‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 94 sur 445 · D'Alembert, p · texte numérisé non relu

D'Alembert, p

2. 19 octobre 17dd. Le Mercure (octobre 1744) enregistre en ces termes ce piteux échec : « Le 19, les comédiens français donnèrent la première représentation d'une comédie nouvelle, en prose et en un acte, intitulée ia Dispute. Cette nouveauté n'ayant pas été goi^tée du public, l'auteur l'a retirée après la première représentation. » Deux ans après, il est vrai, Marivaux prenait sa revanche avec le Préjugé vaincu : « Le samedi 6, les comédiens français représentèrent pour la première fois une comédie en prose, en un acte, intitulée le Pr^'ugé vaincu. Quoiqu'elle eût été bien reçue, l'auteur a jugé à propos d'y faire quelques changements, qui ont fait redoubler les applaudissements et l'affluence des spectateurs. L'auteur ne se nomme point malgré son succès. Quelques personnes ont cru que cet ouvrage était de M. de Marivaux : nous n'éclaircirons pas ce mystère, mais nous dirons que c'est faire l'éloge de la pièce que de l'attribuer à un écrivain célèbre par tant de succès brillants sur les deux théâtres, et par des ouvrages excellents. On peut dire qu'on trouve dans cette pièce la vivacité du dialogue, l'abondance des pensées fines et l'art d'intéresser le spectateur que l'on trouve dans les autres pièces de M. de Marivaux... » etc. (Afe»'Ctfre, août 1746.) Suit une longue analyse, ou, comme on disait alors, un extrait de la pièce. I^e succès de en petit acte fut pour Marivaux le dernier que, de son

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