ACTE II, SCENE IL
Liçwr.
Ta te crois saint, Berlram, et tu crains le martyre. La torture...
BERTRAM
Ah! pitié!
LIONI
Des grands parle à genoux.
BERTRAM
De ma haine contre eux je vous excepte , vous.
lioni.
Que leur reproches-tu ?
BERTRAM
Ma misère.
LIONI
Sois sage , Travaille, tu vivras.
BERTRAM
Promettre est leur usage :
, Car l'ivoire ou l'ébène à leurs yeux est sans prix , Quand il doit de mes mains passer sous leurs lambris. Mais Font-ils, ce travail achevé pour leur plaire, J'expire de besoin et j'attends mon salaire.
LIONI
A-t-on des monceaux d'or pour satisfaire à tout? Je les verrai : mais parle , on célèbre ton goût ; Quels marbres, quels tableaux, aux miens sont compa- Regarde ces apprêts : que t'en semble? [râbles?
BERTRAM
Admirables !
Voyons , j'aime les arts et prends tes intérêts :
/ A. voix basse.
Les Dix, pour tout savoir, ont des agens secrets , El nous payons fort cher leurs utiles services j
Tu nous pourrais comme eux rendre ces bons offices.
De nos patriciens plus d'un s'en fait honneur.
T bertram.
Je préfère pourtant...
lioni.
Quoi?
BERTRAM
Mourir, monseigneur.
, LIONI
insensé :
BERTRAM
Mais comptez sur ma reconnaissance.
lioki.
Me la prouver, je crois , n'est pas en ta puissance.
BERTRAM
Le dernier peut un jour devenir le premier.
LIONI
Comment ?
Dieu nous l'a dit.
lioni.
^ Garde-toi d'oublier
Que des vertus ici l'humilité chrétienne Est la plus nécessaire, et ce n'est pas la tienne. Sténo!... sors.