‹ Marseille et son intendance sanitaireChapitre 21 sur 35 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

aux mensonges, enfin à toute critique de mauvais aloi, sous quelque forme qu’elle se produise, et la question sanitaire est une de celles, sans contredit, qui est le plus capable d’en susciter.

Dans les derniers jours d’octobre, un médecin que je crois servir en ne pas le nommant , à rendu dans un journal de province, un compte mensonger de la modeste lecture que j'ai faite à l’Académie, dans sa séance du 29 septembre dernier, dans le seul intérêt de notre armée du Mexique; dans ce factum , qui certes, ne brille que par la méchanceté et nullement par l’esprit ou le style, il s’est laissé aller contre Marseille, contre deux honorables confrères, et contre moi, à des injures assaisonnées de ces plaisanteries grossières ou fadasses que les acteurs des foires envoient à la foule du haut de leur tréteaux.

Quel motif a pu avoir ce monsieur en écrivant ce stupide article et surtout en prenant pour texte principal de ses bouffonneries la finale en us de nos noms, lui qui a l’avantage d’en porter un susceptible d’alimenter pendant plusieurs mois les colonnes du Figaro ou du Charivaris Nous l’ignorons absolument et cela nous importe d’ailleurs fort peu. Personnellement, je profite de l'occasion pour le dire une fois pour toutes , je ne répondrai jamais à des attaques de ce genre que par le plus souverain et le plus profond mépris. Telle fut la conduite de Victor Bally ; lorsque des calomnies parties des régions les plus basses du corps médical tentèrent d’obscurcir sa gloire et de faire douter de son dévouement, il se borna à attendre et à mépriser. Je suivrai donc l’exemple que m’a donné mon maitre, convaincu que je ne saurais en trouver un meilleur. Que M. le docteur X***se serve de son rasoir à son aise , c'est son droit ; mais qu'il se mette bien dans la cervelle qu'il ne coupe pas assez pour me blesser et me faire pousser le moindre cri.

PIECES JUSTIFICATIVES

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