L*abbé Trublet, Mémoires, p
2. « Fontenelle, dit M. Viliemain, avait lui-même appliqué à la comédie le mélange de familiarité coquette et de finesse qui caractérise sa manière liabituellc. Ses pièces de théâtre, qu'on n'a guère jouées et qu'on ne lit plus, ont, pour le tour du dialogue, la sublililé des sentiments et la recherche de la naïveté maligne, un air de parenté avec le théâtre de Marivaux. 11 y manque l'intrigue, et cette invention de scène, qui soutient l'attention du spectateur. » {Uttératxtre au dix-huitième siècle, treizième leçon). Même réduite à ceci, la parenté entre les comédies de Fontenelle et celles de Marivaux est exagérée. Il y a peut-être une certaine ^ressemblance de style ; il n'y en a aucune de caractères, d'intrigue, d'action ou de sujet. Les comédies de Fontenelle ressembleraient plutôt aux drames bourgeois de Narivaux (voy. ci-après, chap. v, et p. 299, n. 1). On trouvera dans d'Alembert (p. 594) un excellent parallèle, au sujet de cette ressemblance prétendue, entre le genre d'esprit des deux écrivains : il conclut à une di.iïéreucc complète.