‹ Marion de LormeChapitre 73 sur 209 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

La ligue catholique; il frappe la maison

D'Autriche, qui me veut du bien, — dont est la reine.

LE DUC

Sire! il vous laisse faire au Louvre une garenne. Vous avez votre part!

Avec le Danemark Il intrigue.

LE DUC

Il vous a laissé fixer le marc De l'argent aux joailliers.

LE ROI, dont l'humeur augmente.

A Rome il fait la guerre !

LE DUC

Il vous a laissé seul rendre un édit naguère,

Qui défend qu'un bourgeois, quand même il le voudrait,

Mange plus d'un écu par tête au cabaret.

LE ROI

Et tous les beaux traités qu'il arrange en cachette !

LE DUC

Et votre rendez-vous de chasse à la Planchette ?

LE ROI

Lui seul fait tout. Vers lui requêtes et placets Se précipitent. Moi, je suis pour les Français Une ombre. En est-il un qui pour ce qu'il désire Vienne à moi ?

LE DUC

Quand on a les écrouelles, sire!

La colère du roi va croissant.

Il veut donner mon ordre à monsieur de Lyon, Son frère; mais non pas, j'entre en rébellion î

LE DUC

Mais...

LE ROI

On m'a dégoûté des siens.

LE DUC

Sire! l'envie!

LE ROI

Sa nièce Combalet mène une belle vie !

LE DUC

La médisance!

LE ROI

Il a deux cents gardes à pié !

LE DUC

Mais il n'en a que cent à cheval.

LE ROI

C'est pitié !

LE DUC

Sire, il sauve la France.

LE ROI

Oui, duc? il perd mon âme ! D'un bras il fait la guerre à nos parents. — L'infâme! De l'autre il signe un pacte aux huguenots suédois.

Bas à l'oreille de Bellegarde.

Puis, si j'osais compter les têtes sur mes doigts, Les têtes qu'il a fait tomber en Grève ! Toutes

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