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son frère, et il semble donc que c'est avec la volonté bien nette de s'engager qu'il se rendit à Toulon.
Rien ne paraissait faire prévoir cette carrière militaire, au contraire. On se rappelle, en éffet, qu'Augustin avait été exempté du service du fait de son remplacement par Jules-César, son frère, et qu'une des raisons qui décidèrent celui-ci à le remplacer, fut que la famille Dominique Masséna comprenant quatre garçons, ne serait plus astreinte à fournir un autre fils à la patrie (1).
Ceci semblerait indiquer que les parents ne durent pas diriger leurs enfants vers la carrière des armes.
Dès lors, comment s'expliquer la vocation de Marcel Masséna ? Est-ce l'exemple de son frère aîné Jules, qui fut soldat pendant sept ans, à Nice ? Fut-il entraîné par des amis ou des camarades compatriotes qu'il pouvait connaître à Toulon (car il faut remarquer que beaucoup d'originaires des Alpes-Maritimes servaient au Royal Italien (2), peut-être aussi les échos de la guerre avec l'Angleterre et les exploits du Royal Italien à Minorque, près
.de Port-Mahon, eurent-ils une influence sur lui. Toutes
(D'Nice, arch. dép. C.'A11, fol. 224 (1749, L. 3).
(2) Il y eut même plusieurs Masséna au Royal Italien, témoin ce Masséna Honoré, né à Levens, le 1°’ octobre 1757, fils d'Ant. François et de Marthe Bovis et qui servit alternativement la France, le roi de Sardaigne, puis de nouveau la France. Voici au surplus ses états de service: € Soldat au Royal Italien, le 2 août 1775, caporal le 1°" juin 1778, sergent le 1er mars 1783 ; adjudant, sous-officier aux chasseurs royaux de Provence le {tr janvier 1792, volontaire au régiment d'Orneglia (au service du Roi de Sardaigne). le 11 août 1792; sergent-major de bataillon le 4 février 1793 ; enseigne le 8 mai 1794; sous-lieutenant le 10 novembre 1795 ; garde du corps de S. M. Sarde, le 5 octobre 1747 ; passé au régiment d'Aoste infanterie, le 20 septembre 1798; lieutenant au 1°" bataillon de ligne de Piémont, le 16 frimaire, an VII, capitaine au 1°" bataillon piémontais, 29 messidor, an VIIL, devenu {11° régiment d'infanterie. (Arch. adm. de la Guerre. Dossier Honoré Masséna).
(3) Toulon retentissait à cette époque du bruit des armes; l'année précédente, une armée de douze mille hommes placée sous le commandement du maréchal, duc de Richelieu, avait été rassemblée et embar-
ces hypothèses sont vraisemblables ; en tout cas, le 16 avril 1737, Jérôme-Marcel Masséna s'engage comme simple soldat au régiment Royal Italien à Toulon, très probablement où devait se trouver un dépôt des recrues de ce régiment, avant que celui-ci ne soit transféré à Marseille, au fort Saint-Jean, où sa présence est signalée en 1773-80.
Marcel Masséna endosse avec joie son uniforme ; habit gris blanc à boutons jaunes, avec revers bleu céleste, la culotte étroite, également bleue et se coiffe du chapeau bordé d'or, qui composaient la tenue du Royal Italien depuis la réforme de 1749.
A peine sut-il tenir un fusil, qu'il fut dirigé, très probablement sur sa demande, en raison du peu de temps passé au dépôt, sur l’île de Minorque, à Port-Mahon, et à Ciutadella, où il tint garnison jusqu'en 1762.
Le régiment revint ensuite sur le continent et le 16 août 1762, alors qu'il était en garnison à Perpignan, Marcel Masséna est nommé sergent. Son régiment fait ensuite un véritable tour de France. Nous le-trouvons à Lille, en mai 1763, à Dunkerque vers la fin de la même année, à Mézières en avril 1764, puis, à Dijon, et, enfin de nouveau à Perpignan en décembre 1764.
