‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'apres de nouveaux documents (volume 4)Chapitre 92 sur 346 · Voir Nouveaux Lundis, t. VI, p. 429 cl suiv · texte numérisé non relu

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RÉCEPTION A l'académie. 135

Cependant, après la réception de Marivaux, l'Académie avait essayé de prévenir les incidents de ce genre. Trois mois après, et encore sous Timpression de cette séance, elle prenait la résolution que voici : <( La Compagnie a décidé aujourd'hui qu'aucun académicien ne lirait un ouvrage de sa façon dans une séance, qui n'eût été lu auparavant dans une séance particulière ou examiné par trois commissaires; et que cette décision serait rapportée à la séance générale pour y être confirmée. » L'assemblée générale trouva la décision trop étroite et la modifia ainsi : « La Compagnie, ayant délibéré sur ce qui avait été décidé le 18 de ce mois touchant la lecture des ouvrages que les académiciens font dans les séances publiques, il a été résolu qu'on n'en lirait plus aucun qui n'eût été auparavant communiqué au directeur et au secrétaire, il ne s'agit dans cette décision que des lectures extraordinaires : les réponses que le directeur fait au récipiendaire, ni les discours qu'il peut faire en d'autres occasions n'y sont point compris ' ».

Il serait curieux de lire les procès-verbaux détaillés des discussions qui précédèrent ces deux décisions; ils n'existent malheureusement plus. Sans doute, il se trouva des académiciens personnellement visés, pour protester contre cette mesure de défiance et obtenir un amendement au projet primitif. On sait que, depuis, la Compagnie est revenue à celui-ci et que, actuellement, discours des récipiendaires et réponses des directeurs sont soumis à l'avis préalable d'une commission. Sage mesure, qui a prévenu bien des incidents fâcheux. Si elle ne peut les empêcher tous, comme on le vit par la réception d'Alfred de

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