‹ Mars; (volume 2)Chapitre 53 sur 91 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

DU FANATISM]

Le fanatisme n'est uns doute pas autre chcw fatalité effrayante qui se réalise par rKomme Ton veut prophétique, comme parle Hegel, est a les signes, elle les appeUe ; elle va au devant surgir par incantation. D'un côté elle mépri: taire par violence tout ce qui n'est pas signe ; < est par là plus directement odieux qu'aucune . elle s'entraîne elle-même vers l'état sibyllin, et aux autres. On comprend déjà en quel sens et d'abord guerre contre tout ce qui est raison espérance ; enfin contre toute ferme volonté, fanatique, l'impiété même, non seulement p signes, mais aussi par cette influence contraire magiciens connaissent. Remarquez id que, ce ' ver, ils le savent déjà ; c'est qu'un homme n homme raisonnable, peut beaucoup dans un ques, et jusqu'à faire taire ces murmures de I par le sentiment. Or cela même, qui est à mes ; est exactement pour eux l'impiété, l'impureté, toute discussion religieuse on retrouve ce co: table de famille. Et j'ai vu plus d'une sibylle b Far là le conflit religieux est relié profondément et Paix. Un Fataliste ne peut annoncer le bonh les veut ; il y aurait apparence qu'on peut ^ l'espérance est réduite à l'espérance du plus gi enchaînées. Par là le Fatalisme est guerre.

J'insiste, parce que le Machiavélisme, que d'abord toujours, est un petit ennemi, anaibi

pensée. Mais il faut qtte rhôifUkiê âagt toilipfeilile cette étrange folîe afin de ne pas tt^béi* itii-'même datis liddlgnaticni, retour du sauvage, et guerre contre guerre. Et ce travail d attention, toujours éclairé de quelque joie, et qui délie l'esprit par une vue claire des passions, est bien plus important et tout aussi difficile que de réfuter point par point un déterminisme abstrait, savant d'apparence, mais qui n'est réelle** ment qu'une espèce d'incantation encore. Quand la mystique de la guerre sera en plein jour, le sage ne s'étonnera plus que la paix soit méprisée, haïe, persécutée.

Pour moi, le sort, en Céè tempâ tristes, m'a heureusement séparé de ces opinions despotiques, cent fois répétées dans les mêmes termes, et avec l'accent d'une certitude passionnée. Aussi, par un détour, cette obstination de presque tous, qui allait jusqu'à rendre froids et muets des amis dti vingt afis, cette obstination, considérée à distmce, m'a montrà lé vrai chemin de réfléchir sur ces choses, qui était d'expliquer d'abord tette étrange foreur de croire le pire et de haïr du premier mouvement celui qui veut espérer^

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