‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 56 sur 445 · Vile de la Raison · texte numérisé non relu

Vile de la Raison

A. Le Français à Londres , de Boissy, satire vive et plaisante, quoique un peu chargée, du caractère français. La comédie de Boissy est du 19 juillet 4 727, celle de Marivaux du 20 septembre de la même année. Voici le passage de Vile de la Raison où Ton vit une critique: « Je t'accuse d'être vain, dit le chevalier au marquis ; tu en conviens, lu badines de ta propre vanité: il n*y a peut-être que le Français au monde capable de cela. ... Vat'en, par exemple, chez une nation lui exposer ses ridicules, et y donner hautement la préférence à la tienne : elle ne sera pas assez forte pour soutenir cela, on te jettera par les fenêtres. Ici, tu verras tout un peuple rire, battre des mains, applaudir à un spectacle où on se moque de lui, en le mettant au-dessous d'une autre nation qu'on lui compare. L'étrangor qu'on y loue n'y rit pas d'aussi bon cœur que lui, et cela est charmant. » (Prologue, se. ].) Duviquet (t. I, p. 201) ne croit pas à la dénégation de Marivaux, sous prétexte que « le sujet et le succès de l'ouvrage de Boissy la réfutent ; • en cela, il montre, ce semble, trop peu de confiance en la parole d'un honnête homme, alors surtout que d'Âlembert, un contemporain peu suspect de par-

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