‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 12 sur 445 · LES SALONS LITTÉRAIRES · texte numérisé non relu

LES SALONS LITTÉRAIRES

Fontenelle surtout, les preuves les plus touchantes d'aOectîon.

Puisant ses doctrines littéraires dans le goût trop exclusif des qualités qui naissent surtout de Tesprit de conversation et de société, l'école de Fontenelle était née et avait grandi dans les salons, sous l'influence de quelques femmes, qui, sans prendre une part directe à la mêlée des opinions, encourageaient et soutenaient les combattants. Accueilli chez la marquise de Lambert ^ et chez la marquise de Tencin ', Marivaux ne songea pendant six ans qu'à goûter le charme de vivre dans la société journalière de ceux dont il aimait la tournure d esprit et de sentiment'.

Il est probable, comme on Ta vu, qu'il n'avait fait que de médiocres études ; ce qu'il n'avait pas appris durant sa jeu-

i . Voyez sur la société que trouTalt Marivaux chez M** de Lambert, outre les Mémoires de d'Argenson (édit. Ratbery, t. I, pt. 163) et du président Héoault (p. 103), l'article de Sainte-Beuve {Causeries du Lundi, t. IV, p. 217 et suiv.), une ingénieuse et savante étude de M. Gh. Giraud {Le salcn de Jf de Lambert, dans le Journal des Savan/^, février 1880), et, à un point de vue plus général, les articles de M. de Loménie, De V influence des salons sur la littérature du dix-huitième siècle, dans la Revue des cours littéraires des 26 décembre 1863, 2 janvier, 13 février et 11 juin 1864. — N'était pas reçu qui voulait chez M""^ de Lambert : « Sa maison, dit d*Argenson, faisait honneur à qui y était admis. »

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