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LE VRAI

Revue Illustrée j i" mai 1888

Mesdames.

Messieurs.

Le peintre qui a l'honneur de comparaître devant vous est, certes, depuis quelques années, pour des causes diverses et pas toujours artistes, connu du public, et d"un public nombreux. Tels de ses petits tableaux ont plu. en des expositions, ou bien aux vitrines des marchands. On se souvient encore du vif succès bourgeois qui accueillit une « ohnète» et gracieuse page de couleurs, à un des Salons derniers : la Sirène. La chromolithographie, — qui est à la peinture ce que les orgues de barbarie sont à la musique, une calomnie — a popularisé cette com-

position. De même, tels autres envois au Salon ; je ne saurais pourtant, bien que l'avocat de M. Jan van Beers — dans une circonstance difficile qu'il traverse par son irréflexion. — en parler avec la même faiblesse complaisante que pour tels ou tels tableautins, quincaille de parisianisme, où la verve de l'artiste, moins solennelle, moins apprêtée, plus intense, plus intime, se révèle curieusement.

Oui. M. Jan van Beers était — si ce n'est apprécié — connu du public au moins, et depuis déjà assez belle lurette. lorsqu'est arrivé ce récent et fameux procès, fameux encore parce qu"il est d'hier, que mon client a suscité en attaquant ses contrefacteurs, procès qui s'est retourné contre lui. et où il s'est défendu avec une ingénuité remarquable. « Ah ! que vous avez été naïf! » lui disait l'autre jour M. Munkaczy, qui n'est pas naïf, lui, en visitant l'Exposition organisée, pour la forte somme, dans la galerie de M. Durand-Ruel. Ingénu, en effet, M. Jan van Beers. d'avouer ce que pratiquent les plus célèbres peintres comtemporains, avoir fait parfois un iahleaii en double, et s'être un jour, pour certaine toWe, fait aider par un manœuvre dans la préparation des dessous. La confession est imprudente ; les ennemis transformèrent le cas exceptionnel en habitude, car ce peintre a, — ce qui prouverait un peu son mérite, — de nombreux décrieurs ; on ne lui pardonne pas de vendre deci, delà,

assez cher ses petits tableaux parisiens. Puis il est étranger; il travaille, il s'amuse, il vit enfin loin des coteries; il a vaguement réussi sans elles. Donc. haro sur le baudet! Il n'y a plus assez de chroniques, chroniques à coups de bâton, pour lui tomber sur le dos. — Mafoi! c'estinjuste, et je demande la permission de plaider.

D'abord, je ne veux pas m'occuper du procès en lui-même. On a plaisanté beaucoup, avec infiniment d'esprit facile, sur les vrais et les faux van Beers. « Il n'y en a pas de vrais, dit l'un. — Je préfère les faux, dit l'autre. » Ce qui est certain, assure le peintre, « c'est qu'il y a des van Beers, de quelque provenance qu'ils soient. Et ils ont un genre, une manière. Dans un salon, une galerie d'amateurs, pas besoin de voir la signature. Et c'est quelque chose, en peinture comme dans les lettres, d'avoir un genre, une manière, où vous êtes aussitôt reconnaissable. Les trois ou quatre rapins qui se prétendent les auteurs de ces tableaux si alertes, s'ils en sont capables, peuvent affronter la critique en signant de leur nom; ils ontun sens particulier de la modernité. » — Quoi qu'il en soit, voilà qu'après avoir parlé des vrais et des faux van Beers, il faut distinguer encore dans les vrais, car il en est de plusieurs sortes :

les grands tableaux d'histoire;

les moyens tableaux de genre;

les paysages ;

les petits tableaux, fantaisies et observations modernes;

les portraits.

N'est-ce pas, Messieurs les juges, toutes ces classifications sont bien tentantes pour les malintentionnés, pour les calomniateurs, aussi pour les simples médisants, hélas! et pour les procès? D'autant que M. van Beers prête fort l'échiné, à se montrer sévère.

