II . — Finro-myomes utérins
Si le massage gynécologique ne peut avoir la prétention de guérir un fibro-myome, il n'en est pas moins vrai qu'il joue souvent un certain rôle à titre palliatif, ce qui n'est pas à dédaigner. Brandt a publié plusieurs cas dans lesquels il a réussi à arrêter ou au moins à retarder le développement d'un fibro-myome quand il a eu l'occasion de l'entreprendre à temps.
Souvent les femmes souffrent, d'une constipation opiniâtre, dont on arrive, mieux que parles remèdes, à les débarrasser par un massage abdominal. Ce sont également la vessie, les gros troncs nerveux qui sont parfois comprimés par la tumeur utérine, et on applique, dans ce dernier cas, avec avantage, le traitement par pression digitale des nerfs (voyez page 31).
Il est d'autres circonstances où le massage peut rendre des services, en particulier dans les cas de fibrome enclavé ou adhérent. On cherchera, si on les découvre, à relâcher les fixations anormales (voyez page 59), puis à imprimer à la matrice de petits soulèvements (voyez page 49) précédés ou accompagnés par des petits mouvements de translation latérale.
C — Positions anormales «le l'utérus.
1. Déviations. — Je me suis, dans la première partie de ce manuel, suffisamment étendu sur les déviations utérines pour n'y pas revenir ici. Je me contenterai donc d'indiquer les différences essentielles dans l'emploi du massage gynécologique pour les différents cas qui se présentent.
Fig. A. Fig. B.
a) Traitement de la rétroversion fixe ou adhérente (Fig. A).
b) Traitement de la rétroflexion fixe ou adhérente (Fig. B).
c) Traitement de l'antéversion fixe ou adhérente (Fig. C).
d) Traitement de rantéflexion fixe ou adhérente (Fig. D).
Actuellement tout le monde est d'accord pour reconnaître qu'une position défectueuse de la matrice doit toujours être combattue, car elle est susceptible d'éveiller des accidents futurs.
Fie. D.
Une déviation utérine, peu importe le sens, dérive, dans l'immense majorité des cas, d'une faiblesse des attaches utérines (pour la position normale et la nomenclature employée dans ce manuel, voyez la fig. E), produite par des accouchements, des avortements, des cautérisations, ou bien par des métrites chroniques mal soignées.
Il est bien évident que ce sont alors ces attaches auxquelles devront s'adresser les manipula-
tions. Il convient d'allonger celles qui se sont rétractées et, au contraire, d'exciter à la contraction celles qui ont perdu leur tonicité. Mais, s'il s'agit d'une déviation adhérente, c'est tout d'abord la
Fig. E.
destruction des fixations pathologiques qui doit occuper le praticien, sans quoi les mouvements de réduction, aussi bien que ceux de soulèvement, seraient inutiles ou même nuisibles.
D'autre part il est clair aussi, qu'une métrite, coexistant avec le déplacement, mérite d'être traitée tout d'abord.
Outre les manipulations destinées à amener l'organe dans sa position normale (voyez page 34), lesquelles constituent,dansl'espèce,le vrai trailement local, il faut, dans les flexions, s'occuper tout particulièrement de la coudure de l'isthme utérin. Ce sont parmi ces dernières, surtout les rétroflexions qui occasionnent les ennuis les plus sérieux, tourmentent le plus la malade et sont les plus rebelles à la guérison.
Pour renforcer le parenchyme de l'organe au niveau de l'isthme et parer à l'obstacle purement mécanique de la circulation dans ce point, on procède à un massage systématique de cette parLie de l'utérus, qui joue un rôle si important pour le maintien de l'organe dans sa position normale.
Ce traitement local se répète au moins deux fois pendant la séance, qui consiste, pour le reste, en mouvements appropriés de gymnastique médicale.
Pour les déviations utérines, il n'est pas possible de donner un schéma général de kinésithérapie. C'est au tact de l'opérateur qu'il appartient de combiner, pour chaque cas individuel, l'ordonnance la mieux comprise.il doit donc apporter
son attention, non seulement à l'affection locale, mais aussi à la constitution de la malade, se souvenant bien que l'état général joue un rôle Lout a fait capital.
