‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 196 sur 445 · HORTENSE · texte numérisé non relu

HORTENSE

Je ne vous hais plus quand vous me quittez.

Véritable cri de passion, qui résume une scène d'un dramatique puissant, et cette scène, dans la pièce, n'est ni la seule, ni la plus forte. Nous n'avions guère vu, jusqu'à présent, dans Marivaux qu'une galanterie plus ou moins aiguisée de sentiment; voici l'amour avec sa franchise et ses élans. Enfin Ilortense consent à fuir avec Lélio, qui, transporté de reconnaissance et de bonheur, avoue qui il est ; mais l'ambassadeur de Castille survient, et sépare les deux amants.

Nous sommes déjà loin du Marivaux généralement connu ; nous nous en éloignons encore davantage dans la scène qui s'engage entre les deux princes, car le prétendu ambassadeur n'est autre que le roi de Castille lui-même.

l'ambassadeur

Vous savez, Monsieur, ce qui m'amène ici, et votre habileté me répond du succès de ma commission. 11 s'agit d'un mariage entre

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