‹ Masséna et sa familleChapitre 12 sur 75 · AUGUSTIN MASSÉNA · texte numérisé non relu

AUGUSTIN MASSÉNA

Augustin Masséna, frère du précédent et fils d'Antoine François, est l'arrière grand-père du maréchal. [l'est né très certainement à Levens et épousa Marthe Galli (4) qui était probablement la sœur de Anne Camille Galli, sa belle-sœur. Membre du conseil communal de Levens,

(1) Arch. dép. des Alpes-Maritimes ; Livres des Notaires 1730, livre ?, folio 121.

(2) Nice. Arch, dép. Livres des Notaires, série C. année 1730, livre 2 folio 121.

(3) Nice. Arch. dép. Livres des Notaires, série C. année 1733, livre 1, folio 461.

(4) Nice. Arch. dép. C. 366 (1737 L. L., folio 346).

nous avons vu qu'il signa en cette qualité, le 13 décembre 1750, les statuts politiques et champêtres de la ville de Levens (1).

Il agrandit de nombreuses parcelles de terrain le domaine familial de la Siga (2) et n'eut que deux fils ; Dominique Masséna, auquel il survécut, et François Denis Masséna dont on ne retrouve l'indication de son existence, que dans un acte du 2 juillet 1726 par lequel, devant entrer dans l’ordre des Pères de Saint-François, à Grasse, il renonce à tous ses biens présents et futurs en faveur de son frère Dominique en échange d’une pension annuelle de trente lire en monnaie de Savoie, que celuici promet de lui servir (3).

Il fit avec son frère Antoine quelques opérations sur les blés qui donnèrent lieu à des procès qui se terminèrent beaucoup plus tard et dans lesquels il parait établi qu'ils avaient agi pour le compte de la commune de Levens (4).

Par un acte du 16 mars 1728 reçu par J. B. Galli, notaire, Augustin Masséna avait émancipé son fils Dominique (5), lui faisant donation de tous ses biens sous réserve d'en conserver l’usufruit durant sa vie et celle de M" Galli, sa femme. Quelques années après, le 24 septembre 1753, devant Jean-Laurent Faraudi, notaire,

Augustin Masséna s'était obligé de payer à Joseph Ignace Garidelli, d'Aspremont, y habitant, neuf-cent vingt-quatre

(1) Voir note 3, p. 10,

(2) Nice. Arch. dép. C. 341 — 1731 — L. 3 folio 8 $S 2 » CHRIST EE LS Se » C. 353 — 1733 — L. 4 » 215 » COCA AIME OC AAA MOT) » CORRUTNESN FRE FOR | » 346

(3) C. 315 (1720 L. 3) folio 186.

(1) Nice. Arch. dép. Livres des Notaires, série C, année 1737, livre 3, folio 187. — C. 368.

() Nice. Arch. dép. C, 328 (1728, livre {, folio 465).

lire, six sols, huit deniers et d'autre part une somme de cinquante-six lire, dans le délai de quatre ans, avec intérêts à cinq pour cent. Augustin mourut sur ces entrefaites, avant de s'être acquitté. Son fils Dominique étant décèdé, Garidelli fit alors assigner en paiement ses petits-fils, Augustin Marie, Antoine François, Jules César et Jérôme Marcel, supposés héritiers de leur grand-père. Mais les quatre frères Masséna qui se trouvaient déjà en possession des biens d’Augustin, par suite de l'émancipation de son fils Dominique, essayèrent de se soustraire au paiement en refusant l'héritage de leur grand-père, Augustin. Garidelli assigna alors le 25 novembre 1758, M"“ Marie Catherine, Thérèse et Isabelle, leurs sœurs, filles de Dominique, comme héritières de leur grand-père Augustin en raison de la renonciation de leurs frères, ainsi que M"° Lucrèce Blanc, leur mère, pour se faire attribuer en gage deux parcelles de terrain sises, l'une à Saint-Blaise, quartier de Garbi, l’autre à Levens, quartier de la Siga, et les conserver en garantie jusqu'au paiement de la somme. Un accord intervint le 13 Janvier 1765 et l'on convint de transiger moyennant le versement de huit cents lire (1) ; la moitié de cette somme fut payée le 4 février 1776 (2) par Augustin Masséna à Joseph Ignace Garidelli, chanoine et vicaire général à Nice.

Peut-être Augustin Masséna, quoiqu'il habitât Levens, vécut-il un certain temps à Nice, où sa présence est notée en diverses circonstances (3) et où devait habiter son fils

(1) Nice. Arch. dép. C. 470, folio 124 (1765 L. ?).

(2) Nice. Arch. dép. C. 512, folio 295 (1776 L. 1).

(3) Augustin Masséna se trouvait à Nice aux dates suivantes, sa présence était constatée dans divers actes auquels il prit part :

13 mars 1730 Nice. Arch. dép. Livre 2 1730 folio 121 4 juin 1756 » » » VONT AOL, 95 6 nov. 1736 » » » DA REO 0 » 260

8l 'janv. 1737 » » » Dre » 346

23 J uin 1745 » » » » è 1 745 » 252

Dominique. Il mourut très probablement à Levens entre 1753 et 1798.

Signalons encore un acte intéressant qui marqua la fin de sa vie. Un an environ après la mort de son fils Dominique, le 6 novembre 1736 (1) à Nice et dans la sacristie du couvent des R. P. Augustiniens déchaussés de Saint- Jean-Baptiste, situé hors des murs de la ville, en présence du chapitre assemblé « par l'habituel son de cloche » et présidé par le prieur François de la Beata Rita, Augustin Masséna, tout en se réservant l'exploitation du fonds, cède au couvent la propriété de sa maison et de sa terre y attenant, sise à Levens au quartier de Saint-Antoine de Siga, et complantée en vignes, figuiers, oliviers et autres arbres fruitiers, moyennant un cens annuel et perpétuel pour lui et ses successeurs de vingt-cinq lire de vingt sols chacune en monnaie piémontaise, cens rédimable en conformité de la bulle du Pape Pie V.

(1) Nice. Arch. dép. C, 365, folio 260 (1736, Livre 4).

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