Soyez prudent dans le traitement des antédéviations et ne poussez pas la matrice trop en arrière, pour ne pas vous exposer à une rétrodéviation, en tombant d'un mal en un pire.
2. Abaissement ou prolapsus dd vagin et de l'utérus. — Dans cette affection, l'examen du sujet se fait dans l'attitude debout ; on l'engage à pousser modérément, de manière à permettre à l'index vaginal de reconnaître le degré de l'abaissement ■et les organes prolabés.
On entend souvent, surtout les dames âgées et multipares, se plaindre d'une pesanteur rétropubienne, de tiraillements dans le ventre, de douleurs des lombes et vers le sacrum etc. 11 leur semble parfois * que la vulve soit entr'ouverte ». Contre ces sensations les pressions digitales des nerfs (voyez page 31) ont un effet tout particulier.
Les riches expériences de Brandtont montré, que, par l'effet de sa méthode thérapeutique, un vagin relâché perd de sa longueur et de son calibre, qu'un plancher pelvien affaibli retrouve gra-
— loi —
duellement sa force, qu'un utérus mobile ou déplacé reprend et garde sa position normale.
Les transformations séniles rendent la guérison plus difficile. Néanmoins, quelques séances suffisent souvent pour retenir en dedans un utérus prolabé ; cependant, pour l'amener complètement dans sa position normale, il faut des mois d'un traitement assidu. Tout dépend de l'état des nerfs et du traitement antérieur. A ce dernier point de vue, les anneaux et les pessaires ont de grands inconvénients. En effet, soutenant mécaniquement l'utérus, ils endorment les moyens actifs de fixation, qu'il devient fort difficile de réveiller de leur long sommeil.
On doit engager les femmes atteintes d'abaissement utérin plus ou moins prononcé, à se tenir bien droites dans la position debout et à réagir contre la tendance à se courber en avant. Elles doivent également éviter un travail, qui demande le soulèvement des bras au-dessus de la tête ; en effet, la position courbée en avant et les bras trop soulevés ont pour effet d'abaisser un utérus, dont les attaches sont relâchées.
Veillez à la régulariLé des garderobes. La femme ne doit pas soulever de lourds objets, ne pas faire de trop longues courses à pied ou même en voiture, ne pas monter des escaliers, eLc.
Les mouvements les plus actifs contre le prolapsus ou l'abaissement sont: le soulèvement de l'utérus et le frappement des reins dans différentes positions (mouv. n° 39).
On renforcera le plancher pelvien par le mouvement n° 18 ou par le mouvement décrit page 34.
Voici une ordonnance générale avantageuse :
Mouvements n°« 5,18,39; réduction éventuelle; massage ; soulèvement ; massage local, spécialement du coude de l'utérus, s'il y a une flexion ; pressions digitales des nerfs ; nos 18, 30, 9 et 39 (légèrement).
Quand un abaissement de l'utérus complique déjà le prolapsus du vagin, on se sert des mouvements suivants : n° 39 ; soulèvement de l'utérus ; pressions des nerfs hypogastriques et du nerf honteux ; pression glissante du vagin ; nos 18 ou 21 et 39. Le but du mouvement n° 39 est d'exciter les nerfs, le soulèvement et la pression des nerfs se proposent de stimuler à la contraction le vagin et les attaches de l'utérus ; enfin, les mouvements Nos 18, 21 et 39 agissent sur les muscles du plancher pelvien.
Brandt a mentionné des cas où il a réussi à guérir la cystocèle prononcée après quatre mois de traitement. Il se servait alors surtout du mouve-
<ment n° 39, soulèvement de la matrice et pressions du nerf honteux.
La rectocèle est traitée par les mêmes mouvements, en y ajoutant la pression des nerfs hypogastriques et le mouvement n° 18. Chez elle, la malade doit exécuter le mouvement décrit .page 34. Brandt relate des cas de guérison ; la femme a accouché plus tard sans avoir de réci- • dive.
3> — Affections ehronicfues «les annexes.
