CHAPITRE VI
LA COLONISATION MARSEILLAISE EN DEHORS DE LA MÉDITERRANÉE AU XVIII* SIÈCLE.
IL — Sénégal et Gambie : André Brùe, David, Durand, Pelletan.
Sur la route qui conduisait aux Indes orientales, nous possédions en Afrique les établissements du Sénégal et de la Guinée, simples comptoirs de traite. Sur les côtes d'Afrique, pas plus que sur celles de l'Inde, il n'était question de colonisation. Traite de la gomme, de la poudre d'or, de l'ivoire, du maniguette ou poivre africain, traite des esclaves surtout, telle était la préoccupation des compagnies qui y avaient fondé des établissements la plupart du temps misérables. Les plus importants, avec leurs fossés, leurs remparts bastionnés, leurs canons et leur faible garnison, portaient le nom de forts. Sans l'urgente nécessité du trafic des pièces d'Inde pour la vie des colonies européennes d'Amérique, et les beaux bénéfices qu'il procurait souvent, on ne comprendrait pas les rivalités des puissances coloniales qui toutes voulurent avoir leurs forts et leurs postes, voisins et jaloux les uns des autres. Intriguer auprès des chefs indigènes des environs pour obtenir par des cadeaux la traite la plus fructueuse, les indisposer contre les Européens des autres comptoirs et les ! détourner d'entrer en relations avec eux, tel était le rôle ordinaire et
peu agréable de leurs commandants. La colonisation n'y gagnait guère et la civilisation moins encore. On s'étonne que, pendant plus | de deux siècles qu'il dura, cet état de choses n'ait soulevé aucune
' protestation. L'histoire de pareils établissements serait sans intérêt
| s'ils n'avaient préparé la colonisation et la pénétration de l'Afrique
au xxe. siècle. Certains agents des compagnies déployèrent à leur
service une intelligence et une énergie dignes d'une meilleure cause. Quelques uns même, en avance sur leur temps, firent, dès le xvnie siècle , œuvre de colonisateurs ; c'est leur nom surtout qui mérite d'être sauvé de l'oubli.
Par la traite des produits naturels, le commerce des côtes d'Afrique n'avait guère de rapport avec celui des Indes orientales; par celle des esclaves, il était lié plutôt avec celui de l'Amérique. Aussi les comptoirs français ne firent pas partie de la concession de la Compagnie des Indes orientales jusqu'à Law. Mais le commerce d'Afrique ne fut jamais libre, ni en Sénégal ni en Guinée. Au Sénégal, les comptoirs passèrent successivement entre les mains de cinq compagnies depuis leur fondation, en 1626, jusqu'à la fin du xviic siècle (1). Toutes nanties d'un privilège exclusif, toutes confinées dans leurs forts de l'île Saint-Louis et de Gorée, toutes, sauf la première, furent réduites à abandonner leur concession après de mauvaises affaires.
Toutes avaient été formées en Normandie ou à Paris. En 1718 la Compagnie d'Occident de Law absorba une sixième compagnie du Sénégal, constituée à Rouen en 1709. La Compagnie des Indes, qui lui succéda et survécut au naufrage du Système, garda la côte d'Afrique dans sa Concession. Les Marseillais, défenseurs obstinés de la liberté du commerce contre Colbert, s'étaient systématiquement tenus à l'écart des grandes compagnies chères à ce ministre. Mais ils avaient de plus en plus besoin d'employer leurs capitaux et leur activité en dehors de la Méditerranée. Ils sollicitaient ardemment depuis 1707 la permission de participer au commerce de l'Amérique. Pour avoir part à celui des Indes orientales ils souscrivirent des actions de la nouvelle compagnie. S'ils n'avaient été que ses actionnaires leur rôle colonial eût été médiocre, mais ils prirent part à la direction de ses affaires. Au Sénégal, grâce à l'impulsion donnée par l'un d'eux, vrai créateur de la colonie, ils ont été pendant tout le xvme siècle, les plus brillants, ou même les seuls représentants de la colonisation française.
