‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 156 sur 445 · LES PÈRES; LEUR BONTÉ · texte numérisé non relu

LES PÈRES; LEUR BONTÉ

meilleure des leçons : a J'oublie tout, mon &Is ; si cette scèneci vous corrige, ne craignez rien de ma colère. Je vous connais et ne Teux tous punir de vos Iknfes qu'en tous donnant de nouveaux témoignages de ma tendresse; ils feront plus d'effet sur votre cœur que mes reproches ^ » M. Damis se ti'ouve tout à coup, à Tégard de son fils, dans la plus délicate et la plus pénible situation : il est, comme Harpagon, son rival en amour. Mais, tandis qu*Harpagon ne recule pas devant cette odieuse rivalité, M. Damis s'empresse d'oublier une passion qui n'était que ridicule et qui va devenir coupable; il s'empresse de demander lui-même pour son tils la main d'Angélique'. Les pères de Marivaux se Tâchent quelquefois, mais pas pour longtemps ; l'un d'eux, dans un accès de colère, va jusqu'à la menace consacrée; il dit en parlant de son fils : « Je ne veux le voir de ma vie ; je le déshérite I » — « Eh I eh! répond en riant le valet Frontin, je remarque que ce n'est qu'en baissant le ton que vous prononcez le terrible mot de déshériter; vous en êtes eiïrayé vous-même^. >

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