SCENE III
Les Mêmks, M"e DESOEILLETS*.
Mllc DESOEILLETS, riant. Ah! ah! ah !.. la drôle défigure !
GKRDY. Eh! non... c'est la Desceillets.
Mlle DESOEILLETS. Gerdy , libre...
enfin !.. échappé de la Chartreuse!
gerdy. Grâce à toi, charmante... mais de quoi riais-tu si fort?
Mlle desoeillets. Ah ! d'un visagelong, maigre et lugubre, qui s'est trouvé en face de moi, et ma foi, je n'ai pu y tenir.
dubarail. Comme ces figures noii es qui nous ont introduits.
MUe desoeillets. Quelle idée a Marion d'avoir de ces choses-là chez elle?
gerdy. Et d'où sors-tu donc ainsi ?...
* Dubarail, Mllc Desœillets, Gerdy, le marquis.
LE MAGASIN ZMEAl'HAL.
de ton théâtre?., de l'hôtel de Bourgogne ?. .
Mlle desoeillets. Eh! non, de Saint- Germain, où je viens de jouer, devant la reine, les belles scènes de laSophonisbe... sa majesté profite, pour s'amuser, de l'absence du roi qui est au camp, où l'on cherche à lui faire adopter pour nouveau favori le jeune marquis d'Effiat de Cinq- Mars.
DUBARAIL. Dont le cardinal, toujours adroit, s'est dit-on fait un ami intime, provisoirement.
M,,e desoeillets. Mais il ne s'agit pas décela... comment va Mari on ?
gerdy. Elle est donc malade ?
Mlle desoeillets. Certainement... depuis huit jours... et ce billet que j'ai reçu hier, me presse de me rendre auprès d'elle; mais j'ai bon espoir... maladie d'amour, souffrance de cœur, mon cher comte, et puisque voilà le médecin, que j'ai délivré...