Joumalj t. II, p
à. Nous ne prétendons nullement présenter M"** de Tencin sous des couleurs difTérentes de celles dont la peint Thistoire. La première partie de sa vie n'est rien moins qu'édillante : sa jeunesse orageuse, le scandale public de ses liaisons avec le cardinal Dubois et le duc de Richelieu, avec le coQseiller La Fresnaye, dont on sait la mort accusatrice, ses intrigues politiques et religieuses, montrent trop clairement chez elle l'absence de tout sens moral. Mais lorsque, à partir de 1726, elle eut renoncé à la galanterie, elle réussit à faire oublier son existence passée, et ce n^est que dans cette seconde période, calme, décente, honorable, consacrée surtout aux plaisirs de l'esprit, que Marivaux la connut, éprouva sa bonté très réelle, et devint un de ses familiers. Il ne pouvait alors y avoir de déshonneur à recevoir ses bienfaits ; tandis que ceux de M*"" de Pompadour, favorite avide, fausse artiste et faux bel-esprit, protectrice intéressée, laissent une tache sur tous ceux qui n'ont pas eu le courage de s'y soustraire.
5. Certainement à Tinflucnce de M*"^ de Tencin, qui était une des plus intimes amies de M*"^ de Pompadour. En effet, elle avait habilement secondé l'intrigue qui fil de M"" d'Etiolés une favorite (de Concourt, Jtf^^ de Pompa-