querelleurs et brutaux, qui rent que plaies et bosses. Ne vous arrêtez pas à ausse légende... »

si, par ces éloges, par cette démarche, par la peré d'un deuil sans démenti, M. Drumont demeure à son affliction de la première heure; à l'élan de ; qui Tagenouilla, pantelant et larmoyant, devant ifalque.

\i d'un bel exemple, d'un noble modèle, fait pour ier au survivant les sympathies de tous ceux qui ent Mores, et qu'avaient un peu attiédis les relations de M. Drumont au sujet de Cornélius

si, il succède au défunt dans leur cœur, recueille s de leur dévouement.

cela compense, pour moi qui, sans partager les de Mores, le trouvais intéressant parce que beau, et chic (ayant « la ^manière, » comme dit le prince BC, quelque folie qui lui passât en tête) cela corn* le flot d'injures que j'entendis proférer contre le i, jadis, par un antisémite de marque, mais peu eillant à son égard :

Un grand bonheur qu'il soit parti I Qu'il aille làlercher fortune; qu'il la trouve; et qu'il y reste I... un joueur, un dissipateur, un rastaquouère, au qui sombrera dans l'escroquerie. Il aurait fini, vous endez, par compromettre la Cause I ire le vrai, Mores, de là-bas, en écrivait autant ou ue, dans un autre ordre d'idées, traitant couramson co-sectaire de la plus hautaine et méprisante

Lui aussi, le fils des Yallombrosa avait un peu une âme de condottiere I

Il existe à ce propos, entre les mains de tiers à qui elle était adressée, une bien curieuse correspondance.

Mais qu'en contraste aux haineuses paroles que j^ai rapportées, elles sont « reposantes », comme disait Alphonse Daudet, les larmes sincères, les tristesses inconsolables, les élégies glorificatrices de M. Edouard DrumontI

La lettre du prophète qui suscite, le 45 avril 1899, ces réflexions de Séverine, a son principal intérêt dans les deux versets reproduits par Tamie du prophète et de Mores. L'antisémite de marque dont Séverine fixe « le flot d'injures, » c'est le prophète lui-môme : la France Juive ne contient pas de page plus suggestive que « Contrastes. »

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