û/., acte I, scène vi
3. Voy. à ce sujet un article récent deM. Viiu sur les Fauiseï Confidences^ dans le Figaro du 6 mars 1881.
2i6 L*AUTEUR DRAMATIQUE.
comme un panache de gaerre les plumes de sa majestueuse coi Hure, prête à se faire une arme de son éventail ; l'autre, rouge sous sa perruque blanche, le tricorne en bataille, appuyé sur sa canne d'un air martial. Il s*agit de Dorante, dont M"* Argante ne veut pas :
M"® ARGANTE, d*un ton revêchc.
Ah! c'est donc vous, monsieur le procureur?
M. REMY
Oui, Madame; je vous garantis que c'est moi-môme.
M"* ARGANTE
Et de quoi vous ôtes-vous avisé, je vous prie, de nous embarrasser d'un intendant de votre façon ?
M. REMY
Et par quel hasard madame y trouve-t-elle à redire ?
M"* ARGANTE
C'est que nous nous serions bien passés du présent que vous nous avez fait.
M. REMY
Ma foil Madame, s'il n'est pas à votre i^oût, vous êtes bien difficile.
M"» ARGANTE
C'est votre neveu, dit-on.
M. REMY
Oui, Madame.
M™* ARGANTE
Eh bien I tout votre neveu qu'il est, vous nous ferez un grand plaisir ds le retirer.
M. REMY
Ce n'est pas à vous que je l'ai donné.
M"« ARGANTE
NonI mais c'est à nous qu'il déplatt, à moi et à monsieur le comte.. . qui doit épouser ma fille.