Personne n'a soupçonné jusqu'ici que le célèbre André Brûe fût Marseillais. Ni le P. Labat qui a utilisé son journal et ses mémoires
(1) Compagnies de Dieppe et Rouen (1626-64) ; Compagnie des Indes occidentales (1664-73»; Compagnie d'Afrique (1673-81; Compagnie du Sénégal de d'Appougny (1681-95); Nouvelle Compagnie d'Appougny et Compagnie de Paris (1696-1709),
pour composer sa Nouvelle relation de l'Afrique Occidentale, publiée en 1728, ni l'abbé Prévost, ni Walckenaër, qui n'ont guère fait que le copier dans leurs Histoire de» Voyages, n'ont dit un mot de son origine. Félix Berlioux, qui a récemment élevé un monument à la mémoire de ce brillant colonisateur (1), en étudiant son œuvre avec tant de conscience et de sagacité, n'a pu que regretter le silence de ses devanciers.
Mais Pierre-Augustin Guys, auteur de Marseille ancienne et moderne, cite dans la galerie des citoyens « qui ont fait honneur à leur patrie », dont il aurait voulu être le Plutarque, Brùe, employé par la Compagnie des Indes, auteur de relations intéressantes sur le Sénégal. Cette double indication est déjà suffisamment précise, mais, de plus, le nom de Brùe est accolé par Guys à celui du chevalier d'Arvieux, dont le dominicain La bat a aussi publié les Mémoires. Le doute n'est donc pas possible; d'ailleurs d'autres indications auraient pu déjà faire supposer que Brûe était tout au moins Provençal. Les Archives de la Chambre de Commerce de Marseille renferment, en effet, plusieurs documents qui le concernent. Ils permettent de combler, incomplètement encore, les lacunes de la biographie de Berlioux qui n'a trouvé dans La bat aucune indication sur la vie de Brûe en dehors de ses séjours au Sénégal. Ils jettent un nouveau jour sur la physionomie de ce Marseillais.
André Brue fut envoyé au Sénégal en 1697. On ne sait ni quel était son âge, ni quels avaient été ses débuts. Cependant Labat nous apprend qu'il avait séjourné à Tripoli de Barbarie et qu'il y avait recueilli des renseignements sur les caravanes soudanaises venant de Tombouctou (2). L'échelle de Tripoli était très peu fréquentée jusqu'alors par les Français qui n'y résidaient même pas d'une manière suivie, La correspondance conservée à la Chambre de Commerce et aux Affaires étrangères ne contient aucune indication au sujet de Brue. On peut supposer qu'il ne s'arrêta à Tripoli qu'en passant, en 1714, quand il rentrait de Syrie en France,
(1) Etienne-Félix Berlioux. André Brùe ou l'origine de la colonie française du Sénégal. Paris, Guillaumln. 1874. — Cf. Labat; abbé Prévost. Hist. générale des Voyages, t. h, p. 460-651; Walckenaër. Collect, des relations de voyages, t. net m; — Cf. Durand. Voyage au Sénégal, Paris, 1807, 2 vol. in-8*. Discours préliminaire, p. xxv-xxxv.
(2) Nouvelle relation de VAfr. occid-, t. m, p. 362-365,
Appartenait-il à ,une famille de marchands établis dans les échelles ? Louis Brûe, autour de 1700, figure parmi les principaux résidents français, d'abord à l'île de Chypre, puis à Seyde (Saïda). De nombreux Brûe remplirent au xvine siècle les fonctions de drogmans ou de chanceliers. L'un d'eux était drogman de l'ambassadeur à Constantinople en 1709 ; la même année Jean Brûe était chancelier du consul de l'Ile de Milo ; on peut citer un autre Brûe, drogman à Alexandrie en 1672 ; un homonyme exerçait la même charge à Seyde, cent ans après, en 1771. André Brûe appartenait peut-être à cette dynastie puisqu'il devait remplir lui-même plus tard les fonctions de vice-consul.