A cette époque, Marcel Masséna obtient un congé et vient à Nice. Il y a environ sept ans qu'il a quitté son pays natal et il est peu probable qu'il y soit revenu depuis. Bien des évènements se sont produits depuis son départ. Son frère Jules-César vient de mourir, on est
toujours sans nouvelles de son autre frère Antoine-Fran-
quée le 10 avril 1356, sous la protection d'une escadre commandée par l'amiral La Galissonnière, pour tenter une descente à l'île de Minorque, possession anglaise ; c'était le début de la guerre de sept ans. La Compagnie de grenadiers de Nice se distingua particulièrement à l'assaut de la Citadelle de Mahon, le 2? juin 1756, (V. Du Fresnel. « Un régiment à travers l'Histoire, » L, ?6° et 1° léger. Librairie Flammarion, Paris, 1894),
çois, le tanneur, parti en Amérique, son frère Augustin- Marie vient d’avoir son sixième enfant, des procès sont en cours d'instance, Marcel Masséna donne procuration à sa mère, Lucrèce Blanc, pour le représenter (1).
Il rejoint ensuite son corps, qui, le 10 août 1765 quitte Perpignan pour Collioures, Montlouis et enfin Bordeaux, en octobre de la même année.
Mais les périgrinations du Royal Italien ne sont pas terminées : en octobre 1766, il est de retour à Perpignan et occupe le château Trompette ; en novembre, il est envoyé à Aire, puis de là, il part le 5 mai 1767 pour Landrecies, où ii reste un mois et demi; le 24 juin, il allait à Marseille et en 1768 il s’embarque pour la Corse où il aborda le 15 octobre 1768, et devait y demeurer pendant la longue lutte contre les patriotes corses qui défendaient leur pays vendu par Gênes.
Le 4 octobre 1771, Marcel Masséna est fait quartiermaître trésorier.
En mai 1774, le Royal Italien quitte la Corse pour Monaco (2), où il débarque le 3 juin ; il y reste environ un an ; Marcel Masséna est bien noté ; une pièce de son dossier aux archives administratives de la Guerre, datée de 1775, le donne comme « intelligent, actif, exact, fort bon sujet ».
De Monaco, le régiment alla le 28 mai 1775 à Toulon, où il quitte l'habit gris blanc et la culotte bleue pour prendre l'habit bleu turquin avec revers et parements jonquille, le collet rose, le gilet blanc, la veste et la culotte blanche.
(1) Nice, arch. dép. C. 470, fol. 123 (1765, L. ?).
(2) La principauté de Monaco comprenait les territoires de Roquebrune, Gorbio, Sainte-Agnès, Menton et Castellar, et se trouvait placée sous la protection du Gouverrement français qui y entretenait une garnison depuis Louis XIV,
Pendant l'année où Marcel Masséna séjourna à Monaco avec son régiment, il dut avoir l’occasion d'aller assez souvent à Nice dans sa famille. Est-ce son costume, les récits de guerre qui influèrent sur l'imagination de son neveu André ? Peut-être, puisque le 18 août 1775 le Royal Italien alors à Toulon, reçut comme volontaire le jeune André Masséna, âgé de dix-sept ans.
Le 31 mai 1776, le Royal Italien envoya son premier bataillon à Toulon et le second auquel appartenait Marcel Masséna, nommé sous-lieutenant le 16 juin 1776, alla à Collioures en novembre et détacha trois compagnies à la citadelle de Perpignan.
Le 12 octobre 1777, le régiment tout entier fut réuni à Collioures, puis, le 8 avril 1778, il détacha de nouveau trois compagnies à la citadelle de Perpignan.
