‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 308 sur 445 · Gilbert, Éloge de Vauvenargues^ p · texte numérisé non relu

Gilbert, Éloge de Vauvenargues^ p

combler à la hâte les profondes lacunes de ses éludes premières, à peine avait-il eu le temps de lire, dans des traductions, quelques auteurs de l'antiquité, quelques grands classiques du dix-septième siècle et les œuvres de Voltaire, le seul qu'il admirât parmi ses contemporains : assurément le Spectateur français et le Cabinet du Philosophe lui avaient échappé. Quant au reste, il n'aimait ni le genre d'esprit de Marivaux et de ses amis S ni les salons, ni la conversation % ni la sociéié des femmes^, ni la comédie italienne*, ni les romans ^ ; il aimait, au contraire, la simplicité, le naturel, il avait la haine du raffiné et du cherché ; il semble même, en un passage, attaquer directement Marivaux®. Enfin, il était trop l'ami de Voltaire et de MarmonteF, pour rechercher un écrivain si antipathique à Marmontel et à Voltaire ^ Quant à Marivaux, comment

i. U se moque {Esscm sw^ quelques caractères, LXIX, Œuvres^ p. 352) de ceux qui « font tort aux lettres » par des admirations à faux, comme celle « des vers de la Motte ; » tout en louant FoDteneUe pour certaines de ses idées, il le discute asses souvent (voy. Tlndex alphabétique de l'édition Gilbert) ; quant au « bel esprit, « il le traite fort mal dans une de ses Réflexions sur divers sujets (LXII, Œuvres , p. 100), et dil dans ses Réflexions et maximes (746, Œuvres^ p. 478) : « Les beaux esprits ont une place dans la bonne compagnie, mais la dernière. »

2. Voy., dans les Fragments (11, Œuvres inédites, p. 65), un morceau très significatif, !^ur les conversations du monde,

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