D'abord, les tableaux d'histoire. Ils datent de la première façon de ce peintre. Né, il y a une quarantaine d'années, dans une petite ville près d'Anvers, ce jeune belge eut l'ambition d'être le peintre des épopées historiques de son pays. « Le Vivat des gueux, — épisode de la bataille d'Austruweel », est de cette inspiration du début. Un chef vêtu de la cuirasse, coiffé d'un feutre à plume blanche et rouge, lève d'une main son épée, et de l'autre brandit le drapeau, dans la mêlée furieuse. A citer encore : La Sorcière. Et une composition qui n'est pas sans qualités de couleurs et sans puissance dramatique : Reconnaissance du peuple envers Jacques van Arievelde. Ces tentatives d'évocations du passé, on ne pourrait le nier sans mauvaise foi, sont estimables, les preuves d'un excellent apprentissage,

et, mieux que cela, des preuves du talent banal. M. Jan van Beers ne fut pas encouragé par ses compatriotes. 11 vint à Paris, la ville qui répand sur le monde sa clarté intellectuelle, qui lui envoie partout, comme une électricité, l'illumination de son cerveau prodigieux. Et là, ses goûts se transformèrent. Il vit la Parisienne; je ne veux pas dire la femme née à Paris, mais la jolie femme, — même la presque laide, car lorsqu'elle sait s'habiller, dessus et dessous, elle peut être délicieuse, — la jolie femme venue de n'importe où, et qui sut acquérir l'allure exquise, cet on ne sait quoi appelé « le chic ».

— Le chic de Paris.

Adieu, les tableaux d'histoire. M. Jan van Beers, dès lors, a l'obsession de la vie élégante ; et son œuvre en est hantée, soit qu'il parachève, jusqu'à devenir presque détestable, de moyens tableaux de genre,

— seconde classification, — soit qu'il peigne lestetement, mais encore avec minutie, de tout petits panneaux pour lesquels tous ceux qui sont épris de poupées distinguées, luxueuses jusqu'à la peau, tous ceux qui aiment Paris, son aspect et son parfum de vice, tous ceux qui s'intéressent aux joliesses des mœurs boulevardières ou mondaines d'aujourd'hui, tous ceux qui aiment la femme et « l'état d'amour » de cette fm de siècle, ne peuvent pas — c'est l'expiation de leurs péchés — ne pas avoir une attirance.

On a pu reprocher à quelques œuvres de M. Jan van Beers de faire songer à des photographies coloriées ; et d'aucunes, en effet, ont le tort de sembler de parfaits — l'épithète est employée dans le meilleur sens — modèles de « chromos. » 11 ne s'agit pas ici de telle toile, par exemple : Flirtation. Un monsieur en habit noir, légèrement incliné, fait la cour à une femme blonde en robe rose, coquette dans un fauteuil et jouant avec son éventail, noir comme les bas noirs qu'on voit un peu au cou des petits pieds croisés sur les coussins de peluche. Il ne s'agit pas d'un autre tableau : Peace uith honor. Ou bien encore, un jeune homme en costume de lawn-tennis, assis sur un banc de jardin, près d'une jeune fille, semble lui murmurer un premier aveu. C'est très gentil, sans doute, mais un peu « romance »; et l'exécution, bien que très habile, n'ôte pas au sujet de sa banalité. (11 semble, ce n'est point, corbleu ! marchander la critique.)

Pourtant, même ces « photographies coloriées », — pour employer de nouveau les termes dont une horde d'ennemis et qui, hélas î ont raison, car même un avocat ne peut plus discuter, on a la preuve, et on possède de ces photographies avant le tableau, se plaît à disqualifier les œuvres de M. Jan van Beers, — ces photographies coloriées, dis-je, font bonne figure parmi la multitude de toiles qui en-

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combrent. au printemps, le Palais de l'Industrie. Tout est relatif.

