‹ MarinesChapitre 47 sur 76 · A UN GRAND CHENE · texte numérisé non relu

A UN GRAND CHENE

Balance avec mollesse, à la cbiile du jour, L'aérien palais que forme ta ramée; Et que la brise parfumée Y mêle à ton liymne d'amour, Le doux nom de ma bien-aimée!

RENDS-MOI TOX AMOIR.

Ij'où vient donc que mes yeux sont ternis par les pleurs Et que ma voix n'a plus que des cris de douleurs?

Hélas ! vierge jeune et sacrée, Si mon corps chaque jour s'attriste et dépérit, C'est que depuis longtemps lu ne m'as plus souri :

Rends-moi ton amour, Désirée!

Je ne vais plus, le soir, recueillir un baiser; Je ne vois plus ton cœur sur le mien se poser Comme un ange à l'aile dorée;

KIS MARLNKS.

El je vais, irisle el seul, pleurer, au tond des buis, La perte de ce cœur qui m'aimait autrefois. Rends-moi ton amour, Désirée!

La fraîclieur du matin fait éclore des Heurs,

Qui perdent, dansleschamps, l'éclat deleurs couleurs

Quand vient le froid de la soirée; Pour les rendre à la vie il faudrait que ma main , Comme dans nos beaux jours, en décorât ton sein.

Rends-moi ton amour, Désirée!

Ln seul mot de pardon, et nos amis, demain, Accourront célébrer le beau jour de l'hymen.

D'un tendre incarnat colorée, Ta bouche s'ouvrira pour sourire à ces chants : « Qu'elle soit bientôt mère, et qu'ils vivent longtemps! ^

Rends-moi ton amour, Désirée!

Le ciel sera pour nous prodigue de beaux jours ! Et nous embellirons par de longues amours

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