BASQUINE, BAMBOCHE
jc lui pardonne, moi, surtout parco qu'il s’en va... Basquine... ma Basquine, que je te voie... que jo te regarde.
basquine.
Oui, c’est bien moi... toujours frappée... toujours me redressant sous les coups que l'on me donne, et toi, toujours accourant au moment ou fai besoin de toi.
BAMBOCUB.
Est-ce que tu en doutais? list-co que tu no te souviens pas que
j'ai là en rouge sur mon bras droit, deux mains, et écrit au dessous: Martin et Bamboche à la vie, à la mort... PU là sur mon Ira gaucho en bleu, deux cœurs, et au-dessous : Bamboche et Basquiw pour la vio I Et tout cela est bien autrement tatoué là... {te fnppant sur le cœur); pour celui de vous deux qui le voudra le premier, je me fais tuer, mois là sans barguigner, lu le sois, lu 1» sais bien, n’est-ce pas?
BASQUINE
Oui, frère !
Ah ! plus do frère, ne commençons pas comme il y a cinq nu, sois ma femme, ma femme chérie.
BASQUINE
Non, mon ami...
BAMBOCM.
Non? non?... Basquine, est-ce que tu en aimes un autre?», fct-ce que depuis cos cinq ans...
BASQUINE
Bamboche, élais-jo libre... t’avatvjorion promis?
C’est vrai, mois mille noms!...
BASQUINE
J’aurais donc pu aimer un homme laborieux, rangé, dévoué comme toi...
Commo moi... oui... cherche...
BASQU1NI.
Jo no l’ai pas fait, et mon cœur est comme lorsque je fui quitté.
BAHBOCHl.
Ton cœur, tu n'en n'as pas.
BASQUINE
Bamboche !
Non, tu n’as pas de cœur, pis pour moi, du moins...
Basquine.
Pauvre anii, qui ne comprend pus...
Qu’esl-ce qui le dit que je lie comprends pas... C’est bien difficile , n’est-ce pas, d’être laborieux, rangé, calme, patient?... Tu ne me réponds pas ? Mille millions do tonnerres!... [Il cotte une chatte.) Que je suis donc malheureux I
BASQUINE
Bamboche ! voilà des morceaux qui répondent pour moi. [Bamboche reste honteux et consterne, Claude Gérard paraît à b porte du fond*)