Il est donc probable qu'il avait commencé sa carrière dans les échelles du Levant, école des jeunes Marseillais, comme employé d'un comptoir ou plutôt d'un consulat. Berlioux a cru qu'il avait dû être militaire, puis marchand, à cause des termes de la commission qui lui fut délivrée par les directeurs généraux de la Compagnie, le 4 juin 1697. Elle est adressée au sieur André Brûe, chevalier du Saint Sépulcre de Jérusalem, et il est question de sa « capacité, probité, bonne conduite, et expérience au fait de la guerre et du commerce » (1). Le titre de chevalier du Saint-Sépulcre semble bien indiquer des fonctions remplies dans quelque consulat ;. le reste pouvait n'être que formule de style.
Quoiqu'il en soit, Brûe partit en 1697, au moment où la paix européenne venait d'être rétablie, comme « directeur général et commandant dans tous les pays de la Concession » de la Compagnie royale de France aux côtes du Sénégal et autres lieux d'Afrique. Cette concession s'étendait du cap Blanc à Sierra-Leone. La situation des établissements français était misérable et fort précaire. Le vieux fort de Saint-Louis, avec ses quatre bastions construits autrefois par les Normands et ses trente canons, était entouré de quelques huttes qui servaient d'habitation aux serviteurs et employés. « On n'y voyait rien qui ressemblait à une ville, ni même à un village. Brûe trouva les deux forts de Gorée, dit Labat, dans un état à faire pitié, les magasins découverts et presque abattus et les employés de la Compagnie réduits à une si grande extrémité, faute de vivres et de marchandises de traite, qu'ils avaient été obligés de vendre jusqu'aux gonds,
(1) Nouvelle relation de TAfr. occid., t. i, p. 48-49.
aux pentures et aux verrous des portes pour avoir du mil pour subsister. »
« Les rois indigènes, ajoute Berlioux, étaient restés les maîtres du pays et les Français étaient entièrement à leur merci. Sans leur consentement il était bien difficile d'avoir des provisions, de faire du commerce, de trouver des serviteurs. Les chefs réclamaient une redevance pour laisser prendre de l'eau ou du bois : ils réglaient les ventes, fixaient le prix des marchandises et indiquaient les marchés où les échanges devaient avoir lieu. »
Tout allait changer. Le premier séjour de Brûe comme directeur dura cinq ans (1697-1702). Il déploya dès son arrivée une activité extraordinaire pour faire cesser cette situation précaire, mettre de Tordre dans la gestion des comptoirs, donner de la vie au commerce, fortifier l'influence française; il voulut surtout parcourir par luimême tous les territoires de la Concession, dont les côtes même étaient mal connues, en prendre réellement possession et chercher les emplacements les plus favorables pour y créer de nouveaux établissements.
Mais son idée la plus féconde fut l'exploration du haut Sénégal, des pays qui conduisaient aux mines d'où provenait l'or du Galam et au Niger, la création de postes successifs qui nous rendraient maîtres des routes de l'intérieur et détourneraient les caravanes, ou les dioulas indigènes, du chemin de la Gambie où les Anglais nous disputaient le trafic. Par son grand projet de pénétration Brûe devançait Faidherbe qui, cent cinquante ans après, fut son véritable continuateur.
