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près de 1.300.000 tonneaux, si la jauge était établie d’après la formule de l’an 2. Ainsi de 1827 à 1858, c’est-àdire pendant un espace de trente années, notre effectif naval à presque doublé (1.300.000 tonneaux contre 692.000). Il faut remarquer en outre que le nombre des navires d’un grand tonnage n’a pas cessé de s’accroitre ; il en est de même de notre marine à vapeur.
« Toutefois, depuis 1859, on constate un certain affaiblissement dans notre matériel naval. Cette situation tient à une cause particulière. Pendant tout le temps de Ia guerre de Crimée, l'emploi des navires avait été trés actif, et par suite,les constructions navales avaient été surexcitées. Après la paix, notre matériel naval s’est trouvé momentanément supérieur à nos besoins ; les constructions se sont ralenties et notre effectif naval a subi uñe légère réduction » :
Quel fut le moyen proposé pour rendre à la marine marchande cette vitalité qu'elle perdait peu à peu ? Les Chambres de Commerce l'avaient indiqué : il fallait que les armateurs français eussent la possibilité d’acheter des navires partout et en franchise de droits. « Les droits inscrits dans les traités avec l'Angleterre, la Belgique, etc. représentent une fraction de la valeur du navire français, qui devient importante quand il s’agit de navires neufs de 2° ou de 5° ordre, ou de navires ayant déja servi »… Les constructeurs français en souffriraient-ils ? On avait fait observer que pour les navires en bois et à voiles, nos prix n'étaient pas supérieurs à ceux des chantiers étrangers.
Le NL 2