II. RÉDUCTION VENTRO-VAGINALE. — 1° MOUVemei/lt
de bascule. — Pour que cette méthode soit utilisable, il faut que l'utérus soit suffisamment consistant, que ses dimensions ne soient pas accrues, qu'il se trouve dans une position telle,
qu'une pression sur le devant du col soulève son fond. Alors, la main extérieure est à même de l'atteindre derrière le fond par la paroi abdominale et de l'amener en avant.
2° Mouvement d'étreinte (Fig. VI). — Méthode favorable quand l'utérus, raide et court, plaqué
Fig. VI.
contre le sacrum, n'obéit pas, en raison de la flaccidité de ses attaches antérieures, au mouvement de bascule qu'on veut lui imprimer. Alors on cherche le fond de l'utérus et on l'étreint par les doigts de la main externe, légèrement enfoncés à travers la paroi abdominale, en plaçant les doigts de cette main en forme de bec de cuillère
sur le fond, pendant que l'index, appuyé sur l'isthme, le pousse en arrière et en haut,et ainsi de suite, comme dans le mouvement de bascule.
Fig. vu.
3° Mouvement iïaccrochemenl (Fig. VII). — Quand l'utérus est court, mais trop flexible, c'est cette manœuvre qu'il faut préférer aux autres procédés, après l'exécution desquels il se fléchit de nouveau en arrière.
L'index est enfoncé le plus haut possible en arrière de l'utérus ; sa phalangette est repliée en forme de crochet dans le cui-de-saclatéral,pour seplacer sous l'isthme ou sous le corps de l'utérus, si cela est possible. Avec l'index plié ainsi, on
Fig. VIII.
soulève la matrice jusqu'à ce que les doigts de la main extérieure puissent passer à travers la paroi abdominale sous son fond et achever la réduction.
4° Mouvement par pression. — Cette méthode est indiquée, quand l'utérus est raide et court et que sa portion vaginale, dirigée en avant, presse contre le pubis et s'y maintient avec une certaine
résistance. L'index intra vaginal est alors poussé le plus haut possible en arrière du corps de l'utérus et cherche à l'élever en avant vers la paroi abdominale. En cas de besoin, l'autre main (Fig. VIII) vient en aide pour amener l'utérus sur
FlG. IX.
la ligne médiane, qu'il ne doit pas quitter pendant tout ce travail de réduction. Les doigts de cette main, la face dorsale vers le pubis, pénètrent à travers la paroi abdominale jusqu'à la partie supérieure et antérieure de l'isthme. Après avoir placé l'index intravaginal en avant du col, presque en face des doigts extérieurs, on fait agir
les deux mains simultanément, en repoussant l'utérus en arrière et en haut le long du sacrum (Fig. IX) ; on continue ce mouvement jusqu'à ce qu'on perçoive une certaine tension dans les attaches antérieures de l'utérus. Celui-ci est, à ce
Fig. X.
moment, un peu incliné en avant, parce qu'on n'a pas encore agi du tout sur son fond. Pendant que l'index vaginal, immobile, fixe l'utérus, on fait glisser, tout doucement, le long et au-dessus de l'utérus, le bout des doigts de l'autre main, dont la face palmaire regarde le pubis. En arrivant sur le fond, on les insinue prudemment derrière
celui-ci pour le soulever et l'amener dans sa position normale (Fig. X).
III. Réduction ventro-rectale. — Procédé employé surtout chez les vierges (Fig. XI). Celte méthode, un peu difficile, est nécessaire, quand l'utérus est très long et flexible ou bien quand
Fig. XI.
son fond est tellement soulevé que l'index vaginal ne serait pas à même de l'amener vers la paroi abdominale. Dans ce cas, le mouvement d'accrochement est impossible, parce que l'utérus se fléchit, et sa flexion ne fait qu'augmenter par la pression, sans qu'il change de position.
La réduction s'exécute comme par la voie vaginale.
En étant réduit à la seule exploration rectale, il est souvent difficile de distinguer les deux segments de l'utérus et de juger s'il se trouve ou non en rétrofiexion.
Fig. XII.