Où donc, l'originalité?

Dans les petits paysages? Eh ! ils sont intéressants; le peintre, qui a su les faire, de souvenir, dans son atelier, en évoquant ses impressions avec une fidélité d'exactitude et de sentiment qui tient du prodige, est un artiste, comme tant d'autres. Des crépuscules, des nuits sur les plaines flamandes, vus et « rendus» par ce peintre bien doué, sont suggestifs de poésie ; la nature y respire, pour les gommeux au moins, qui, il est vrai, ne se soucient guère de la nature, et ne la connaissent pas.

Là cependant n'est point encore la personnalité de M. Jan van Beers, mais en des cadres étroits : Parisiana, une femme aux cheveux noirs nattés, en robe de gaze jaune, couchée sur un divan, ses menus pieds en l'air, bien chaussés; Pschuttense\ Pierrette en gaieté; Pierrette à V éventail; Paresse; Au soleil, une blonde délicieuse dans le nimbe rouge d'une ombrelle. — Pourquoi citer? On pourrait bien trouver une dizaine de ces petites œuvres qui ont le caractère, la marque de ce temps, et qui témoigneront devant l'avenir autant que quelques aquarelles et dessins des maîtres français de la caricature, dont l'exposition est un si éclatant succès, en ce moment

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à l'École des Beaux-Arts. C'est une peinture maigre, étriquée et fine, vernie et calamistrée, qui, lorsqu'elle ne veut pas être du trop bon faiseur, a, comme les sujets, un charme pervers.

Il est précisément du trop bon faiseur, ce tableau : le Mal du pays. La fille élégante dont on aperçoit la voiture au loin, sur la route, et qui se frotte avec tant de douceur intime au tas de foin dans les grands prés, rappelle trop la perfection d'un célèbre tailleur pour dames; et c'est bien dommage, car cela sent un peu l'herbe fraîchement coupée, les grands pâturages, et cette belle fille rousse évoque une gracieuse vache, rêvassant au soleil, dans la paix profonde des verdures. — 11 est compréhensible certes, que d'aucuns poursuivent un idéal et le veuillent partout; passons. Pour nous en tenir au talent, M. Jan van Beers possède son métier ; et il suffirait de regarder le portrait de M. Peter Benoît, qui est au Musée royal d'Anvers.

Quant aux fantaisies, j'y reviens, aux « petits tableaux» plusieurs sont d'une inspiration personnelle. Mais, — on objecte, — ce n'est pas du grand art. Pardon, il n'y a que les niais, MM. les moutons de Panurge, de l'ami Panurge, aujourd'hui critique intransigeant, pour se buter à ces cerceaux : on cabriole au travers. Pour ma part, j'ai, il y a déjà quelques années, alors que le sculpteur Rodin n'était pas connu, même des cénacles qui aujourd'hui l'apothéosent, consacré

une longue étude à ce sublime portier de l'enfer, et qui la garde bien sa porte. {Figaro, 3 janvier 1885.) J'ai défendu encore, le premier, le peintre Besnard; j'ai célébré M. Félicien Rops et M. Willette; aujourd'hui pourtant j'avoue, car telle est ma pensée, (et c'est peut-être mon amour des modernités et de quelques silhouettes de femmes qui me perd ici), une inclination pour deux ou trois œuvres parisiennes — pas plus, par exemple — de M. van Beers, à l'heure précisément où ce peintre est le plus attaqué. Quant à Toi, grand iirt, il n'est pas au monde que la Vénus de Milo; mademoiselle Réjane aussi, qui pourtant n'a rien à voir avec les nobles esthétiques, est adorable; elle a le charme d'aujourd'hui. De même, ce souple virtuose et gommeux petit maître ; c'est un vice que j"avoue, je le sais bien, mais il a, en deux ou trois petits cadres, comme mademoiselle Réjane ou la souriante Cerny, la beauté du diable et l'attraction du péché.