En juillet 1778, le Royal Italien partit pour La Rochelle. C'est dans cette ville qu'il fut doté du fusil à silex, modèle 1777, qui à fait toutes les guerres de la République et du Premier Empire. Pour la troisième et dernière fois, le Royal Italien change d'uniforme, il adopte :
& L'habit long à la française, bleu céleste foncé, aux revers blancs agrafés jusqu'au tiers de leur longueur, doublures blanches ; gilet blanc à basques et à poches recouvertes ; culotte blanche avec longues guêtres (en drap l'hiver, en toile l'été) ; chapeau à cornes en feutre noir, galonné de noir: (les grenadiers eux-mêmes quittent le bonnet pour se coiffer du chapeau); épaulettes en drap du fond, avec liseré bleu pour les fusilliers, rouge, doublé de bleu pour les grenadiers, et vertes pour les chasseurs. Les fusilliers portèrent au retroussis de l'habit, une fleur de lis blanche, les grenadiers, une grenade et les chasseurs, un cor de chasse ».
Telle fut la nouvelle tenue d'après l'ordonnance du 25 janvier 1779 (1).
(1) Du Fresnel, € Un Régiment à travers l'Histoire »,
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En avril 1779, Marcel Masséna est à Nice, en congé ; il donne procuration au notaire Jean-François Sala de Levens, pour s'occuper de ses affaires (1).
Marcel Masséna est nommé lieutenant le 22 juin 1779. En décembre de la même année, il est de nouveau à Nice et donne encore une procuration, mais à son frère Augustin, cette fois, pour le représenter (2).
Au mois d'avril 1780, le régiment s'embarque pour l'île d'Oléron. C'est là, que par ordre du Roi, et sans l'avoir sollicité, Jérôme-Marcel Masséna est nommé, le 24 juillet 1780,. commandant du dépôt des recrues du régiment Royal Italien, au fort Saint-Jean, à Marseille, en remplacement du capitaine de Saint-Paulet, mis à la retraite. I] exerça ce commandement pendant huit ans et quelques années plus tard, quand il voulut profiter des dispositions de l’article 26 du règlement du 1% avril 1791 et prendre rang à la date de son brevet, il se vit contester son ancienneté par M. de Sigaldy, qui prétendit y avoir droit à sa place, Masséna étant sorti de la ligne pour prendre le commandement du dépôt des recrues à Marseille. Marcel Masséna protesta auprès du Ministre Duportail (3) et obtint finalement gain de cause.
A quarante-sept ans, ayant roulé sa bosse à travers la France pendant vingt-quatre ans, Marcel Masséna songe à se marier. Il épousa à Toulon, le 20 février 1781, à l'église Sainte-Marie, M" Victoire-Madeleine Barthélemi, fille de feu Joseph François, bourgeois, et de feu Marie- Anne Bastide, âgée alors de vingt-neuf ans, en présence de « Joseph Zozi et Antoine Zoglioni, officiers du régiment
(1) Nice, arch. dép. C. 526, F. 178-1779, L. 2.
(2) Nice, arch. dép. C. 530, F. 71-1780, L. 1.
(3) Voir sa lettre datée d'Antibes, le 22 mai 1791. (Arch. adm. de la Guerre. Dossier de Marcel Masséna).
Royal Italien, d'Alexis Renouit, marchand de blé et Pierre Marin, receveur pour les domaines » (1).
L'année 1788 marque la dissolution du régiment Royal Italien ; le dépôt des recrues de Marseille ést supprimé par suite de la réforme du régiment et Marcel Masséna nommé lieutenant au bataillon des chasseurs royaux de Provence, dont la création avait été ordonnée le 17 mars 1788, rentre au corps le 1° juin 1788.
Il vient habiter avec sa femme à Antibes, où le nouveau bataillon est organisé le 13 mai 1788, par procès-verbal du lieutenant-colonel Chauvet d'Allons, et tient garnison dans cette ville en même temps que les Chasseurs des Ardennes, sous le commandement supérieur du lieutenant général de Coincy.
Cette modification comporte encore un changement de tenue pour Marcel Masséna qui porte maintenant l'habit, la veste et la culotte vert foncé, avec revers et parements jonquille et le chapeau de feutre noir. Cet uniforme fut bientôt remplacé par la veste et la culotte chamois, le casque en cuir bouilli surmonté d'une chenille noire, et les boutons ornés d'un cor de chasse.
