Duviquet, Œuvres de Marivaux, t. X, p
2. Nous aurons plusieurs fois à citer les appréciations de Tcibbé Prévost ; généralement justes et bien motivées, elles pèchent assez souvent par excès de vivacité ou de rij^ueur ; parfois ^logieuses sans réserve, elles sont pou après trop négatives et sèches. Il ne faut pas s'en étonner; Prévost, fort honnête homme dans r exercice de son métier de critique, était d'humeur très mobile et changeante.
M. Ed. Fournier (p. xxxui) attribue le passage que nous citons en ce moment à Desfontaines, « qui, dit-il, s'était chargé du recueil ie Pour et le Contre^ à la place de Tabbé Prévost, parti on ne sait où. » Nous ne voyons nulle part la preuve que Desfontaines ait fait cette suppléance i au contraire, selon M. Hatin (Bibliographie de la presse périodique^ p. 42), lorsque, à deux reprises, Prévost interrompît le Pour et le Contre, c'est Lefèvre de Saint- Marc qui continua la publication et composa ainsi une partie des tomes II et XkM et tout le tome XVIII. Or, l'annonce du Cabinet du philosophe eti, on va le voir, dans le tome II -, elle pourrait donc être de Saint-Marc, mais nullement de Desfontaines. Nous penchons pour Prévost.