L'année même de son arrivée Brûe remontait le Sénégal pour aller voir surtout le siratik, roi des Fouis, le prince le plus puissant des rives du Sénégal. Il s'arrêtait dans chaque village, gagnait les chefs et les populations par son savoir faire autant que par ses présents. « Aussi le commerce se ranimait partout, les anciennes alliances étaient renouvelées et les indigènes se montraient empressés autour des visiteurs. »
En 1698 Brûe fit son voyage au Galam, pays situé entre le confluent du Sénégal et de la Falémé, où Louis Moreau de Chambonneau avait essayé de fonder un comptoir en 1689 ; il remonta le fleuve jusqu'aux chutes de Félou, où il cessait d'être navigable. Empêché d'aller plus loin, il recueillit de nombreux renseignements
sur les pays qui s'étendaient jusqu'au Niger et précisa ses plans î échelonner une ligne de postes fortifiés le long du Sénégal, en établir dans le Galam même qui servirait de base aux expéditions d'exploration. Les visées du directeur étaient vastes puisque Labat parle d'un projet de voyage à Tombouctou , la ville légendaire à Marseille surtout, car toutes les relations, de Tripoli, de Tunis, du Maroc, la représentaient comme le grand marché de l'intérieur, le centre du pays le plus riche du Soudan, d'où venaient les caravanes de marchandises qui parvenaient à la côte. Quelque ambitieux et ardent qu'il fût, Brûe rêvait une pénétration toute paciilque. Il avait négocié et obtenu des chefs indigènes, entre autres du siratik des Fouis, toutes les autorisations nécessaires et la concession des einplacecemeuts pour les établissements qu'il méditait.
Brûe, pressé de revenir à Saint-Louis, avait dû s'arrêter à l'entrée du Galam mais il avait pu savoir que les gens de ce pays tiraient l'or du Bambouk. Le frère augustin, Apollinaire, ancien chirurgien de la Compagnie, laissé par lui sur place, fut chargé d'un voyage d'exploration pour vérifier le fait. Apollinaire visita tout le Galam, le Khasso, le Bambouk, et rédiga sur ces pays un rapport que Brûe put envoyer à la Compagnie le 8 octobre 1699, en lui demandant l'autorisation d'élever un fort au Galam. Celle-ci lui parvint l'année suivante et le Tort fut immédiatement construit, non loin de l'emplacement actuel de Sénoudébou sur la Falémé.
Cette aunée-là le directeur avait entrepris un grand voyage vers le Sud pour connaître les parties méridionales de la concession, négligées jusque-là par les compagnies du Sénégal et fréquentées surtout par les Anglais ou les Portugais, seuls à y posséder des établissements. Dès 1098, il avait fait créer deux comptoirs à Gérèges et Albreda, sur la Gambie d'où il rêvait d'expulser les Anglais. Après les avoir visités il entra dans l'estuaire du Rio-Geba, remonta le Rio- Grande qui s'y jette, explora l'archipel mal connu des Bissagos et traversa le premier tout le pays entre la basse Gambie et le Cacheo en franchissant la Casamance. Il revint à Saint-Louis, convaincu de la faiblesse des Anglais et des Portugais dans ces régions, et plein d'espoir pour l'avenir.
Ce second voyage avait eu des résultats durables. Brûe, grâce à l'ascendant qu'il savait prendre sur les indigènes, avait pu rétablir le comptoir abandonné de Bissao sur le Rio-Geba, à côté de celui
des Portugais et malgré leur opposition. Il avait surtout rapporté une idée féconde qui montre que la largeur de ses vues s'étendait au delà des spéculations mercantiles auxquelles se bornaient toutes les compagnies sur les côtes d'Afrique. L'île de Boulam, à l'entrée du Geba, l'avait séduit par sa belle végétation plus que les Bissagos ses voisines. Il résolut d'y fonder une exploitation agricole. Les plantations, pensait-il, pourraient donner surtout du sucre et du rhum et aussi du coton, du cacao et de l'indigo. Leur création lui paraissait d'autant plus facile qu'on devait trouver des travailleurs à bon compte dans le pays. * Les esclaves, si chers en Amérique, remarque La bat, y sont à très bon marché et on en peut avoir tel nombre qu'on voudra sans être obligé aux dépenses excessives qu'il faut faire en Amérique pour fournir une habitation du nombre de nègres qui y est nécessaire pour la faire valoir (1). »
Honneur à Brûe d'avoir fait la première tentative pour créer sur cette côte occidentale d'Afrique une colonie véritable. Il avait eu l'idée toute simple, mais qui n'était venue à personne, d'employer sur place la main-d'œuvre africaine, au lieu de la transporter à grands frais en Amérique. Homme de premier mouvement, comme tout bon Marseillais, le directeur avait voulu passer aussitôt de la conception à l'exécution. Parti sur le Rio-Grande à la recherche du chef dont dépendait l'île de Boulam pour lui en demander la cession, il avait été assez habile pour l'obtenir. Cependant les circonstances ne lui permirent pas de réaliser ses plans. Ils devaient être repris plus tard en 1784 et en 1792, par les Anglais eux-mêmes.
