ACTE QUATRIÈME
La ligue catholique; il frappe la maison
D'Autriche, qui me veut du bien, — dont est la reine.
LE DUC
Sire! il vous laisse faire au Louvre une garenne. Vous avez votre part!
Avec le Danemark Il intrigue.
LE DUC
Il vous a laissé fixer le marc De l'argent aux joailliers.
LE ROI, dont l'humeur augmente.
A Rome il fait la guerre !
LE DUC
Il vous a laissé seul rendre un édit naguère,
Qui défend qu'un bourgeois, quand même il le voudrait,
Mange plus d'un écu par tête au cabaret.
LE ROI
Et tous les beaux traités qu'il arrange en cachette !
LE DUC
Et votre rendez-vous de chasse à la Planchette ?
LE ROI
Lui seul fait tout. Vers lui requêtes et placets Se précipitent. Moi, je suis pour les Français Une ombre. En est-il un qui pour ce qu'il désire Vienne à moi ?
LE DUC
Quand on a les écrouelles, sire!
La colère du roi va croissant.
Il veut donner mon ordre à monsieur de Lyon, Son frère; mais non pas, j'entre en rébellion î
LE DUC
Mais...
LE ROI
On m'a dégoûté des siens.
LE DUC
Sire! l'envie!
LE ROI
Sa nièce Combalet mène une belle vie !
LE DUC
La médisance!
LE ROI
Il a deux cents gardes à pié !
LE DUC
Mais il n'en a que cent à cheval.
LE ROI
C'est pitié !
LE DUC
Sire, il sauve la France.
LE ROI
Oui, duc? il perd mon âme ! D'un bras il fait la guerre à nos parents. — L'infâme! De l'autre il signe un pacte aux huguenots suédois.
Bas à l'oreille de Bellegarde.
Puis, si j'osais compter les têtes sur mes doigts, Les têtes qu'il a fait tomber en Grève ! Toutes