On entend encore des autorités du monde médical prétendre qu'il faut s'abstenir absolument de traiter ces affections et qu'ici, plus que ,dans toutautre cas, le repos absolu est de rigueur. Cela n'est pas du tout mon opinion, et, lorsqu'on s'est assuré qu'il n'y a pas de pus, on peut entreprendre le massage avec autant de sécurité que dans les affections dont je viens de parler.
Cependant, il ne faut pas se dissimuler que le .massage est ici bien moins efficace. Souvent, il n'a pas d'autre effet que d'atténuer ou de faire disparaître les douleurs. Parfois il réussit à enrayer la marche de l'affection, c'est-à-dire à s'op- .poser à l'augmentation de volume des ovaires et des trompes.
D'ailleurs, il faut bien reconnaître que l'application scientifique du massage gynécologique nécessitant un diagnostic précis, on se trouvesouventembarrassé. En effet, bien qu'actuellement on s'accorde à proclamer comme règle généralel'association de l'ovarite et de la salpingite, il faut cependant essayer de savoir lequel des deux organes est atteint d'une façon prépondérante.
Quand l'affection annexielle ne se traduit quepar une faible augmentation de volume, Brandt soutenait que l'ovaire malade se reconnaît parla pression que l'on exerce sur lui. En effet, dans ce cas, la malade ressentira une douleur irradiantedans la région lombaire du côté correspondant. Cela n'a pas lieu, si la trompe est en cause.
Le massage se fait bimanuellement, en soutenant, soit l'ovaire, soit la trompe, par l'index vaginal ou rectal comme point d'appui.
Lorsque la maladie annexielle se caractérisepar une poche dans le petit bassin et que l'on a éliminé l'hypothèse d'une collection purulente, on peut dire (en dehors des kystes ovariques) que c'est presque toujours la trompe qui est intéressée. Nous sommes alors en présence d'une hydro-salpinx et, contre celle-ci, le massage utérin présente une réelle efficaciLé.
Le massage se fait encore bimanuellement,
l'index dans le vagin, en commençantà l'insertion utérine de la trompe et en travaillant vers le pavillon.
On réussit souvent à vider dans une seule séance, vers l'utérus, une poche pareille.
Une hydrosalpinx, se vidant vers l'abdomen, n'amène pas toujours de complications ; c'est cependant un inconvénient, et Brandt, la prudence personnifiée, interrompait instantanément la séance quand il observait qu'une trompe ne se vidait pas vers la matrice.
Si l'hydrosalpinx est compliquée d'une dysménorrhée, on se sert de l'ordonnance suivante, après que la voie tubaire est complètement libre :
Mouvements n°s 5, 24, 3, 16, 39, 34, 15 ; massage local ; 2, 18 et 7.
Je n'ai rien à dire ici sur les prolapsus des trompes et des ovaires, qui se font de préférence dans le cul-de-sac de Douglas. Ce n'est que là un cas particulier du traitement appliqué aux abaissements en général, et j'ai suffisamment décrit la technique, spécialement celle qui convient, au massage des ligaments larges, pour ne pas y revenir.
E- — Pelvi-péritonite chronique.
Au moment où la pelvi-péritonite devient justiciable du massage, elle se caractérise par des exsudais et des adhérences.
Brandt traitait les grands exsudats par « le mouvement de meule », c'est-à-dire per rectum, s'ils se trouvent derrière l'utérus. S'ils siègent en avant de cet organe, on les traite par le massage ordinaire à travers la paroi abdominale. Le doigt vaginal n'a qu'un faible rôle; il n'est là que pour servir de point d'appui, pour suivre et pour contrôler le travail, exécuté par la main extérieure.
Le massage, léger au début, doit acquérir graduellement plus d'intensité ; il est, par conséquent, assez fatigant pour l'opérateur.
Les résultats obtenus dépendent de l'état des exsudats, c'est-à-dire de leur ancienneté.
Pour les exsudats et les adhérences, l'opérateur doit constamment observer le visage de la malade et s'arrêter, quand celui-ci exprime des signes de souffrances. Aussi ce travail demande-t-il beaucoup de délicatesse et de tact. Pour l'exécution de son détail, voyez les pages 29 et 59.