MARCELLIN DESBOUTIN

Evénement, 17 juillet 1889

On. annonce une exposition, chez Durand-Ruel, de ses œuvres peintes et gravées; M. Emile Zola, qui n'a pas souvent de ces complaisances, à écrit la préface du catalogue : et l'estime du solitaire de Médan suffirait à attirer l'attention sur Marcellin Desboutin, si les magnifiques gravures à la pointe sèche de ce maître en son genre ne faisaient, depuis assez longtemps déjà, l'admiration des artistes. — Voilà plusieurs années, Marcellin Desboutin était un des grands hommes de Montmartre ; le soir, après dîner, on le voyait arriver dans un des cafés de la place Pigalle et s'y installer à côté de Manet, Degas,

Duranty, de Pissaro dont la barbe si longue et si . blanche est patriarcale. Les uns sont morts, les autres s'en sont allés; aujourd'hui le café n'abrite plus les théories impressionnistes, mais les subtilités décadentes et symboliques. Et plus ça change, plus c'est la même chose.

Manet, Duranty, au cimetière Montmartre, — Degas et Pissaro, en route pour la mode, — qu'était devenu Desboutin ? On se le demandait de loin en loin, les soirs où on était fatigué d'éreinter les camarades absents. D'aucuns racontaient qu'il s'était exilé dans le Midi, à Nice, qu'il se consacrait tout entier à une œuvre considérable. Il est revenu, il est rendu à Paris, le bon Desboutin, dont la silhouette extraordinaire de lazzarone est inoubliable. Haut de taille, grisonnant des cheveux et de la barbe, pittoresque par ses vêtements fantasques, son chapeau, sa pipe, aristocrate, par sa cravate de dentelle, ses yeux doux, clairement intelligents, le sourire fin de ses lèvres, il est de nouveau parmi ceux qui aiment son talent et son esprit, l'excellent portraitiste qui sait si bien, avec son burin, attraper l'individualité du modèle et retenir la vie. dans la justesse des contours, sous le flou des clairs et des ombres.

Elle est bien curieuse la vie de Marcellin Desboutin ; et je voudrais l'esquisser. Mais j'avoue n'avoir pas

contrôlé tous les renseignements, et je vais conter plutôt la légende de ce maître aquafortier. — D'une vieille famille de Saintonge, ses études achevées chez les prêtres, il étudia le droit et surtout la peinture. Le diplôme de licencié obtenu, il voyagea à travers toutes les grandes villes d'Europe et leurs musées; il copia, à Amsterdam, sans se lasser de Tadmirer, la superbe composition de Rembrandt : la Ronde de nuit. Enfin, durant près de vingt années, il vécut grand seigneur, comme la nature le fit, à Florence, dans la villa Pazza, qu'entoure un immense jardin anglais, sur la cime d'une des collines méridionales, d'où on embrasse le panorama féerique de la ville et des paysages mouillés par les eaux de l'Arno.

Marcellin Desboutin fut — c'est toujours la légende — dans son palazzetto, l'hôte de Guillaume, alors roi de Prusse, le futur empereur d'Allemagne, auquel il donna des fêtes. Ces temps sont anciens; on ne prévoyait même pas que les aigles noirs de Germanie pussent venir s'abattre férocement sur le coq de France. — Desboutin, qui reçut aussi royalement d'autres majestés, Lamartine, Dumas F', possédait une riche galerie de tableaux qui était un prétexte au prodigue amphitryon pour offrir aux artistes allant de Paris à Rome bon souper et bon gîte.

