‹ Masques et bouffonsChapitre 7 sur 46 · IG · texte numérisé non relu

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Oui, dedans la troupe italique,

Était un si charmant comique.

Elle a fait ce tour, par dépit,

Comme je crois, de maint répit Ou’il fallait que la mauricaude,

Qui ne veut pas que l’on la fraude,

Accordât, sans nul doute, à ceux Qui voyaient ce facétieux;

Lequel, leur inspirant la joie,

Lui ravissait ainsi sa proie.

O vous, qu’il a fait vivre ainsi,

Daignez donc, en lisant ceci,

Faire pour lui quelque prière,

C’est le moins que vous puissiez faire. »

Pierre -François Biancolelli, né en 1681, connu sous le nom de Dominique que portait son père, lit ses études au collège des Jésuites. Au sortir de ses classes, il se lia avec Joseph Tortoretti ( Puscariel ), qui courait alors la province, et entra dans sa troupe. îl débuta avec succès dans les Trivelin, à Toulouse, il alla ensuite à Montpellier, où il épousa la fille de Tortoretti, dont il était devenu amoureux à Paris, et pour laquelle il s’était fait comédien.

11 passa ensuite en Italie avec sa femme, et joua à Venise, Milan, Parme, Mantoue, Gènes, puis revint en France et joua en province jusqu’en 1710. SI vint de nouveau à Paris, et joua jusqu’en 1717 aux foires Saint-Germain et Saint- Laurent, après quoi il entra dans la troupe italienne du Bégent. Biancolelli fut auteur de plus de quatre-vingts pièces pour le répertoire italien. SI mourut à Paris en 1754.

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