La tension des brides exécutée, on finit par un massage léger, comme celui du début.
Si l'on s'aperçoit que la tension éveilleun étatinflammatoireenunpoint du bassin, on interrompt la distension et les soulèvements ; on continue le massage seul avec grande prudence.
Si l'ovaire se trouve situé très haut, il est souvent facile de le déplacer, en agissant par pression directe ou par traction sur ses ligaments. Mais s'il est retenu par des adhérences pathologiques, amenant des douleurs et de la gêne dans la marche, la réduction n'est plus aussi simple et demande souvent un long travail. On trouve alors, en général,l'ovaire repoussé derrière le corps utérin et c'est sur les liens qui le fixent en position vicieuse qu'il faut agir, mais pas sur l'ovaire lui-même.
Les adhérences des trompes demandent beaucoup de circonspection, mais elles sont pourtant moins délicates à traiter que celles des ovaires. On les combat par des pressions combinées au foulage.
F- — Mématocéle péri-utérine.
Cette affection consiste dans une tumeur sanguine, située autour et le plus souvent en arrière de l'utérus et quelquefois dans l'épaisseur des ligaments larges.
On la Iraite comme les exsudats, mais, contrairement à ce qu'on observe pour ceux-ci, les hématocèles sont très rebelles et ne se résorbent qu'en partie. On attend la fin des phénomènes aigus et on agit au début avec grande prudence, pour ne pas provoquer des poussées, faciles à réveiller dans l'espèce.
G. — IVIéno et métrorrliagies.
Brandt avait observé que les femmes vigoureuses perdent, à l'époque de leurs règles, beaucoup plus, pendant la nuit et dans la station assise ou debout prolongée. Au contraire, certains mouvements, non poussés jusqu'à la fatigue, comme la promenade, la danse, un travail continu' par les bras, et même le patinage, diminuent le flux menstruel (1).
C'est en raison de ces observations que l'idée lui vint d'arrêter les perles par des mouvements de gymnastique médicale et de défendre aux utérines le repos absolu.
Actuellement, il est démontré que les méno-el
(1) Cependant, il faut faire remarquer, que Je ilux menstruel chez une personne d'une constitution faible, augmente par un travail assidu.
métrorrhagies diminuent ou s'arrêtent par des mouvements de gymnastique médicale, rationnellement exercée, genre d'hémostase qui agit d'une façon plus rapide et plus efficace que le repos absolu, employé jusqu'à présent. Celui-ci, d'ailleurs, empêche la malade de vaquer à ses affaires et prolonge inutilement l'étal maladif.
Brandt, il y a 30 ans, avait observé aussi que les mouvements de soulèvement de l'utérus, décrits ci-dessus page 49, diminuaient les hémorrhagies.
Comment donc les traiter?
Les mouvements favorables, presque tous actifs,
sont ceux qui dirigent le sang en haut vers les muscles de la poitrine, des bras, du dos et vers la partie postérieure des cuisses.
Un mouvement de gymnastique médicale bien approprié à l'étal donl nous nous occupons actuellement, est le n° 18, dans lequel on fail travailler spécialement les abducteurs fémoraux, les muscles postérieurs de la cuisse et les muscles dorsaux, ce qui a pour effet de décongestionner les organes du bassin. Mais il faut noter que ce mouvement, attirant le sang assez violemment en haut, occasionne quelquefois de la rougeur et de la congestion céphaliques. Si la malade est gênée par des maux de lèle, les
mouvements no* 27, 30, 22, ou 29 sont préférables. Ceux-ci possèdent la plupart des qualités du mouvement n° 18, mais décongestionnent aussi la tete et la partie supérieure du tronc.
Ce traitement quotidien a à peine besoin d'être interrompu (mieux vaut seulement le diminuer) un ou deux jours, au début des règles. Puis il faut augmenter les mouvements décongestionnants pendant la deuxième et la quatrième semaines, jusqu'à l'apparition des règles.
Conseillez à la femme qui souffre de pertes rouges ou de diarrhée violente de se coucher en decubitus latéral, en se courbant et en attirant les genoux vers le menton ; le repos dans cette position hâte la guérison.
