‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 129 sur 445 · Voy. ci-aprèSy Conclusion, i · texte numérisé non relu

Voy. ci-aprèSy Conclusion, i

2. Ménandre, à vrai dire, semble au premier abord très sévère pour les femmes. A en juger par les fragments qui nous restent de lui^ il les accable de traits piquants, boutades ou vérités ; mais sa pensée sur elles n'est pas là ; il a surtout en vue, quand il en dit du mal, ces mauvais ménages qui sont de tous les temps et qui, alors surtout, résultaient des mauvais mariages ; M. Guizol dit très justement à ce siget : « Partout, et de tout temps, ces malédictions ont été dans la comédie un lieu commun. Seulement, c'est un lieu commun qui varie d'expression et de sens, selon l'état des mœurs. » (Ménandre, p. 306.) Enfln, c'est le cas ou jamais d'appliquer à Ménandre parlant des femmes le qui bene amaty bene castigat. On sent, lorsqu'il en dit du mal, qu'il les voudrait meilleures et qu'il croit leur nature capable d'amélioration; chez Aristophane au contraire, dit encore M. Guixot (p. 308), c on sent toujours rindifférence sous la raiUerie. a

Page 1