Marcel Masséna recevait comme lieutenant un traitement de huit cents francs par an ; les divers changements de tenue et les obligations de son grade devaient être fort coûteux, car il est hors de doute qu'il mangeait son bien avec son revenu et avait, comme on va le voir, de nombreuses dettes.
Le 22 août 1788 (2) Marcel Masséna est de nouveau à Nice. Il s'agit cette fois d'une affaire importante, le partage des biens hériditaires de Dominique Masséna, jusque là administrés par son frère Augustin. Une instance
engagée contre lui se termine par un arrangement amiable
(1) Arch. adm. de la Guerre. Doss. de Marcel Masséna,
(2) Nice, arch. dép. Q. 186. Doss. Masséna,
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et l'on procède au tirage au sort des propriétés de la famille. André Masséna, absent est représenté par Jean- Antoine Roux, son beau-frère.
Aussitôt après cette opération, Marcel qui se découvre des goûts de propriétaire, rachète à son neveu André la part de maison au quartier de Serret, à Levens et une portion de'prés au lieu dit « Les prés » mais 1l change bientôt d'idée et le 29 septembre 1789 (1) il vend à son frère Augustin la totalité des biens qui lui étaient échus dans le partage de l'année précédente, y compris le pré précédemment acquis de son neveu André, ainsi que les meubles, bétail, etc. qui peuvent lui revenir, et ce, moyennant le prix total de huit mille lire qu'Augustin s'engage à acquitter de la façon suivante :
Lire : 500 aux Pères Augustiniens déchaussés de Saint- Jean-Baptiste ; 900 aux frères Sasserno ; 1600 à M. Antoine Raybaud ; 200 à Antoine Giletta de la Roquette ; 240 à André Masséna ; 328, 2 sols, 6 deniers à M. Augustin Giletta ; 441 à M. l'avocat Vincent Galli suivant le sousseing privé en date du 24 août 1788 ; soit au total, quatre mille deux cent-neuf lire qu'Augustin Masséna s'oblige à payer aux créanciers de son frère Marcel. De plus, il Tui verse comptant mille cinquante lire et promet de se libérer du restant soit deux mille sept cent quarante-et-une lire, en dix années, avec intérêts à quatre pour cent l'an.
Marcel Masséna ne possède plus rien des propriétés de famille.
Par décret du 1° avril 1791, le bataillon des Chasseurs royaux de Provence change de nom; il s'appelle désormais 1* bataillon de chasseurs, 1° bataillon d'infanterie
rlécére,
(1) Nice, arch. dép. C. 580, folio 336 (1789).
70 MASSÉNAÀ
La même année, le 19 juin, Marcel Masséna obtient la croix de Saint-Louis et le 18 juillet, il prête serment à la Constitution selon la formule suivante : :
Infanterie légère, premier bataillon de chasseurs :
Je jure d'employer les armes remises en mes mains à la défense de la Patrie et à maintenir contre tous ses ennemis du dedans et du dehors la constitution decrétée par l'Assemblée Nationale, de mourir plutôt que de souffrir l'invasion du territoire français par les troupes étrangères et de n'obéir qu'aux ordres qui seront donnés en conséquence des décrets de F'As-
semblée Nationale.
Fait à Antibes, le dix-huitième du mois de juillet 1791.
Signé : MASSÉNA (1).
Deux mois plus tard, le 14 septembre 1791, le 1° bataillon d'infanterie légère est envoyé d'Antibes à Monaco où il arrive le même jour. Mais des éléments de ce bataillon restèrent à Antibes avec Marcel Masséna qui envoyait des nouvelles à ses camarades. L'agitation était grande à Antibes à cette époque de troubles révolutionnaires. Les émigrés arrivés de Nice cherchaient à corrompre la garnison de Monaco et celle d'Antibes où de nombreuses défections s'étaient produites.
La garnison de Monaco écrivait à celle d'Antibes :
Notre attachement pour la ville d'Antibes nous a suivis jusqu'ici. Nous apprenons avec plaisir de M. Masséna que nous vous devons encore plus pour la manière honnête avec laquelle
vous avez repoussé les bruits répandus contre nous (2).