Prescrivez aussi la séparation conjugale pendant la deuxième et la quatrième semaines de la période intercalaire.
Si la malade, souffrant d'hémorrhagies violentes, garde le lit, on lui fait faire les mouvements suivants :
N°" 23, 27 ; redressement par l'aide de l'opé* rateur (voyez page 82) ; soulèvement de l'utérus • massage léger de l'utérus et des ligaments lJ. ges , pressions modérées sur le plexus et les veines hypogastriques, suivies d'un effleurage centnpete sur les mêmes vaisseaux ; puis, nou
veau redressement par l'aide de l'opéraleur ; nos 23, 27. Si la malade a une forte constitution, on pourra , après le massage , faire les mouvements nos18ou21 sans ou avec un peu de soulèvement.
Aussitôt que la patiente commence à rester debout pendant la journée, même si les hémorrhagies ne sont pas tout à fait finies, on procède aux mouvements n°s 27, 28 et 30 ; massage utérin et des annexes ; nos 18, 25 et 27.
Si la malade souffre en même temps de constipation, il ne faut jamais employer le mouvement n° 11, mais bien n° 13.
Comme mouvements à exécuter chez elle, on
lui prescrit :
N° 1. Attitude. Debout.
Mouvement. Flexion et extension ou projection en haut des bras ; 2. Mouvement n° 30.
Ces mouvements ne sont pas très actifs ; le dernier surtout demande un opérateur habile pour en tirer quelque profit.
Ce que je viens d'écrire sur les hémorrhagies utérines doit être bien compris. Il est évident, que seules sont justiciables de ce traitement les hémorrhagies parfois appelées essentielles, c'est-adire celles dont la raison ne doit pas être cherchée dans quelque manifestation locale, mais bien
dans l'état général du sujet. Il est évident que, si la perle sanguine est symptomatique d'un fibromyome, d'un polype, d'un épithélioma etc., le massage n'y peut rien. Tout au plus peut-on espérer qu'il influence légèrement les tumeurs fibreuses, ainsi que je l'ai dit plus haut.
H. — Désordres précédant la puberté et à la ménopause.
Lorsque les jeunes filles ne sont pas encore formées, et qu'elles ressentent des troubles mal définis, c'est surtout à l'état général qu'il faut s'adresser.
On s'occupe alors de régulariser la circulation, d'exciter l'appétit et de faciliter les évacuations, si elles sont irrégulières, ce qui arrive souvent.
On s'occupe particulièrement des muscles de la nuque, du dos et de la poitrine, sans cependant négliger les muscles externes du bassin et les membres inférieurs. Il faut se souvenir que le but principal du traitement est de décongestionner le bassin.
Une bonne nourriture, la vie au grand air, les bains facilitent le travail de guérison. Les mouvements 16 et 39 sont très favorables
el l'on pourra ajouter des pressions sur la colonne vertébrale.
Pour exécuter à la maison, on pourra recommander :
Nos 5, 32 ; abaissement du corps dans la position « aile-debout » ; n°* 25, 2, 27, 24, 19 et
La plupart des femmes, aux environs de la ménopause, souffrent de congestions céphaliques accompagnées ou non de sueur, de sensation de froid aux extrémités, ainsi que de désordres gastriques et nerveux.
Le traitement que préconisait Brandt diffère suivant les forces de la malade. Pour une femme vigoureuse qui éprouve les troubles sus-mentionnés et qui attend en vain ses règles quelques mois, il est bon d'en favoriser le retour, après s'être assuré qu'il n'y a ni grossesse ni affection locale qui forme un obstacle mécanique. Cela se fait très facilement et assez vite, en employant des mouvements congestionnants, en commençant par ceux qui agissent légèrement ; la femme s'en trouve bien. 11 faut tout particulièrement s'occuper de larégularité des garderobes, sans exciter les vaisseaux et les nerfs du bassin. Ce serait une grande faute que d'attirer le sang du bassin vers la tête et de provoquer ainsi une
congestion céphalique, pire que le mal auquel on veut porter remède.