‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 439 sur 445 · MARIVAUX A LA COMÉDIE-FRANÇAISE · texte numérisé non relu

MARIVAUX A LA COMÉDIE-FRANÇAISE

Nous ne donnerons pas ici, pour les représentations de Mai-ivaux à la Comédie-Française, un relevé analogue au précédent. Ce travail tiendrait trop de place et conviendrait mieux à une édition des œuvres qu'à une étude comme celle-ci. Nous nous contenterons, pour montrer la place que Marivaux tient dans l'ancien répertoire, de transcrire un tableau comparatif, récemment publié, des représentations dites classiques à la Comédie, dans ces dix dernières années*.

i. Mémoires secrets, ddition de Londres, 1780, t. 1, p. 194. — Grirom lui-même no put s'empêcher dû trouver que Marivaux méritait mieux : « En sa qualité de sous-prëceptcur dos Enfants de France, le nouvel académicien a loué tout ce qui en a jamais approclié. et les morts n'ont pas été ménagés plus que les vivants. Celui qui se trouve 1g moins loué ai ce pauvre Marivaux, qui, en sa qualité do prédécesseur, avait cependant le droit le plu« incontestable à l'encens du récipiendaire. » {Correspondance liltiraire, avril 1703, édit. Tourneux, t. V, p. 275.)

Nous avons fait remarquer (p. 1-iO, n. i) que toutes ces injustices avaient ét^ réparées par la mise au concours de l'éloge de Marivaux en 1880. Déjh M. Vitot, recevant M. Octave Feuillet (36 man lb63), avait rendu pleine justice à Marivaux; do même M. Camille Doucet, dans son Rapport sur Ut concourt de 1878, en annonçant celui de 1880. Voy. ces deux appréciations, d'une exacte et fiue justesse.

2. D après le Rapport tur le budget det Beaux-Arts, présenté à la Cliambrc des députés par M. Lockroy, lo 12 avril 1881, p. 99.

Depuis 1870 jusqu'en 1880,

Molière a éié joud. . 1088 fois.

Corneille lâS —

Racine 234 —

La Fontaine 4 —

Kcgnard iO —

Le Sage i 3 fois.

Voltaire 33 —

Sedaine 53 —

Boauiiiarciiais 76 —

Ainsi Marivaux vient, après Molière, en têle de nos auteurs comiques, avec une avance très considérable. Si la statistique n'est pas toujours un moyen très sûr pour apprécier le mérite littéraire d'un auteur, ici du moins elle prouve la faveur dont Marivaux jouit auprès du public.

Le lecteur curieux d'indications moins sommaires trouvera un relevé complet et détaillé des reprises, débuts, représentations extraordinaires dont les pièces de Marivaux ont été l'objet, de 1851 à 1870, dans le Journal intime de la Comédie-Française^ et, pour ces six dernières années, dans les Annales du théâtre et de la musique, de MM. Noël et Sloullig. Voici, du reste, d'après ce dernier ouvrage, le chiffre des représentations pour chaque année de chacune des pièces de Marivaux restées en répertoire :

1875 1876 1877 1878 1879 1880 total

Le Jeu de l'Amour et du Hasard 3

Le Legs 2

Les Fausser Confidences ,

L'épreuve

Pendant la même période, le théâtre de l'Odéon a joué les pièces suivantes de Marivaux :

1875 1870 1877 1878 1870 18S0 total

Lo Jeu de l'Amuur et du Hasard 5 1 . ^ * * ' ^

L'Épreuve > > > 5 > 36 31

L'École des Mèros » » » 7 83 10 4!)

Les Fausses Confidences » » » » ■ 3 3

ADDITIOiNS ET CORRECTIONS'

P. G, n. 1. — Vollaire écrivait en 1739 : « Le spectacle est désert quand on joue ses comédies [de Molière), et il ne va presque plus personne à ce même Tartufe, qui attirait autrefois tout Paris. » [Sommaires des pièces de Molière^ le Malade imaginaire. )\oy,, dans le Moliériste du !•' août 1879,

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