(1) Arch, adm. de la Guerre. Doss. Marcel Masséna.
(2) Tisserand. Histoire de la Révolution francaise, dans les Alpes- Maritimes. Nice 1878, p. 92,
de 1 rie t-: 20e … L LA
Le 20 octobre 1791, Marcel Masséna est nommé capitaine au 75° régiment d'infanterie. Il quitte Antibes et rejoint son régiment qui fait campagne sur le Rhin. I y servit jusqu'en décembre 1793 sous les ordres du colonel Thomas Le Forestier. ;
Mais la vie active ne convenait plus à Marcel Masséna qui approchait de la soixantaine et souhaitait prendre du repos. Il fut nommmé le 7 nivose, an IT (27 décembre 1793), commandant temporaire du fort La Malgue a Toulon et deux mois plus tard le 19 ventose an Il commandant de la place d'Antibes. Il ne devait plus quitter cette ville
jusqu'à sa mort.
Le 11 Thermidor, an Il, il est nommé commandant du Fort Carré à Antibes, pour reprendre le commandement de la place le 21 brumaire, an III (11 novembre 1794). Mais le 5 fructidor de la même année, il est remplacé par le commandant Bragard, de Grenoble, sans être pourvu d'un autre poste.
Marcel Masséna se rendit au quartier général de l'armée d'Italie à Nice et sollicita son maintien dans les termes suivants :
Armée d'Italie A la 9° Commission (1).
Mémoire.
Le citoyen Masséna, âgé de soixante et un ans, ayant trentehuit ans révolus de services et dix campagnes actives, prie la Commission de vouloir bien lui conserver le commandement temporaire de la Place d'Antibes ou lui en conférer un autre. Privé des forces physiques qu’exige le service des armées, n'ayant aucune fortune, il n’a d’autres moyens pour subsister que les émoluments et rations en vivres que lui procure son état actuel. Il espère de la justice du Gouvernement qui récom-
(1) Commission nommée pour remplacer le Ministre de la Guerre,
pense journellement les anciens services des défenseurs de la Patrie qu'il accueillera favorablement sa demande. Nice, le 18 vendémiaire, l'an 4° républicain. Signé : MASSÉNA.
A ce mémoire étaient joints les états de services du pétitionnaire et les annotations suivantes :
Je certifie que le citoyen Masséna, commandant temporaire de la Place d'Antibes, s’est toujours acquitté avec zèle, exactitude et intelligence des fonctions qui lui sont confiées, que la manière distinguée avec laquelle il n’a cessé de remplir ses devoirs, lui ont mérité l'estime et la confiance de tous les généraux sous les ordres desquels il s’est trouvé et lui donnent des droits à une place de commandement temporaire, fonction qu'il remplit depuis longtemps au gré de ses supérieurs et de ses subordonnés.
Le Général Chef de l'Etat-Major :
Signé : P. GaurmEr (Kervéguen).
Voici l'avis du Général en Chef :
Je ne puis que recommander au Comité de Salut public et à la Commission la pétition du citoven Masséna, qui mérite à tous égards qu'on y fasse droit.
Le Général en Chef de l'Armée d'Italie :
Signé : SCHERER.
Le Général Scherer accompagne d'ailleurs l'envoi de la demande de Marcel Masséna de la lettre suivante :
Armée d'Italie, n° 2318. Au Quartier Général de Nice, 19 vendémiaire de la République Française Une et Indivisible.
Scherer, Général en Chef de l'Armée d'Italie, au citoyen Lille, Général de Brigade, Commissaire exécutif.
Je vous adresse ci-joint, Général, la demande que forme le citoyen Masséna, d'être conservé dans le commandement tem-
Cliché Leroy-Fonrawet, phot. Draguignan
ANTIBES. — La Porte de France, le pont-levis et le fossé des remparts
{Vue prise de l’extérieur) Pi. p. 73