‹ Marino FalieroChapitre 26 sur 77 · ACTE II, SCENE IL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IL

Liçwr.

Ta te crois saint, Berlram, et tu crains le martyre. La torture...

BERTRAM

Ah! pitié!

LIONI

Des grands parle à genoux.

BERTRAM

De ma haine contre eux je vous excepte , vous.

lioni.

Que leur reproches-tu ?

BERTRAM

Ma misère.

LIONI

Sois sage , Travaille, tu vivras.

BERTRAM

Promettre est leur usage :

, Car l'ivoire ou l'ébène à leurs yeux est sans prix , Quand il doit de mes mains passer sous leurs lambris. Mais Font-ils, ce travail achevé pour leur plaire, J'expire de besoin et j'attends mon salaire.

LIONI

A-t-on des monceaux d'or pour satisfaire à tout? Je les verrai : mais parle , on célèbre ton goût ; Quels marbres, quels tableaux, aux miens sont compa- Regarde ces apprêts : que t'en semble? [râbles?

BERTRAM

Admirables !

Voyons , j'aime les arts et prends tes intérêts :

/ A. voix basse.

Les Dix, pour tout savoir, ont des agens secrets , El nous payons fort cher leurs utiles services j

Tu nous pourrais comme eux rendre ces bons offices.

De nos patriciens plus d'un s'en fait honneur.

T bertram.

Je préfère pourtant...

lioni.

Quoi?

BERTRAM

Mourir, monseigneur.

, LIONI

insensé :

BERTRAM

Mais comptez sur ma reconnaissance.

lioki.

Me la prouver, je crois , n'est pas en ta puissance.

BERTRAM

Le dernier peut un jour devenir le premier.

LIONI

Comment ?

Dieu nous l'a dit.

lioni.

^ Garde-toi d'oublier

Que des vertus ici l'humilité chrétienne Est la plus nécessaire, et ce n'est pas la tienne. Sténo!... sors.

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