‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 31 sur 445 · MARIVAUX AU TH£ATA£-ITALIEN · texte numérisé non relu

MARIVAUX AU TH£ATA£-ITALIEN

Il y va, ma foi, trop du nôtre :

A iDoo original je ne me fierais pas !

Le moyen avec lui que le peintre badine? Il n'offre qu'un tissu de grâces et d'appas. Et, le fripon qu'il est, il a toute la mine, De ne marchander pas celui qui l'examine.

Or, voyez le bel embarras,

Lorsque, pour prix de mon ouvrage,

J'aurai perdu ma liberté !

Lorsque, en vous regardant, mon cœur m'aura quitté,

Et qu'il ira vous rendre hommage !

Le vôtre me parait manquer de charité.

Jamais il ne voudra, je gage.

Lui donner Thospitalité.

Ce n'est pourtant pas que je sois fort jaloux de ma liberté ; le plaisir de la garder n'est pas si grand ; ei plût au ciel l'avoir perdue arec vous, si vous étiez bien aise de l'avoir trouvée I

Hais qu'à vos cruautés j'aille exposer mon cœur ! Je suis en vérité votre humble serviteur K »

A partir du succès de la Surprise de VAmoury Marivaux poursuit jusqu'en 1746 sa carrière dramatique' avec une étonnante fécondité : son théâtre contient trente-deux pièces, toutes représentées, sauf deux. Il n'est pas toujours heureux, tant s'en faut: beaucoup de ses comédies échouent; les plus travaillées n'ont souvent qu'un demi-succès et à peine quelques représentations, comme le Dénouement imprévu^ et les

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