M. Charles Roux : Notre marine marchande
La mesure peut être prise hardiment. Ce n’est pas une expérience. D’autres pays concurrents profitent de la latitude que leur donnent leurs lois. Ils évitent ainsi les frais de rapatriement de leurs matelots. Les armateurs français ont des charges qui souvent deviennent considérables. Ils ont aussi une incertitude qu'il convient de dissiper. Un équipage peut s’égrener en route. Les frais de retour sont payés par l’armateur. Les frais de voyage des matelots qui remplaceront le premier équipage seront également couverts par l’armateur. Si bien que, en. certains cas, l’armateur peut être à la merci de ses hommes.
La marine française décroît. Les capitaux n'’affluent pas vers elle. Ils restent timides. Ce serait un encouragement premier que de donner aux armateurs les facités de recrutement que possèdent leurs concurrents étrangers.