Enfin, Brûe avait songé à l'extension de l'influence de la Compagnie au nord du Sénégal, mais le temps ne lui fut pas laissé de s'en occuper activement. Entre temps il avait voulu revenir de Gorée à Saint-Louis par terre à travers le Cayor ; cette roule avait été déjà parcourue par Dancourt en 1682, mais Brûe a laissé la première description du pays. Déjà les rapports étaient souvent tendus avec le belliqueux damel du Cayor. Peu de temps après, le directeur, attiré par lui dans un guetapens, ne fut remis en liberté que moyennant rançon» Il s'apprêtait à tirer de cette trahison une vengeance éclatante quand il fut rappelé en France en 1702,
(1) Berlioux. André Brûe, p. 140.
La Compagnie, dont les affaires périclitaient, lavait nommé directeur général pour essayer de sauver la situation. En quittant l'Afrique, Brûe n'oubliait pas ses projets d'expansion. Il voulut passer par le Portugal où il négocia infructueusement l'acquisition entière de Bissao, en 1703. Les Portugais étaient en train de négocier avec sir Methuen le traité qui allait les lier pour longtemps aux Anglais et de décider leur rupture avec la France. Peu de temps après, leur fort de Bissao allait être rasé par une expédition française. Brûe, toujours actif, avait profité de son séjour à Lisbonne pour rédiger un mémoire sur le Portugal et ses ressources.
Son premier passage en Afrique avait été fructueux, bien qu'il n'eût pu qu'ébaucher ses plans. Il rapportait des vues fécondes qu'il put faire partager à sa Compagnie et au gouvernement. Mais rheure n'était pas aux grands projets. Le désordre des affaires de la Compagnie était trop grand pour pouvoir être guéri. Bien qu'elle eût pu conclure avec la compagnie anglaise, sa voisine, un traité de neutralité, en 1705, les malheurs de la guerre de Succession achevèrent de la ruiner.
Brûe seul eût pu la sauver. Il s'était montré excellent administrateur autant qu'homme à idées. Il avait fait cesser le désordre dans les comptoirs, mis un terme aux discordes entre officiers et employés, essayé de modérer leurs dérèglements. Habitué à la bonne police des colonies franques des échelles du Levant, surveillées par la Chambre de Commerce de Marseille, il avait essayé de l'introduire au Sénégal. Labal nous apprend que, dès son arrivée à Saint-Louis il obligea tous les employés à prendre leurs repas dans le fort, à assister à la prière soir et matin. Ce fut encore son premier acte dans sa seconde mission.
Mais, dès qu'il fut parti, les anciennes habitudes reprirent le dessus. L'indiscipline et l'inconduite régnèrent de nouveau. Les indigènes ne furent pas longs à en souffrir ou à s'en apercevoir et leurs dispositions changèrent aussitôt. Les Mandingues prétendirent qu'ils étaient déliés par le départ du directeur des engagements qu'ils avaient pris et s'emparèrent du fort de Dramanet dans le Galam (décembre 1702). Mal obéi au Sénégal, mal secondé par les actionnaires, Brûe ne put conjurer la ruine.
La Compagnie de Paris, impuissante, fut donc heureuse de vendre son privilège, le 20 février 1709, à une compagnie dite de Rouen.
ALEME ET SANAGÀ'»^ Dans les Pays de ïllsIMJl VC ET TAMRA A WRA.
ErfirOr âr Util?* rontaïuni-i
t # * f J * j "■ *" J J» fj>
f. l/isIMJl VC t.
|\y Lci'* sur
Midv