On dépensait sans compter. C'est une année

après 1870, après la guerre épouvantable, qu'un Américain millionnaire demanda à Desboutin sa fille en mariage. Desboutin était veuf depuis longtemps. Il consentit, déclarant au surplus qu'il donnait à sa fille trois cent mille francs de dot. — Afin de livrer cette somme, il dut établir l'état de sa fortune; alors, dans ses chiffres, il reconnut, avec stupéfaction que, pour payer ses dettes, il lui fallait vendre ses propriétés. Marcellin Desboutin, ruiné, dit au millionnaire qu'il était obligé, malgré lui. de retirer sa parole et de se refuser au mariage de sa fille. Bientôt le Yankee apprit, à Florence, le motif de cette résolution, et il sollicita de nouveau la main de celle qu'il aimait.

Desboutin consentit; après quoi, le lendemain de l'union des deux époux, — n'ayant rien voulu accepter de sa fille, dont il avait insouciamment dilapidé l'héritage, — il vint à Paris, afin de n'être plus qu'un artiste. Et ce fut toute une autre existence, un Desboutin inconnu, d'une énergie incomparable, d'un charme de conversation et d'une bonté d'esprit qui conquirent aussitôt.

Dès la première année, il exposait un tableau qui fut loué par tous les salonniers. (Je ne me souviens plus du titre, et je ne puis le retrouver, étant dans un village du Finistère, au bord de la mer, et privé de

mes notes.) Malheureusement, Desboutin, qui est impeccable et enthousiasmant lorsqu'il manie la pointe sèche, peint dans une gamme un peu sourde qui — parfois — atténue les chatoiements infinis de la lumière. •

Peintre et graveur, Marcellin Desboutin est aussi auteur dramatique. On a représenté de lui, à la Comédie française, un drame en . vers, — Maurice de Saxe, je crois, — qui eut seulement une trentaine de représentations, mais qui montre, au milieu des défauts, deux qualités, la poésie et le souffle. Manquent le mouvement et le métier. Mais Desboutin jamais ne s'est découragé. — Après la villa Pazza, à Florence, l'atelier pauvre et noble, rue Rochechouart; après le gentilhomme, le stoïcien pittoresque.

S'étant remarié, il s'est fait une nouvelle famille; il a des enfants qu'il adore et qu'il a peints ou fixés sur ses plaques de cuivre dans toutes leurs attitudes délicieuses et puériles. — Je vois encore, il y a quelques années, dans les rues de Montmartre, Marcellin Desboutin, coiffé de son chapeau de pifferaro, en cravate de dentelle et vêtements étranges, allant chercher le lait, le matin, ou acheter les provisions, quand la maman était retenue à la maison par les petits. — Plusieurs hommes dans Desboufin. Le fantaisiste de Montmartre, le laborieux exilé en pro-

vince pour une longue besogne d'art, le Maître qui fait aujourd'hui de ses œuvres une exposition dont Zola se fait le Jean l'Annonciateur sont-ils bien les mêmes que le somptueux viveur de Florence ? Les atomes qui le composaient alors se sont renouvelés plusieurs fois, car tous les sept ans plus rien ne reste de nous. Pour lui, son âme même et sa vie sont changées. Comment donc subsiste, à travers nos transformations, la personnalité.

Mais voici ce que dit Zola: « J'ai connu Marcellin Desboutin chez Manet, il y a longtemps déjà, une quinzaine d'années. C'était une inoubliable figure, l'évocation d'une de ces puissantes et intelligentes têtes de la Renaissance, où il y avait de l'artiste et du capitaine d'aventure. Et l'âge a eu beau venir, l'homme n'a pas vieilli. 11 a gardé, à soixante-sept ans, ce masque tourmenté d'éternelle vigueur. » Et la conclusion : «Je crois au vif succès de cette collection d'oeuvres, dont les premières datent de 1856, et dont les dernières ont été faites en juin 1889. On y pourra suivre la formation et le développement d'un des talents les plus originaux de notre époque. 11 y a là toute une vie de travail et de sincérité artistique. » C'est parfaitement jugé, dans une note très juste ; et M. Emile Zola a montré, en donnant cette préface, qu'à côté de son talent, il y a encore (et ce n'est

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