Voy., ci-après, troisième partie, ch. ni
à. Voy., ci-après, quatrième partie, ch. i et ii.
5. Ces idées de Marivaux sur les femmes élaienl celles des salons qu'il fréquentait, el qui^ tenus par des femmes de grand esprit, ne pouvaient que blâmer l'infériorité morale imposée au sexe qu'illustrèrent, au dix-huitième siècle, VL^* de Lambert, M"'<^ du Deffant, M'"« Geofirin, pour ne parler que des amies de Marivaux. Il puisa certainement dans la conversation de M'"^ de Lambert une partie des théories qu'il développe dans la Nouvelle Colonie. Celle-ci (1 729) n'est antérieure que de quelques années aux charmantes Réflexions sur l(^s femmes, publiées en 1732, dans lesquelles lu marquise, reprochant hardiment à Molière le ridicule jeté sur les femmes savantes, défend celles qui par goût, ou même par un noble orgueil, qui n'est que le sentiment d'une ju&le égalité, ne craignent pas de cultiver encore les sciences et les lettres. Empruntant aux mœurs contemporaines un adroit et puissant argument, M"'^' de Lambert montre que les femmes, depuis qu'on les a raillées sur leurs prétentions à l'esprit, ont mis la débauche à la place du savoir. — Voyei ci-après, p. 76, n. 3.