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connaître son œuvre entière. Cette œuvre est très considérable; de là l'étendue de notre travail. Nous croyons Marivaux capable de justifier et de supporter un examen aussi détaillé. Nous avons beaucoup cité, non seulement notre auteur et les documents originaux, mais encore la plupart des écrivains, qui, directement ou indirectement, nous ont précédé dans Télude de Marivaux et de son temps. Bien que les citations, quel que soit le mérite des auteurs cités, alourdissent toujours un ouvrage, et qu'elles étendent encore celui-ci, déjà très étendu par luimême, elles étaient, ce nous semble, indispensables à Tobjet de notre travail : donner non seulement notre appréciation personnelle sur Marivaux, mais encore le résultat d'une sorte d'enquête à son sujet. En outre, nous croyions remplir un devoir de stricte probité littéraire en ne faisant tort à personne de ce qui avait pu être dit avant nous ; c'est dans ce but que nous avons autant que possible séparé ces citations de notre texte et que la plupart se trouvent dans les notes, avec l'indication exacte de leur auteur et de l'ouvrage ou recueil d'où elles sont tirées. Enfm, désireux d'être complet, nous tenions au moins à indiquer la plus grande partie des appréciations justes ou fausses, indulgentes ou sévères, dont Marivaux a été l'objet jusqu'à présent. La plupart sont disséminées dans des recueils périodiques, souvent très volumineux ; le lecteur nous saura gré de les avoir réunies à son intention, lorsqu'elles étaient asssez courtes pour être citées; dans le cas contraire, de lui indiquer où il pourrait les retrouver.
Bien des personnes nous ont encoui^é ou aidé dans nos recherches ; nous aurons souvent l'occasion de les
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citer et de montrer combien nous leur sommes redevable. Mais nous nous faisons un devoir de nommer dès à présent MH. Emile Perrin^administrateur général, FrançoisCoppée, bibliothécaire, Geoi^es Mon val, archiviste de la Comédie- Française; MM. Bertal, Lavoix fils, Barringer, bibliothécaires, Blançhet, employé à la Bibliothèque nationale; MM. Lehot et Boissonnade, bibliothécaires à la Bibliothèque de rUniversité; MM. les conservateurs et employés de la Bibliothèque Sainte^eneviève, qui nous ont libéralement ouvert leur riche collection de journaux littéraires du siècle dernier; enfin et surtout l'éminent professeur auquel ce livre est dédié ^ Nous avons souvent fait appel à leur obligeance; nous ne l'avons jamais ni épuisée ni lassée. Si nous désirons quelque succès pour l'œuvre de conscience et d'application que nous publions aujourd'hui, c'est en grande partie afin qu'ils n'aient pas à regretter leurs bons offices.
1. nous ne saurions oublier notre collèjpie et ami M. J. Favre, qui a partafé avec nous la tâche ingrate et laborieuse de la correction des épreuves.